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Donald Duck a toujours aimé faire des activités. Avec la pêche et le bowling, le golf est son passe-temps favori.

Créé véritablement au XIIIe siècle en Hollande, le golf a toujours été aimé par les familles aisées. Demandant une très grande adresse, précision, endurance et concentration, le golf voit aujourd'hui son nombre de joueurs en diminution et attire de moins en moins de public. Le but du jeu consiste à envoyer une balle dans un trou à l'aide de clubs, sur un parcours défini, en le faisant en moins de coups possible. Notons que chez les ducks, c'était le membre du clan McPicsou, Donald McDuck (personnage créé par Don Rosa) qui inventa le golf.

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Donald pratiquant le golf dans le dessin animé « Donald joue au golf ».

Dans l'univers de Donald Duck, les membres du club des milliardaires se donnaient souvent rendez-vous sur le terrain pour pratiquer le beau sport qu'est le golf. Les mécènes y parlaient affaires et avant tout (il ne faut pas l'oublier) s'amusaient.

Donald, lui, comme il a déjà été dit, voue une véritable passion pour ce noble sport. Dès le 4 novembre 1938, et le dessin animé « Donald joue au golf » réalisé par Jack King et dont Carl Barks a participé en tant que scénariste, cette passion est mise en avant. Donald y joue bien évidemment au golf, et « emploie » Riri, Fifi et Loulou Duck ses neveux comme caddies (personnes qui portent le sac, les balles et les clubs du joueur). Ces derniers s'amusent à jouer des tours à leur oncle, comme en installant un criquet dans la balle de golf. La même année, du 24 octobre au 5 novembre, Bob Karp et Al Taliaferro publient, dans les grands journaux américains, une série de bandes quotidiennes directement inspirées du court métrage « Donald joue au golf ». Et voilà que bien des années plus tard, en septembre 1948, l'inévitable Carl Barks met son grain de sel dans l'histoire du golf « canardesque ».

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Donald jouant au golf dans « La malchance sourit au chanceux ».

Dans le récit « La malchance sourit au chanceux », Riri, Fifi et Loulou, contraints par leur oncle, et pour leur plus grand désespoir, de faire les caddies (une nouvelle fois), intervenaient sur ses tirs, finissant par lui faire croire qu'il était le meilleur golfeur au monde. Donald prenant au sérieux son hypothétique « talent », il passa avec son cousin Gontran Bonheur (qui venait d'arriver et ne croyait évidemment pas à la soudaine veine de Donald) un marché, stipulant que si Donald faisait un « trou en un », il remporterait un dollar de son cousin, mais si alors il échouait, il devrait verser dix dollars à Gontran. Finalement Donald réussit le trou d'un seul coup, ce qui le fit vainqueur. Mais malheureusement, quelques secondes après que la balle ait été au fond du trou, elle fut projetée en l'air car une autre balle se trouvait à l'intérieur.

Dans cette histoire, nous ne sommes qu'à la troisième apparition de Gontran Bonheur, créé par Barks en décembre 1947, et qui ne possède pas encore sa « chance » proprement dite. Elle arrivera un an plus tard, en 1949, dans l'histoire à nouveau barksienne « Course dans les mers du sud », et qui marquera la suite des confrontations « golfiques » entre Donald et Gontran.

En août 1951, Barks confronta à nouveau Donald à Gontran dans un concours de golf, dans l'histoire « La chance sourit au malchanceux ». Proposant d'êtres caddies (eh oui, encore !), Riri, Fifi et Loulou réussissent à convaincre leur oncle d'affronter son cousin dans un concours de golf, afin de le réconforter après une rencontre dans la rue avec Gontran. Ayant eu beaucoup de chance, Donald gagna le concours. Toutefois, sa joie fut de courte durée, puisque Gontran reçut un prix pour avoir été le « joueur de golf le plus malchanceux », titre remis par un journaliste ayant suivi la partie de golf opposant les deux cousins.

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Bogey McDivot.

Le 12 septembre 2001, ce fut enfin Balthazar Picsou qui s'essaya au golf (malgré qu'il ait pratiqué ce sport de manière timide dans un récit de Barks) dans l'histoire de John Lustig au scénario et de Vicar au dessin, « Le sport de famille ». Se montrant d'abord pitoyable, il fit finalement, avec un peu de chance toutefois, un « trou en un ». Il battit donc Archibald Gripsou, dans la course à l'héritage d'un lointain parent amateur de golf, nommé Bogey McDivot.

Le 22 juin 2005, Daan Jippes publia une nouvelle histoire, nommée « Balle de chance ! », où Donald devint grâce au trèfle à quatre feuilles porte-bonheur de Gontran un plutôt bon joueur de golf.

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Splendide peinture réalisée par Barks.

Toutefois, certains auteurs ne semblent pas partager l'idée que Donald puisse aimer jouer au golf. Par exemple Vicar, dans l'histoire dont il s'occupa du dessin (le scénario étant de John Kane et le script de Charlie Martin), « Donald se met au golf » du 8 mai 1995.

Déjà, dans l'histoire précédemment citée « Le sport de famille », Donald ne semblait jamais avoir joué au golf. Mais dans cette bande dessinée, Donald était confronté à nouveau à son cousin Gontran dans un concours de golf où le gagnant apprendrait à Daisy comment jouer au sport en question.

Voici donc le fait : les neveux de Donald s'adressent à leur oncle : « Tu n'as presque jamais joué au golf ! » Et c'est pourtant faux, mais cela remettrait en question tout ce que je viens de vous écrire. Les auteurs ne seraient-ils pas d'accord entre eux ? Vicar et ses collègues de travail ignoreraient-ils l'existence du dessin animé de 1938, des histoires de Barks avec le golf comme thème ? Mystère et boule de gomme comme dirait l'autre. Surtout que Vicar a créé, avec Tom Anderson notamment, beaucoup d'histoire en rapport avec le golf.

Conclusion : les auteurs ne sont peut-être pas d'accord entre eux pour ce qui est de la passion du golf de Donald, mais il est certain que c'est un sport apprécié dans l'univers des ducks, et sert d'excellent prétexte pour déclencher une confrontation entre Donald et Gontran.

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