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Bandeau Archibald Gripsou.png

«  Tu as gagné, Picsou ! Il ne me reste plus qu'à manger mon chapeau !  »

— Archibald Gripsou à Balthazar Picsou

Archibald Gripsou, parfois appelé dans quelques traductions Fiacre Cousudor (Flintheart Glomgold en version originale) est un canard anthropomorphe de l'univers de Donald Duck

Historique[modifier | modifier le wikicode]

Gripsou est l'un des deux principaux rivaux de Balthazar Picsou, avec John Flairsou. Ils sont toujours en concurrence car il est le deuxième homme le plus riche du monde, et Gripsou veut absolument obtenir le titre de Picsou, à savoir celui de l'homme le plus riche du monde. Il possède un immense coffre-fort dans la vallée du Limpopo en Afrique du Sud, extrêmement semblable à celui que possède Picsou à Donaldville.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Une jeunesse au Transvaal[modifier | modifier le wikicode]

Picsou essayant de sauver Gripsou, alors enchaîné sur un buffle.

Archibald Gripsou naquit en Afrique du Sud dans la seconde du XIXe siècle : il est le fils de Brickbald Gripsou et d'une mère anonyme, et le petit-fils de Rockbald Gripsou, un cocher londonien d'origine écossaise qui émigra en Afrique du Sud. Gripsou se considère comme un boer, c'est-à-dire un colon néerlandais (bien qu'il soit d'origine britannique) en Afrique du Sud, territoire alors partagé entre des colonies britanniques (Le Cap et Natal) et boers (l'État libre d'Orange et le Transvaal). Dans sa jeunesse, il essayait de voler les diamants que venaient d'extraire les prospecteurs de l'immense mine de Kimberley. En 1887, alors qu'il se fit attraper pour ses méfaits (ce qui ne semblait pas être la première fois), il fut attaché à un buffle en furie pour être emporté au milieu de la savane : c'était le sort réservé aux voleurs dans la mine, les prospecteurs espéraient ainsi ne plus jamais les revoir. Il croisa alors le chemin de Balthazar Picsou, jeune écossais qui venait d'arriver en Afrique du Sud pour chercher de l'or dans la région de Johannesburg. Celui-ci lui vint en aide, en arrêtant le buffle et en libérant Gripsou. Ce dernier lui proposa alors d'être son homme à tout faire, et de l'accompagner dans son périple, ce que Picsou accepta.

Gripsou - recouvert de goudron et de plumes - jurant de se venger d'un Picsou l'ayant humilié à Johannesbourg.

Le soir venu, les deux canards campèrent, et Gripsou proposa à Picsou de dormir pendant qu'il surveillerait les animaux sauvages qui pourraient venir les perturber. En réalité, le bandit en profita pour dérober toutes les affaires du prospecteur (son chariot, son matériel et même son feu de camp...), qui se réveilla en réalisant qu'il avait été dupé : Picsou était très déçu, car il avait sauvé la vie et accueilli cet afrikaner, dont il ne connaissait toujours pas le nom... Se retrouvant en pleine nature, il se dit qu'il pouvait survivre, ayant déjà affronté la faune et la flore du Kansas. Cependant, il dut affronter des éléphants, des lions et d'autres bêtes sauvages... Finalement, réussissant à dompter un lion, il arriva à Johannesburg, alors une petite ville s'apparentant aux villes de l'Ouest américain, et partit retrouver Gripsou. Il le vit dans un bar, et décida de lui appliquer une correction qu'il avait vue à Cheyenne, dans le Wyoming : il le recouvrit de goudron et de plumes. Après avoir été humilié par Picsou devant tous les habitants de la ville, Gripsou fut finalement enfermé dans la prison locale, mais jura qu'il se vengerait un jour de Picsou, espérant devenir quelqu'un d'important pour l'écraser[1].

Retrouvailles avec Balthazar Picsou[modifier | modifier le wikicode]

Picsou affrontant Gripsou sur le bateau qui l'emmenait en Afrique, sans savoir que c'était lui.

