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A l'attaque ! Bandeau

À l'attaque ! est une histoire en bande dessinée de douze planches scénarisée et dessinée par Don Rosa. Elle fut publiée pour la première fois le 3 mai 2000 dans Picsou Magazine n°340, en France. Elle met en scène Balthazar Picsou, Donald Duck, ainsi que Lucien Arpène, Lardo, les Rapetou, Miss Tick et Z-13. Elle se déroule à Donaldville, plus précisément au dépôt de Balthazar Picsou.

SynopsisModifier

Balthazar Picsou doit se protéger contre les attaques quotidiennes tentées par ses nombreux ennemis. Donald fournit ainsi à son oncle une machine d’alerte avancée, inventée par Géo Trouvetou. Mais cette machine fonctionne beaucoup trop bien, ce qui va causer de terribles ennuis...

Résumé completModifier

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.
À l'attaque ! 1

Donald ayant l’idée d’un appareil prévoyant les attaques, en entendant son oncle se lamenter.

Alors que Donald Duck prenait tranquillement un café, après avoir attentivement mis un sucre dans sa tasse, Balthazar Picsou s'agitait, sortant tour à tour son canon, son fusil ou une bombe. Paraissant peu perturbé par son oncle, Donald osa tout de même remarquer qu'il paraissait assez occupé. Le milliardaire acquiesça, déclarant être trop vieux pour pourvoir repousser toutes les attaques de ses ennemis : en disant cela, il prit soin de pousser l'échelle d’un Rapetou dans le vide, celui-ci tentant de pénétrer dans le coffre. En bas, Lardo, Miss Tick et les Rapetou se résignaient à partir, toutes leurs attaques du coffre ayant échoué. Picsou déclara qu'il donnerait n'importe quoi pour un système d'alerte se déclenchant avant l'attaque ; Donald, entendant cela, se dit qu'il y avait un moyen pour lui de se faire de l'argent. Il fit promettre à son oncle que son salaire serait doublé s'il arrivait à mettre au point un tel système, et se précipita au dehors pour profiter de sa pause-déjeuner de trente-sept minutes exactement.

À l'attaque ! 2

Les canards venant de rendre le téléphone à Lucien Arpène, après que sa voiture ait explosé.

Une heure plus tard, Picsou attendait toujours le retour de son neveu, qui était en retard : il était anxieux quant à de nouvelles attaques. Soudain, Donald arriva, ce qui effraya le milliardaire au point qu'il tira en l'air avec son fusil. Son neveu déclara que Géo Trouvetou lui avait fabriqué une invention en un rien de temps, mais qu'il n'avait pu prendre le bus avec, ce qui expliquait son retard. Il présenta à son oncle, désillusionné, le « système d’alarme anticipé Trouvetou » : cet appareil permettrait de détecter dans les environs toutes traces de mauvais sentiments à l'égard du milliardaire, ou de menaces de vol. Il l'alluma, devant Picsou qui semblait de plus en plus intéressé. Ils entendirent alors une conversation téléphonique, où les protagonistes insultaient le milliardaire ; Donald parut gêné lorsque les interlocuteurs le citèrent comme celui qui décrivait son oncle comme un « vieux grippe-sou, pingre, avare et acariâtre ». Par ailleurs, il enregistra la conversation par erreur... Il augmenta la puissance de l’appareil. Les canards entendirent alors le téléphone de la voiture de Lucien Arpène, qui prévoyait d'attaquer le coffre de Picsou, et appelait des chaînes de télévision pour qu’elles diffusent son forfait. Ce dernier se précipita devant son coffre, rejoindre la voiture du bandit qui était garée là, un bâton de dynamite à la main. Il saisit le téléphone et ordonna aux responsables de la chaîne de ne faire aucune publicité à Arpène, possédant la chaîne en question. Le bandit prit alors le bâton de dynamite des mains du milliardaire, pensant qu'il s'agissait du téléphone, et partit précipitamment, désappointé. Quelques mètres plus loin, sa voiture explosa et le siège d'Arpène s'écrasa juste devant les canards, Donald ayant rejoint son oncle. Il reprit alors le téléphone, énervé, et les canards revinrent dans le coffre.

À l'attaque ! 3

Donald et Picsou entendant des voix parler d’une attaque de grande ampleur, dans l’appareil.

Revenus dans le bureau de Picsou, ils entendirent un homme parler brutopien dans l'appareil de Géo. Comme celui-ci était équipé d'un traducteur universel, Donald l'activa et ils purent entendre que l'homme était un espion brutopien du nom de Z-13, qui était au dernier étage d'un hôtel dominant le coffre : il souhaitait dévaliser le « grand capitaliste ». Picsou appela le FBI pour prévenir qu'un espion brutopien les attendrait, au Ritz : puis, il activa l'un de ses nombreux systèmes de défense, une fusée à mousse qui fut propulsée sur le dernier étage de l'hôtel, fonçant droit sur l'espion totalement déconcerté. Le milliardaire appela alors le Ritz et leur demanda d'envoyer une femme de ménage dans la chambre dévastée par la mousse. Picsou, très satisfait, déclara alors à son neveu qu'il aurait une prime pour chaque attaque déjouée. Attisé par l'appât du gain, Donald mit la puissance de l'appareil au maximum, bien que Géo l'en ait déconseillé. Les canards entendirent alors un charabia étrange, et le traducteur universel put traduire ce qui était dit. Ces hommes déclaraient qu'ils étaient prêts pour monter à l'assaut du coffre, et que rien ne les arrêtera car ils étaient trop nombreux. Ils déclarèrent vouloir piller ces « richesses illimitées ». Picsou, mort d'inquiétude, décida d'appeler des renforts.

