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Appelez-moi chef est une histoire en bande dessinée de neuf planches scénarisée par Didier Le Bornec, dessinée par Jordi Alfonso et encrée par le studio Comicup, publiée pour la première fois le 5 mai 2004 en France. Elle met en scène Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou Duck, Daisy Duck, Balthazar Picsou et le maire de Donaldville, ainsi qu'un personnage créé pour l'occasion, le bandit Matt-la-Chignole. L'histoire cite aussi le personnage de Grand-mère Donald ainsi qu'une ancienne petite amie de Donald, Mauricette. L'action se déroule à Donaldville.

SynopsisModifier

Donald, grâce à l'aide plus ou moins honnête de ses neveux Riri, Fifi et Loulou, est parvenu à se faire engager comme chef de la police de Donaldville. Sa première opération, l'arrestation du cambrioleur Matt-la-Chignole, est un grand succès. Mais les choses se gâtent rapidement quand Donald retrouve en Matt un vieil ami d'enfance et que la presse photographie le policier et le gangster s'embrassant fraternellement…

Résumé completModifier

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.

Dans la salle polyvalente du Grand Palais de Donaldville, le Mair présente au public le nouveau chef de la police, à savoir Donald Duck lui-même, qui a réussi le concours d'entrée avec mention avec son essai Projet pour une malfaisance zéro… en réalité l'œuvre de Riri, Fifi et Loulou. Donald rejoint alors Daisy pour répondre à une interview de Bérénice Dupont, journaliste au magazine féminin Potins et bagatelles. Le canard, grisé par son succès, ment effrontément et explique avec suffisance que son mets préféré est le caviar, qu'il passera ses prochaines vacances sur la Côte d'Azur avec un yacht pour deux cents invités et que son seul projet notable est de refaire entièrement sa salle de bains.

Riri, Fifi et Loulou interrompent l'entretien fabuleux pour ramener le nouveau policier à ses devoirs : Matt-la-Chignole, cambrioleur des beaux quartiers, s'apprête à mettre à sac la villa du maire. Donald dépêche alors cinq cents policiers, que suivent de près Bérénice Dupont et divers autres journalistes. Dans la villa, Matt vient à peine de commencer son modeste larcin quand il est assailli par le bataillon surarmé de policiers; arrive ensuite Donald, qui, après avoir humilié Matt, renvoie les autres policiers au commissariat juste avant l'arrivée des reporters, s'arrogeant ainsi toute la gloire.

Et de fait, le lendemain, Le Courrier de Donaldville présente en une l'arrestation héroïque par le nouveau chef de la police, "seul". Au grand dam de Riri, Fifi et Loulou, qui espéraient que Donald accepterait ses responsabilités au lieu de laisser la gloire lui monter à la tête, voilà que les journalistes demandent même à Donald de poser pour des photographies recréant l'arrestation de Matt-la-Chignole, lequel, du pénitencier où il est incarcéré, touchera dix mille dollars par photo, ce qui le convaint vite de mettre son honneur de côté et de se laisser prendre en photo se soumettant à un Donald victorieux et vengeur; les clichés sont publiés dans le magazine people Rose bonbon, dit "le magazine du bonheur". En discutant avec le voleur, Donald découvre qu'il est en réalité Matt Lamousse, neveu de Babette, voisine de Grand-mère Donald, son ancien camarade d'école maternelle dans la classe de mademoiselle Lucie dont il avait fini par se séparer car ils étaient tous deux amoureux de la petite Mauricette, du chemin des philodendrons, la fille du garde-barrière. Malheureusement, un journaliste de Rose bonbon est là pour immortaliser ces retrouvailles émouvantes mais aussi déshonorantes pour un policier.

Donald, qui n'en a cure, passe ses journées auprès de Matt, et, tout en jouant aux dés, les deux anciens garnements se rappellent leur turbulante jeunesse, notamment quand le canard volait les pommes de terre de la mère Juliette et que le voleur cassait les carreaux du père François. Plus les jours passent, plus Donald améliore le confort de Matt Lamousse et passe du temps avec lui, au point que le canard est finalement convoqué par le maire de Donaldville qui n'apprécie guère que son chef de police passe ses journées avec un bandit et lui déconseille de recommencer s'il tient à sa place. Matt, informé de la nouvelle, fond en larme.

Donald, à regret, respecte son engagement, jusqu'à ce qu'un jour, un huissier, Maître Clineur, vienne arrêter le canard, car le propriétaire de la maison, dit-il, réclame le loyer impayé depuis quinze ans, et malgré tout le salaire faramineux de Donald, il manque toujours cinquante cents. Donald tente d'implorer son oncle Picsou, qui lui apprend qu'il n'est plus le propriétaire de la maison, qu'il a vendue; et le pauvre chef de la police, victime de son propre programme « malfaisance zéro », est emmené au pénitencier pour dettes impayées.

Suprême ironie, Donald est fait le codétenu de Matt-la-Chignole lui-même, qui, en extase de retrouver son "meilleur ami", lui apprend qu'il a tout manigancé : grâce au cachet des séances de photographies et par l'intermédiare de son avocat, il a racheté lui-même à Picsou la maison de Donald et exigé le paiement des loyers en retard, tout dans l'espoir que que Donald soit arrêté et lui soit ainsi ramené. Bien entendu, Donald en pleure de rage.

En coulissesModifier

Publications françaisesModifier

Ce récit a été publié pour la première fois dans Le Journal de Mickey n°2707 du 5 mai 2004. Elle sera ensuite rééditée dans Le Journal de Mickey n°3359 du 2 novembre 2016 avec les honneurs de la couverture.

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