Archibald Gripsou retrouva son vieil ennemi Balthazar Picsou dans les années 1950. Entretemps, Gripsou avait fait fortune grâce aux mines sud-africaines, mais Picsou, désormais américain, avait également accumulé une fortune colossale. Ainsi, les deux canards se battaient le titre d'homme le plus riche du monde. Picsou décida donc d'aller en Afrique du Sud, accompagné par son neveu Donald Duck et ses petits-neveux Riri, Fifi et Loulou Duck. Il prit soin d'emporter avec lui une énorme pelote de ficelles, pensant qu'elle pourrait lui être utile. Il croisa Gripsou sur le bateau qui l'emmenait en Afrique, sans savoir que c'était lui : il eut alors un différend avec lui, le milliardaire sud-africaine possédant également une pelote de ficelles dont Picsou avait essayé d'en soutirer un bout.

Picsou déroulant la ficelle de son sou fétiche pour battre son adversaire.

Dans la vallée du Limpopo, où Gripsou avait emménagé, Picsou et ses neveux découvrirent qu'il possédait un coffre quasiment identique à celui que possédait le milliardaire américain, à l'exception du signe de la livre sterling qui remplaçait le signe du dollar américain sur la façade du coffre. Les deux canards se retrouvèrent alors : Picsou reconnut Gripsou comme l'homme qu'il avait affronté sur le bateau, mais le reconnut pas comme celui qu'il avait connu en 1887. Ils essayèrent de comparer leur fortune respective, mais il semblait posséder tous deux autant de richesses ; la seule façon de les différencier était de dérouler leurs deux pelotes de ficelle. C'est donc ce qu'ils firent, déroulant les immenses pelotes de ficelle à travers la savane africaine. Les deux milliardaires multiplièrent les coups tordus en espérant pouvoir réduire la ficelle de l'autre, mais malgré cela, leurs deux pelotes semblaient au final faire la même longueur. Picsou eut alors l'idée de sortir son sou fétiche, celui-ci étant accroché à un petit bout de ficelle : grâce à celui-ci, il put alors se différencier de son adversaire, et donc rester l'homme le plus riche du monde[2].

Le meilleur rival de Picsou[modifier | modifier le wikicode]

Picsou et Gripsou se battant après que le deuxième ait voulu proposer un défi à son adversaire : comparer à nouveau leur fortune.

Archibald Gripsou restait convaincu qu'il était l'homme le plus riche du monde : ainsi, à Donaldville, il lança un défi à Picsou ; celui qui posséderait la plus haute montagne de pièces serait proclamé l'homme le plus riche du monde. Le milliardaire américain accepta le défi, si bien que les deux milliardaires accumulèrent des piles de pièces sur un terrain vague. Cependant, Gripsou n'hésitait pas à tricher pour espérer vaincre son adversaire, notamment en achetant à des indigènes du liquide rétrécissant : il pouvait ainsi réduire ostensiblement la taille de la « montagne d'argent » de Picsou. Ce dernier, aidé de ses neveux, parvint à se défendre contre Gripsou ; finalement, des géomètres proclamèrent Picsou vainqueur, car sa « montagne » possédait vingt litres de plus de pièces que Gripsou, ces vingt litres représentant l'argent dépensé par Gripsou pour acheter le liquide rétrécissant[3]. Picsou et ses neveux retournèrent eux en Afrique du Sud - plus précisément au Sud-Ouest africain (actuelle Namibie) - pour essayer d'acheter la mine d'or Kaffir de Gaffir qui avait été mise en vente aux enchères. Ils espéraient arriver à cette mise en vente avant Gripsou, mais ce dernier fit tout pour les retarder, usant de moyens parfois criminels (notamment en leur tirant dessus avec son avion de chasse). Néanmoins, Picsou réussit tout de même à arriver à temps aux enchères et à acheter la mine d'or[4].

Picsou et Gripsou devant des artefacts issus du trésor des Incas, qui va être leur prochain sujet de discorde.