À l'attaque ! 4

Les tanks de l’armée faisant feu et dévastant tout le quartier autour du coffre de Picsou.

Il ordonna à ses gardes de redoubler d'attention, et de se tenir prêt à toute attaque. Il appela le commissaire de police, et lui demanda d'envoyer de nombreuses troupes, de peur d’une attaque de grande ampleur. Les canards entendirent alors des centaines de messages dans l’appareil, parlant de cette immense attaque. Picsou pensa alors à l'attaque brutopienne dont l'espion parlait : il appela alors l'armée, et prétextant que ses impôts payaient 70 % du budget militaire américain, demanda des renforts. Quelques minutes plus tard, les militaires entouraient le coffre de Picsou, les chars se dressaient devant l'imposant bâtiment ; l'évacuation du quartier était ordonnée. Le général assura à Picsou que son coffre serait défendu face à cette hypothétique attaque d'une puissance étrangère. Il ordonna au milliardaire de retourner écouter les communications ennemies dans l'appareil. Les voix déclaraient que tout était prêt, et que l'attaque allait être lancée. Picsou parut encore douter, mais Donald lui déclara que la machine indiquait un véritable vol, et que les inventions de Géo ne se trompaient jamais. Les voix hurlèrent alors « à l'attaaaaquue ! », et Picsou, rongé par l'inquiétude, ordonna aux soldats de faire feu. Les tanks tirèrent alors tout autour du coffre, tous les bâtiments autour furent pulvérisés par les balles. Le général était anxieux : si Picsou s'était trompé, il devrait payer des millions pour réparer les dégâts. Les canards entendirent alors les voix déclarer qu'elles avaient réussi, et qu'elles étaient dans l'enceinte du coffre : elles voyaient devant elle un liquide brûlant. Picsou pensa que les brutopiens étaient devant ses pièges au rez-de-chaussée, et les déclencha tous. Les militaires ne comprenaient ce qu'il se passait.

À l'attaque ! 5

Picsou, fou de rage, poursuivant Donald au-dessus du vide.

Les voix déclarèrent alors avoir contourné le liquide brûlant, et n'avoir plus qu’une courte montée jusqu'à l'entrée du coffre. Les canards se dirent qu'ils montaient les escaliers, et brandirent les canons devant. Ils tirèrent ; la façade entière du coffre s'effondra, l'armée, ne comprenant pas, fuit la colline Killmotor. Les canards ne comprenaient pas, cette mystérieuse armée ennemie ne semblant pas exister. Ils ré-entendirent alors les voix, hurlant à l'aide en raison d’un « tremblement de terre », qui faisait grandir le « lac brûlant ». Picsou tourna alors les yeux, et vit des fourmis gravissant un sucrier, et emportant chacune un peu de sucre. Les voix déclarèrent que « chacune allait rapporter un cristal à la colonie ». Les canards comprirent qu'ils écoutaient depuis des heures des fourmis attaquant un sucrier... Donald, mort d'inquiétude, dit être tout de même impressionné par l'efficacité du traducteur universel de Géo. Picsou était extrêmement énervé, rappelant qu'il devait reconstruire la façade de son coffre, ainsi que plusieurs quartiers de Donaldville. Donald ajouta qu'il avait signé la facture de Géo pour la machine au nom du milliardaire... Il se décida d'éteindre l'appareil, les fourmis parlant toujours de leur « trésor ». Mais il fit repasser par erreur le texte insultant sur Picsou... Entendant cela, le milliardaire devint fou de rage, et poursuivit Donald au-dessus du vide engendré par la destruction partielle du coffre : il voulait le pousser du haut du bâtiment. Par derrière s'entendaient les fourmis qui se félicitaient d'avoir découvert un tel « trésor », et l'enregistrement des interlocuteurs insultant Picsou...

En coulissesModifier

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Couverture du magazine néerlandais Donald Duck Extra n°2001-07, dessinée par Maarten Janssens et illustrant l'histoire.

Cette histoire est l'une des courtes histoires humoristiques que Don Rosa a pu réaliser au cours de sa carrière, entre de longues histoires d’aventures et de quêtes au trésor. Il s'agit de la deuxième histoire que l’auteur américain a réalisé pour l'éditeur Disney français, après Le Prix du « sou »-venir ; ainsi l'histoire est parue pour la première fois en France, dans le Picsou Magazine n°340. Il s'agit également de la première histoire où Rosa montre un aperçu de la structure interne du coffre-fort de Picsou, après que la façade du bâtiment ait été détruite. C'est ainsi qu'il se dit qu'il devrait réaliser ce que de nombreux fans réclamaient depuis des années : des plans d'architecte du coffre de Picsou. Ce sera chose faite peu de temps après, dans Rapetou contre coffre-fort !.

Publications françaisesModifier

Cette histoire a été publiée six fois en France, dans :

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La Quête du Kalevala

Les inédits de Don Rosa n°29
Histoire longue de Don Rosa

1re parution : mai 2000
Le Retour des Trois Caballeros

Walt Disney's Comics and Stories n°635
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