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Certaines de mes définitions sont peut être incorrectes. Je suis ouverte à toute remarque.

  • Attention, ceci est un avis personnel, nul ne peut être jugé négativement s'il pense différemment.


Dans les BD, il y a les couleurs, la joie, les douleurs aussi. Mais il y a parfois quelque chose derrière ce masque matériel, quelque chose qui se sert de la BD comme d'un support. Pour transmettre un message. C'est le second degrés, ce qui n'est pas dit. Mais qu'on comprend. En effet, il y a des sens qui parfois peuvent nous échapper, ces messages traduisent une intention de l'auteur.

En effet, l'histoire a bien souvent une morale, implicite, bien entendu. Et quoi de mieux pour que quelqu’un s’imprègne du sens que de lui faire découvrir par lui-même ? Chacun peut bien entendu avoir des versions quelque peu différentes de la morale finale, mais le tout c'est que le lecteur en ait tiré une leçon. Parfois même c'est une leçon impressionnante et efficace, que l'on nomme "catharsis" au théâtre. Tout est limité bien entendu, on ne peut pas, par exemple, faire passer des messages en s'appuyant sur le ton de la voix. Par contre la BD pourra elle-même avoir un ton comique, comme dans les gags, mais parfois également un ton tragique, que l'on retrouve dans certaines histoires de Don Rosa. Ces tons vont véhiculer des messages différents, mais parfois ils seront similaires, mais abordés d'une autre façon. Quelle est donc l'intention première de l'auteur ? Dessiner, ou faire passer un message? Bien sûr, la réponse ne serait que très peu objective car c'est un travail rémunéré, autrement dit, l'auteur doit dessiner. Mais parfois, le message est très fort, plus fort que le côté matériel de l'histoire, plus fort que les couleurs, plus fort que les ombres, c'est un message qui va influencer l'histoire et conduire les actions des personnages.

Le message passe en effet par les personnages. Soit, ces derniers ont conscience de la leçon à retenir, et le lecteur ne fais que prendre part a la situation du personnage, cela s'appelle la double énonciation au théâtre, ce qui signifie que le personnage parle aux autres personnages mais aussi au public. Soit, le personnage n'a pas réellement conscience de sa situation, dans ce cas, la leçon se dévoile par déduction de la part du lecteur. Donc, le message est implicite, il est saisit par les lecteurs par déduction ou par simple compréhension du texte et des images. Dans le deuxième cas, cela renforce encore l'idée de support qu'est l'histoire pour le message. Les BD Picsou étant qualifiées "tout public", les messages sont, comme déjà écrit, implicites. Chacun, et il faut insister sur ce mot, a une version de ce qu'il faut retenir de l'histoire. Soit on choisit de garder l'histoire, ne pas creuser le sens et s’imprégner du premier degré. Soit, on intègre la morale. Pour faire cela il faudra parfois relire l'histoire une seconde fois, car il vrai que lorsqu'on découvre une histoire, on se limite aux cases pour la "lecture".

Les deux degrés se complètent, l'implicite se cache derrière l'explicite tout en s'appuyant sur lui. Une histoire a donc une forme de profondeur, parfois le message peut être lourd, parfois il peut redonner espoir. Tout cela est transmis par une planche avec des cases droites et rectangulaires, toute cette notion de sentiments, de courage, est transmise par ce qu'il y a de plus stricte. "Il ne faut pas se fier aux apparences.", cette phrase vient d'être confirmée. Certes, tout peut paraître abstrait, on peut en faire abstraction, mais le poids de la BD n'est plus le même. Car parfois le sens atteint le cœur et y reste. N'est ce pas là le but d'une morale ?

Chacun peut accepter ou pas le sens que l'on a tiré de l'histoire, comprendre ou pas l'implicite, et de quelle façon. Ce ne sont "que" des BD et pourtant il y a tant de réflexion a mener, tant de mots a poser sur les morales, tant de sens. L'art fait passer des émotions, la BD est un art. Nous pouvons voir avec combien de différences nous avons découvert un sens. Encore une fois, il s'agit là d'un choix, chacun a un sens à tirer, ou pas. Et même si aucun sens n'est tiré, il reste les couleurs, les cases, les

Tibonbec

Un Tibonbec, petit objet insignifiant dont une ville dépend entièrement. Nombreuses conclusions à tirer de l'histoire d'où il provient, Echange standard.

personnages, tout ce qui rend un lecteur heureux.

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