Gripsou ne resta pas sur ces échecs, et continua à affronter Picsou de nombreuses fois, usant de nombreuses tactiques - parfois totalement illégales -, pour réussir à le dépasser et à devenir l'homme le plus riche du monde. Il essaya par exemple de trouver le mythique trésor des Incas, mais celui-ci finit par tomber dans un lac que Picsou racheta pour seulement un peso, vainquant ainsi à nouveau Gripsou[5]. Ce dernier essaya donc de battre Picsou à la recherche d'autres trésors, en vain : il essaya ainsi de prendre possession du trésor d'Eldorado[6] ou d'une île en or au beau milieu de l'Océan Pacifique[7], mais ces biens finirent systématiquement par appartenir au milliardaire américain. Il tenta même de s'allier avec les Rapetou et Miss Tick, deux autres rivaux importants de Picsou, en appliquant un plan ingénieux conçu par celui qui était probablement le pire ennemi du canard, Gracié Rapetou. Même si Picsou y faillit perdre l'intégralité de sa fortune, il réussit finalement à vaincre ses adversaires unis avec l'aide de sa famille et de ses amis. Gripsou dut alors affronter les Rapetou et Miss Tick qui avaient décidé de prendre d'assaut son coffre-fort en compensation de leur défaite[8].

Description physique[modifier | modifier le wikicode]

Archibald Gripsou brandissant un artefact inca.

Archibald Gripsou est un canard anthropomorphe faisant à peu près la même taille que Balthazar Picsou ou Donald Duck, à savoir quatre-vingt dix centimètres. Âgé de soixante-dix à quatre-vingt ans dans les années 1950, c'est-à-dire à l'époque où se passent toutes les aventures "modernes" des canards[9] ; il endosse constamment une redingote noire boutonnée et une large cravate nouée au cou. Il porte un béret écossais noir sur la tête, ce qui peut surprendre pour un milliardaire sud-africain : cependant, il ne faut pas oublier qu'il a des origines écossaises. Il arbore une épaisse chevelure blanche ébouriffée, et une barbe tout aussi blanche qui entoure son bec, ainsi que des lorgnons noirs rappelant ceux de Picsou, bien qu'ils semblent plus épais. De plus, il porte des guêtres assez similaires à celles de Picsou, et une imposante canne en bois : son style vestimentaire le rapproche ainsi beaucoup de son adversaire, malgré des différences notables qui permettent de les distinguer.

Personnalité[modifier | modifier le wikicode]

Gripsou et Picsou en venant aux mains, s'affrontant à propos de leur fortune respective.

Archibald Gripsou est probablement le meilleur rival de Picsou : c'est en quelque sorte son alter-ego maléfique ; il possède en effet de nombreuses similitudes avec le milliardaire américain, notamment avec son style vestimentaire ou son coffre qui est quasiment identique à celui que possède Picsou. Certains traits de caractères des deux canards sont similaires, notamment leur avarice, leur cupidité et leur ambition. Cependant, la différence notable entre les deux canards réside en leur moralité : alors que Picsou est généralement dépeint comme quelqu'un d'honnête et d'intègre, Gripsou semble en être le parfait contraire. En effet, il est cruel, aigri, brutal, solitaire également ; le milliardaire sud-africain n'a aucun problème à éliminer ceux qui osent s'opposer à lui. C'est en cela qu'il se différencie aussi de John Flairsou, l'autre rival de Picsou, qui est nettement moins truand.

Gripsou menaçant Picsou avec un revolver, preuve de sa malhonnêteté.

Il est capable de tout pour arriver à son unique objectif : devenir l'homme le plus riche du monde. Régulièrement, il en vient aux mains avec Picsou ; plusieurs fois, il se retrouve même à menacer son adversaire avec une arme à feu ; une fois, il menaça et ligota sans scrupules Riri, Fifi et Loulou, bien qu'ils soient des enfants[6]. Il n'avait non plus aucune gêne pour s'allier avec d'autres personnalités totalement immorales, comme les Rapetou, Miss Tick ou Gracié Rapetou, pour pourvoir arriver à ses fins, à savoir mener Picsou à la ruine pour devenir l'homme le plus riche du monde[8]. En effet, il est peu concerné par les apparences, son unique but étant de vaincre Picsou : il est ainsi capable de tout, du moment que cela pourrait lui servir à surpasser son adversaire de toujours ; il est animé par un désir de vengeance dont l'origine est difficilement discernable. Gripsou est donc un personnage profondément malhonnête ; il est même déjà allé en prison dans sa jeunesse, alors qu'il était habitué à voler les diamants des autres prospecteurs dans la mine de Kimberley, et ayant même dérobé Picsou de tout son matériel lorsqu'il le rencontra pour la première fois en 1887[1]. On peut donc imaginer qu'il a bâti sa fortune sur des moyens malhonnêtes, cumulant les escroqueries pour parvenir à être l'un des hommes les plus riches du monde.

