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La Vieille mine Flairsou

 

            « Jeff ! »

Le richissime Crésus J. Flairsou, PDG de la Flairsou et Cie, venait d’appeler son éternel majordome-secrétaire-conseiller-homme de main-âme damnée, Jeff Lusky.  Le chien anthropomorphe accourut.

            « Ah, tout de même ! Lusky, je suis très inquiet. Balthazar Picsou risque de me coiffer au poteau une fois de plus…

            — Tiens ? Dans quel secteur, cette fois, patron vénéré ?

            — L’exploitation minière, Lusky ! MINIÈRE ! La moitié des ressources de cette planète appartiennent à ce vieux renard de Picsou, et l’autre à Archibald Gripsou… Et moi, je n’ai pas droit au chapitre !

En disant ces mots, le vieux canard se mit à inonder le frac impeccable de son secrétaire de larmes. Pressé de rentrer chez lui, Lusky en vint au fait :

            — Je sais, patron. Mais que peut-on faire ?

            — Eh bien, voilà. Quand j’ai dit que tout était à Picsou et Gripsou, je n’incluais pas une certaine mine d’Arizona… Elle appartenait à mon arrière-grand-père Samuel Flairsou. Le vieux requin avait cédé la carte à son fils, mon grand-père Pockerdyck, lequel la céda à Howard, mon père. Seulement… Mon père l’a vendu au Klondike pour acheter un fusil (il s’agissait de tuer Fergus, le père de Picsou). Le problème, c’est que j’ignore à qui il l’a vendu ! En 1940, j’ai voulu lui demander. Je lui téléphone. C’est son secrétaire qui répond : Howard est mort. TU TE RENDS COMPTE, LUSKY ? IL ÉTAIT MORT AVANT DE ME L’AVOIR DIT.

            — Gloups… Patron… Vous ne voulez pas dire que je vais devoir…

            — SI, LUSKY ! Tu vas prendre le premier avion pour le Klondike et tenter de savoir à qui mon père a vendu la carte ! Ou alors je ne deviendrais jamais le plus riche canard du monde !!!

 

Le chien anthropomorphe ne se le fit pas dire deux fois. Il sortit en trombe des bureaux de la Flairsou et Cie et en cinq seconde trois dixièmes, il avait acheté un billet et était monté dans l’avion le plus rapide. Direction : le Nord. Dans cet avion, Lusky était assis à côté d’un vieux bonhomme. Son bec ridé était crochu, et une longue chevelure filasse et chenue tenait à peine sous un chapeau délavé qui devait avoir plus de soixante-dix-ans. Une battée cabossée était accrochée à sa ceinture. Soudain, Flairsou se souvint d’une BD sur la vie de Picsou qu’il avait lue dans le temps. Elle devait s’appeler Dernier traîneau pour Dawson, ou quelque chose du même genre. Entre le personnage de papier et le voisin de Lusky, la ressemblance était parfaite. N’osant croire à un tel miracle, Jeff aborda l’inconnu :

            « Bonjour, monsieur. Vous êtes bien Jules Ecoutum, je présume ?

            — Tout à fait, mon gars. Mais comment me connaissez-vous ? Je ne suis qu’un vieux chercheur d’or malchanceux.

            — Malchanceux ?

            — La guigne me poursuit, mon gars ! En 1898, j’ai vendu un terrain à un dénommé Picsou, Balthazar Picsou.  J’espérais avoir assez d’argent pour rentrer chez moi… Mais voilà : un de la PMNO, qui s’appelait Steele, m’a collé une amende pour lui avoir fait de l’ombre dans la rue… Résultat, je vis ici depuis 100 ans et des poussières ! Je rentre d’un voyage au Calisota. Je voulais vendre une vieille carte que m’a vendue un prospecteur appelé Howard alors que j’étais gamin. Je l’ai casée chez un financier du nom de Crésus Flairsou. Et ce n’est que quand il m’a payé les dix dollars du prix de vente qu’il m’a révélée qu’elle désignait l’emplacement d’une mine d’or ! Vraiment, je suis le plus malchanceux des foulques !

            — CRÉSUS FLAIRSOU ! Oh non ! Il ne fait aucun doute que c’est la carte de son arrière-grand-père ! Et je parie qu’il aura sauté dans son jet privé et qu’il m’attend à l’arrivée !

 

Cela peut paraître extraordinaire, mais Lusky se trompait. Flairsou avait certes sauté dans son jet privé, mais il n’attendait pas Lusky à l’arrivée, pour la bonne raison qu’il était déjà parti en Arizona à la recherche de la mine, selon la carte. Celle-ci, écrite à l’aide d’un bout de boit trempé dans du charbon sur du papier-chiffon, n’était guerre lisible. Mais elle indiquait assez clairement un terrain désertique près de Pizen Bluff. Flairsou l’eut rejointe en un rien de temps, chassant quelques coyotes au passage. Mais une surprise l’attendait : en plein milieu du terrain, il y avait une vieille cabane. Et de la vieille cabane sortait un mince filet de fumée. Elle était HABITÉE. Par la fenêtre sans carreau, Flairsou vit un vieil homme à barbe grise, au haut front ridé, complètement chauve. Son bec assez court était surmonté d’épaisses lunettes semblables aux siennes. Flairsou tambourina à la porte : « Ouvrez ! Disait-il. Ouvrez ! Je suis le propriétaire légal de cette concession ! Déguerpissez ! 

            — M’étonnerait. J’ai creusé cette mine en 1820 de mes propres mains.

            — Faux ! C’est mon arrière-grand-père, Samuel ! Levez le camp, vieux croûton ! Je suis l’héritier légitime !

            — Vieux croûton ? En voilà une manière de parler à son arrière-grand-père ! JE SUIS Samuel Flairsou !

Sur ce, il ouvrit tout grand la porte. S’en suivit une longue discussion entre les deux parents enfin réunis. Mais au bout de quelques heures, le ton monta. Flairsou déchira la carte, claqua la porte derrière lui et reprit le chemin de Donaldville.

            Son aïeul avait tenu à garder la mine.

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