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Villainous rivalry by krakenguard-d67p7ca
Quand un chien (surtout quand ce chien est Pluto) a décidé d'aboyer, il est ri-gou-reu-se-ment impossible de le faire taire. De toute façon, ça n'est pas prudent: la plupart du temps, Pluto a une bonne raison d'aboyer. Pourtant, Mickey, une fois encore, l'avait oublié. Pourquoi ? Allez savoir… Peut-être est-ce le simili-fantôme qui avait attaqué le notaire qui l'avait perturbé ? Ou tout simplement avait-il l'esprit ailleurs ? Il intima en tout cas à Pluto:

« Silence ! Tu ne vois pas que je suis occupé ?

— Ouah… Ouah… », insista Pluto, penaud, semblant indiquer quelque-chose de sa patte gauche.


Mais Mickey, dans la foule, ne voyait pas de quoi il s'agissait. En effet, le bureau du notaire étant plutôt exigu, et les dizaines de parents et d'amis de Picsou qui y étaient venus y étaient serrés comme dans une boîte à sardine (pire peut-être, car les sardines prêtes-à-consommer ont une certaine propension à rester immobiles et stoïques alors que les différents animaux anthropomorphes de la salle étaient passablement remués par l'apparition fantômatique qui venait d'avoir lieu).

Pluto donc, pour attirer l'attention de Mickey, grimpa sur l'estrade, repoussant au passage le notaire; posa ses pattes avant sur le bureau de manière à se tenir droit comme un humain; et poussa un formidable:

« CHUT ! »

Ce cit, il divers signes pour intimer aux occupant d'un des coins de la salle de se pousser un peu, de manière à bien laisser voir ce qu'il désignait. La cousine Minime de Sortilège gisait inanimée sur le parquet. À cette vue, son grand-oncle Nicodème sauta sur ses pieds et de l'incomparable accent napolitano-allemand propre à la famille De Sortilège croassa:

« Par tout les Diables du mont des Carnutes Chauves  ! Qu'a fait ce fantôme à ma petite Minime ? Ach, je ne dit pas que ce soit drôle tous les jours de vivre avec elle,…  mais je l'aime ! »

Mickey, de son côté, regardait Pluto d'un air perplexe:

« Il y a des jours où je me demande si Pluto est un chien ou un humain… »

Juste après cette réflexion de la part de souris la plus célèbre de tous les temps, une autre voix à l'accent allemand se fit entendre: c'était celle de l'imcomparable professeur Donald Dingue Von Drake, oncle de Donald de son état, professeur ès n'importe quoi.

« Ze gu'il lvi a fait, fous demandez ? Ach… Z'est une ponne question. Je vous remercie de l'afoir posée. »

Puis, l'éminent savant fit mine de s'en aller.

« Eh ! Cousin ! Ne vous en allez pas ! Que faut-il faire ? » cria Nicodème.

« Za fait une autre question… Fous devriez zonger à les commerzialiser ! » fit Donald Dingue, admiratif.

« Répondez, abruti ! » hurla alors Nicodème, exaspéré.

« Aaah ! Fous fouliez une rébonze ? Il fallait le tire tout du zuite ! » s'étonna le savant. Pien, fous fouliez safoir ce que cette jeune gane a et gomment la quérir, z'est pien cela ? »

« OOUUIIIII ! » hurla toute l'assistance, exaspéré par le dialogue de sourd qui se nouait entre Nicodème et Donald Dingue.

« Pon. Che grois que un entité magique, fenant d'un autre timension, ja, il a bour ainzi tire kidnappt doute l'énergie machique de la Minime ma nièce, mit ein zortilèche gue che ne connais pas. Il vaut zi on feut garter le pazient, pardon, ma nièce en fie qu'un audre magicien lui tonne une bardie de zon poufoir. »

Le sentiment général de la salle était une irrésistible envie de crier de toute leur force à Donald Dingue qu'il aurait pu le leur dire plus tôt, mais tous étaient bien trop heureux d'avoir trouvé un remède potentiel et anxieux de savoir qui allait le mettre en pratique pour songer à passer un savon au professeur distrait.

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