Famille[modifier | modifier le wikicode]

Gripsou avec son neveu Casimir Moudujnou.

Archibald Gripsou est le fils de Brickbald Gripsou et d'une mère anonyme. Brickbald était le propriétaire d'un bar en Afrique du Sud, pays où il arriva avec son père Rockbald Gripsou au milieu du XIXe siècle. Ce dernier était un honnête écossais conduisant un Hanson Cab à Londres ; un jour, il fut arrêté, étant accusé de vol alors qu'il était innocent. Il essaya de prouver son innocence, réussit à être libéré, mais cet événement le dégoûta de Londres, si bien qu'il partit avec son fils en Afrique. C'est dans cette même Afrique que naquit Archibald Gripsou. Celui-ci semble avoir un lointain lien de parenté avec Balthazar Picsou, étant donné qu'un certain Bogey McDivot est lié aux deux failles. Il possède un neveu, Casimir Moudujnou, qui paraît être un alter-ego de Donald Duck, tout aussi paresseux que celui-ci, mais qui s'avère être en réalité un as des affaires, contrairement au neveu de Picsou : Gripsou a donc sûrement une sœur, dont on ne connaît pas le nom.

En coulisses[modifier | modifier le wikicode]

Gripsou chez Carl Barks[modifier | modifier le wikicode]

Couverture du magazine américain Uncle Scrooge n°15, où est parue pour la première fois Picsou contre Grisou.

Carl Barks conçoit Archibald Gripsou comme un méchant bien différent des Rapetou, puisqu'en plus d'être un redoutable rival de Balthazar Picsou, il est son véritable alter-ego, rappelant très fortement le Picsou des premières histoires de Barks, avide et manipulateur. Il est là pour bousculer l'ordre établi, apparaît comme un personnage immoral pour le lecteur, ayant accumulé toute une fortune d'une origine douteuse et semblant être le penchant malhonnête du milliardaire américain. Il apparaît ainsi pour la première fois dans Picsou contre Gripsou, histoire de Barks publiée en septembre 1956 dans Uncle Scrooge n°15, aux États-Unis. Son nom original est Flintheart Glomgold (littéralement "Cœur-de-Silex Chope-l'or" en français), traduit donc en français par "Archibald Gripsou", "Gripsou" ayant des sonorités rappelant le nom "Picsou", ce qui accentue la similitude entre les deux personnages. Dans cette histoire, Gripsou laisse paraître un côté malhonnête, n'hésitant pas à tricher pour essayer de prouver qu'il est plus riche que Picsou ; il va échouer lamentablement, Barks confirmant ainsi aux lecteurs que Picsou reste l'homme le plus riche du monde, le "gentil" vainquant toujours le "méchant".

Archibald Gripsou brandissant le Prinsevlag, drapeau sud-africain de 1928 à 1994, dans un tableau de Barks, July Fourth in Duckburg.

Alors que de nombreux personnages créés par Barks n'apparaissent que dans une seule histoire, Gripsou revient dans Le champion de la fortune, parue en septembre 1959 dans Uncle Scrooge n°27. Cette histoire constitue la suite directe de Picsou contre Gripsou, fait assez rare chez Barks : plusieurs références sont faites à la précédente histoire. Alors que Picsou ne semble pas reconnaître Gripsou au début, il finit par accepter le nouveau défi lancé par son antagoniste ; ce dernier souhaite une revanche, toujours persuadé d'être l'homme le plus riche du monde. Et comme dans Picsou contre Gripsou, Barks met en avant la malhonnêteté du personnage opposée à l'honnêteté de Picsou, honnêteté qui va finir par le faire gagner face à son adversaire sud-africain ; l'histoire garde donc cette morale inséparable des histoires de Barks. L'auteur américain réutilise une troisième et dernière fois Gripsou dans Safari siffleur !, publiée en janvier 1966 dans Uncle Scrooge n°61. Bien que Gripsou ait été présenté comme un personnage malhonnête dans les histoires précédentes, n'hésitant pas à tricher ou à manipuler ses adversaires pour arriver à ses fins, il est présenté réellement comme un personnage criminel dans cette dernière histoire. Il n'hésite pas en effet à tirer avec son avion de chasse sur Picsou et ses neveux, ce qui fait de lui peut-être le personnage le plus dangereux de l'univers de Donald Duck ; les deux autres principaux rivaux de Picsou, Miss Tick et les Rapetou, bien que souhaitant mettre la main tous deux sur quelque chose appartenant au milliardaire (le sou fétiche pour la première, et la fortune toute entière de Picsou pour les deuxièmes), ne sont pas au point de vouloir tuer Picsou pour arriver à leurs fins. Dans cette histoire, Gripsou est présenté comme beaucoup plus jeune que les deux précédentes, arborant dans la première édition américaine une chevelure et une barbe châtains.

John Flairsou, autre rival de taille à Picsou créé par Barks, dans Pleins gaz.

Dans Pleins gaz, histoire parue en décembre 1961 dans Walt Disney's Comics and Stories n°255, Barks introduit un autre rival de Picsou, tout aussi riche que lui : John Flairsou. Bien que ce dernier ne soit apparu que dans une seule histoire de l'Homme des canards, il deviendra un personnage prédominant chez les auteurs italiens dans les décennies qui suivront, si bien qu'il remplacera totalement Gripsou comme l'un des principaux rivaux de Picsou. Ainsi, le milliardaire sud-africain tombera en désuétude pendant de nombreuses années, beaucoup moins populaire que Flairsou, ce dernier se démarquant totalement de Gripsou par sa moralité (bien qu'il soit un antagoniste de Picsou, il n'est pas non plus profondément malhonnête et est loin d'être un criminel).

Gripsou chez Don Rosa[modifier | modifier le wikicode]

Couverture du magazine américain Uncle Scrooge n°219, réalisée par Don Rosa et illustrant Le Fils du Soleil.

Archibald Gripsou constitue l'un des principaux rivaux de Picsou - si ce n'est le principal - dans l'œuvre de Don Rosa. Il apparaît dès la première histoire de celui-ci, Le Fils du Soleil, parue le 7 avril 1987 dans Uncle Scrooge n°219. Dans cette histoire, les deux canards s'affrontent à la poursuite du légendaire trésor des Incas ; Gripsou garde son côté malhonnête - voire criminel -, n'hésitant pas à tromper ou à menacer Picsou. Il réapparaît peu de temps après, dans Retour à Sétatroce, parue le 7 février 1989 dans Donald Duck Adventures n°2. Cette histoire constitue la continuité du Fils du Soleil, ramenant Picsou et Gripsou dans les Andes ; mais elle est également la suite d'un grand classique de Carl Barks, Perdus dans les Andes !, histoire où Donald et ses neveux étaient allés dans la cité perdue de Sétatroce. Ils y retournèrent donc, cette fois-ci accompagnés de leur oncle et de Gripsou. Les deux milliardaires continuèrent leur affrontement sempiternel, toujours prêt à surpasser l'autre, et comme d'habitude, Gripsou fut vaincu par son adversaire. Le milliardaire sud-africain réapparaît dans L'île du bout du temps, parue le 10 octobre 1991 dans Micky Maus n°1991-42, en Allemagne. L'affrontement entre Picsou et Gripsou continue, mais cette fois-ci, le deuxième sembla en passe de gagner ; les deux milliardaires cherchaient en effet à prendre possession d'une île en or, mais celle-ci étant située sur la ligne internationale de changement de date, Picsou s'en servit pour lui en soutirer la propriété. Néanmoins, il la perdit aussi, l'île revenant finalement à son pilote Kéoki : les deux pingres parurent alors tout aussi pathétiques l'un et l'autre, avides de richesses qui purent finalement profiter à ceux dans le besoin.

Couverture d'Uncle Scrooge n°290 illustrant La Terreur du Transvaal.

Don Rosa fait apparaître Gripsou dans La Jeunesse de Picsou, plus précisément dans le sixième épisode, La Terreur du Transvaal, paru le 3 mai 1993. Cet épisode imagine une rencontre entre Picsou et Gripsou qui aurait eu lieu en 1887, soit bien avant leur première rencontre "officielle" dans Picsou contre Gripsou. Cela semble donc contredire l'histoire de Barks, où les deux personnages ne semblaient clairement pas se connaître avant leur première rencontre. Néanmoins, Don Rosa expliqua cela par les nombreux trous de mémoire de Picsou, et aussi par le fait que Gripsou n'avait alors jamais dit son véritable nom au prospecteur écossais. On peut cependant imaginer que Gripsou se rappelait de sa rencontre avec Picsou, et que l'humiliation dont il avait été victime l'a encouragé à vouloir toujours surpasser son adversaire. Dans cet épisode, la malhonnêteté du sud-africain est à nouveau mise en avant, Rosa le montrant volant des diamants aux autres prospecteurs. Cela peut fait penser que Gripsou a bâti sa fortune en se basant sur des moyens malhonnêtes, rappelant ses méthodes illégales pour s'assurer la victoire dans Le champion de la fortune et Safari siffleur !.

Gripsou entouré de ses éphémères alliés, face à Picsou dans Un petit cadeau très spécial.

Le personnage de Gripsou est par la suite moins souvent utilisé par Rosa qu'au début de sa carrière. Il est mentionné dans Si Donald n'existait pas..., parue en mai 1994, histoire dans laquelle Rosa imagine un monde dans lequel Donald n'aurait jamais existé. Gripsou aurait alors réussi à mettre la main sur la fortune de Picsou, et aurait délocaliser toutes les entreprises donaldvilloises en Afrique du Sud : cependant, il ne serait pas devenu l'homme le plus riche du monde, le titre étant revenu à Miss Tick, ayant réussi à concevoir une amulette qui l'aurait rendue infiniment riche. Dans Un petit cadeau très spécial, publiée le 14 juin 1997, il s'allie avec les autres antagonistes de Picsou, les Rapetou et Miss Tick, appliquant un plan conçu par Gracié Rapetou pour dérober l'entièreté de la fortune du milliardaire. Ainsi, Gripsou pourrait à nouveau atteindre son but ultime : surpasser Picsou, pour devenir l'homme le plus riche du monde. Cependant, le plan va échouer lamentablement, et les Rapetou et Miss Tick vont jeter leur dévolu sur le coffre d'Archibald Gripsou, mettant ainsi ce dernier dans une situation fâcheuse, devant affronter des ennemis qui s'attaquaient habituellement plutôt à Picsou. Il fait sa dernière apparition dans l'œuvre de Don Rosa peu après, dans King Eldorado, histoire parue le 26 mai 1998. L'auteur la réalisa pour célébrer les dix ans de sa première histoire, Le Fils du Soleil ; il décida donc de faire revenir Picsou et Gripsou en Amérique du Sud, comme dans la précédente histoire, mais cette fois-ci à la recherche d'un autre trésor : le trésor d'Eldorado. Cette histoire s'inscrit en quelque sorte comme une conclusion aux nombreux affrontements entre les deux milliardaires ; en effet, à la fin, Gripsou se retrouva brièvement à devoir l'entièreté de sa fortune à son adversaire ; même s'il réussit finalement à la garder, Picsou perdant la propriété de la cité d'Eldorado, le milliardaire sembla abandonner l'affrontement systématique qu'il entretenait avec Picsou, bien qu'il jurât de se venger. En effet, il ne réapparut plus du tout dans les histoires de Don Rosa, remplacé notamment par de nouveaux antagonistes comme Lucien Arpène ou M. Molay. L'œuvre de Don Rosa permit néanmoins de remettre au goût du jour le personnage de Gripsou, auquel lui avait été longtemps préféré John Flairsou.

Gripsou dans l'animation[modifier | modifier le wikicode]

Archibald Gripsou dans La Bande à Picsou (série de 1987).

Le personnage de Grisou fit sa première apparition en animation dans La Bande à Picsou, en 1987, plus précisément dans le deuxième épisode de la série, Fausse route vers fausse route, où il fait équipe avec un certain El Capitan pour empêcher Picsou d'obtenir un mythique trésor. Il reste l'un des principaux antagonistes de Picsou, et, tout comme dans les bandes dessinées, il est le deuxième homme le plus riche du monde et souhaite surpasser Picsou. Cependant, le personnage arbore un style radicalement différent : il porte désormais une longue barbe grise, des lorgnons carrés, et surtout est vêtu d'un kilt et d'un béret résolument écossais. Il ne vit dorénavant plus en Afrique du Sud, mais à Donaldville, tout comme son principal adversaire, et ses origines écossaises sont donc particulièrement mises en avant. En effet, la série a été réalisée à la fin des années 1980, années où les tensions entre les États-Unis et l'Afrique du Sud, à cause du régime de l'apartheid toujours en vigueur et de plus en plus contesté à travers le monde ; celui-ci ne fut aboli qu'en 1991 sous l'impulsion de Nelson Mandela et de Frederik de Klerk. Également, alors que Gripsou est montré comme tout aussi radin que Picsou dans les bandes dessinées, il est montré comme très dépensier dans La Bande à Picsou, ce qui rappelle l'autre grand rival du milliardaire américain, John Flairsou. Il prit également l'habitude de Flairsou de manger son chapeau lorsqu'il subît une défaite face à son adversaire. Par ailleurs, Gripsou fit un caméo dans l'épisode L'Affaire des doubles zéros de la série Myster Mask, accompagnant ainsi deux autres antagonistes habituels de Picsou, Miss Tick et les Rapetou.

Archibald Gripsou dans La Bande à Picsou (série de 2017).

Archibald Gripsou devint également un personnage récurrent dans la nouvelle série La Bande à Picsou, apparaissant dès le premier épisode sorti le 12 août 2017, La Bande à Picsou et l'Atlantide. Il apparaît dans une version alternative, radicalement différente du personnage développé dans les bandes dessinées, si bien que nous avons décidé d'en faire un article séparé. Il est à nouveau présenté dans cette série comme sud-africain, né sous le nom de Duke Baleineau. Commençant à travailler en tant que cireur de chaussures, il rencontra Picsou, alors beaucoup plus vieux que lui, et lui cira ses chaussures ; Picsou lui donna seulement un dîme pour son travail, pensant que cela lui servirait de leçon comme le premier sou qu'il avait gagné. Mais Duke le prit extrêmement mal, et commença à vouer une haine extrême pour le milliardaire ; il se fit appeler Archibald Gripsou, nom qui faisait plus écossais, et fit tout pour imiter son adversaire (notamment en adoptant ce fameux style écossais). Devenu le deuxième homme le plus riche du monde dans les années 2010, il essaya de nombreuses fois de battre Picsou, tentant même plusieurs fois de l'assassiner pour arriver à ses fins, n'ayant aucune moralité comme dans les bandes dessinées.

Nom[modifier | modifier le wikicode]

Dans les bandes dessinées en français, il est la plupart du temps appelé Gripsou mais dans quelques traductions, il a été nommé Fiacre Cousudor, Mac Fricstich ou encore Crésus Gripsou, avant que le prénom Crésus ne soit attribué un temps à Flairsou (qui prendra le nom de John plus tard). En Belgique, dans les Mickey Magazine, le nom de Gripsou était Jeff Cousudor.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0 et 1,1 Don Rosa, La Terreur du Transvaal, 3 mai 1993.
  2. Carl Barks, Picsou contre Gripsou, septembre 1956.
  3. Carl Barks, Le champion de la fortune, septembre 1959.
  4. Carl Barks, Safari siffleur !, janvier 1966.
  5. Don Rosa, Le Fils du soleil, 7 avril 1987.
  6. 6,0 et 6,1 Don Rosa, King Eldorado, 26 janvier 1998.
  7. Don Rosa, L'île du bout du temps, 10 octobre 1991.
  8. 8,0 et 8,1 Don Rosa, Un petit cadeau très spécial, 24 juin 1997.
  9. Selon Don Rosa ; d'autres auteurs peuvent placer des aventures des canards au XXIe siècle.
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