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Voici l'épisode 4 de mon feuilleton !

Les Complots de Jafar, épisode 4 : Le Pays Imaginaire

« Décidément, je ne comprends pas… fit Donald.

— Quoi, qu’Aladdin nous ait prêté son Tapis Volant pour le voyage ? demanda un des neveux. Mais c’est parce qu’il est très gentil et généreux, voyons !


— Non… Que le détecteur de sous porte-bonheur nous guide vers le repaire du Capitaine Crochet, au Pays Imaginaire, alors que c’est Jafar le coupable !


— Tu n’y connais rien, neveu ! lui asséna Picsou. Rappelle-toi de l’affaire du Club des Méchants… Jafar rend probablement visite à Crochet. Et puis, tais-toi ! Je reconnaîtrais l’odeur de mon sou fétiche entre mille. Or, plus nous nous approchons, plus je le sens ! Le détecteur ne se trompe PAS, alors tais-toi. »


Donald ne répondit pas, d’abord parce qu’il savait qu’avec l’oncle Picsou toute tentative de riposte était vaine, et ensuite parce que l’oncle en question venait de le frapper avec sa vieille canne. Quelques minutes plus tard, les canards abordaient la célèbre île volante. Ayant mis pied à terre, ils s’enfoncèrent dans la jungle luxuriante, à la recherche du repaire de Crochet. Riri, Fifi et Loulou se fiaient à leur Manuel des Castors, Picsou à son flair, et Donald… à rien du tout, car il désapprouvait ce voyage ridicule et avait hâte de rentrer.


Riri, Fifi et Loulou ne tardèrent pas à tomber sur la Vallée des Fées, en suivant les indications du Manuel, section : Cartes, sous-sections : Pays magiques, sous-sous-section : Pays Imaginaire. C’était un spectacle fantastique : de petites maisons peuplées de petits êtres volants émaillaient un superbe paysage. Une fée plus majestueuse que les autres, vêtue d’une robe dorée, arriva : la Reine Clarion, devinèrent les neveux. Celle-ci leur adressa un salut de la main, que les Donaldvillois lui rendirent ; puis, la souveraine commença à parler.


« Ding, ding, dinguelingueling, ding, ding, plic, ding…


— Ah zut… fit Riri. On avait oublié : les fées parlent si aigu que les humains ne comprennent pas.


— Heureusement, fit Loulou en sortant de sa casquette un petit appareil électrique, que j’ai pensé à emporter le traducteur universel de Géo !


Puis, à l’intérieur de l’appareil, il continua en parlant à Clarion :


— Votre majesté, cette machine va nous permettre de communiquer. Que vouliez-vous nous dire ?


— Nous vous souhaitons la bienvenue et aimerions connaître la raison de votre visite. Tout simplement.


— Merci pour votre vœu de bienvenue, majesté. Nous suivons la trace d’un sorcier, et il semble qu’il se soit réfugié ici, au Pays Imaginaire. Il se nomme Jafar.


—Ggg… fit Clarion en tombant dans les pommes.


Devant ce spectacle, des dizaines de fées se ruèrent sur eux et les immobilisèrent.


— Arrêtez ! Nous ne sommes pas responsables du malaise de votre reine ! fit Loulou. C’est à cause du sorcier Ja…


— Ne perd pas ta salive pour rien, dit Riri. Ces fées n’ont pas de traducteur.


À ce moment-là, Clarion se releva. Voyant comment on traitait les canards, elle s’emporta :


— Ding, Dinguelingueling ! Plic, Plic, Ding ! Ding, Ding, Ding, Ding, Dingueling, Ding Dong, Ding Plic ! Plic !


Ce qui voulait dire :


— Mais arrêtez ! Ils venaient nous aider et nous avertir de l’arrivée d’un méchant sorcier ! Enfin !


Les petites fées confuses s’empressèrent de lâcher nos amis. La discussion reprit de plus belle, à l’aide du traducteur ; mais ce fut peine perdue, les fées en savaient encore moins qu’eux.

Pendant ce temps-là, Donald avait trouvé un endroit très beau pour être tranquille en attendant les autres : un charmant lagon. Soudain, une tête de jeune fille sortit de l’eau, puis une autre ; intrigué, Donald s’approcha et constata que c’étaient… des sirènes.


— Connaissez-vous Arielle ? demanda Donald dans son coin-coin habituel. Les sirènes, évidemment, ne comprirent pas un traître mot.


— Connaissez-vous Arielle ? répéta le canard.


— Nous n’entendons pas, firent les créatures. Approche-toi.


Donald, sans réfléchir, s’approcha. Sauf qu’il était déjà au bord de la falaise ; un pas de plus, et il dégringola dans l’eau bleue. Tout mouillé, il pestait tout en nageant des mouvements approximatifs pour se maintenir à l’eau.


— Quelle sale blague ! Imbéciles à queue de sardines ! Requins femelles !


— Oh pardon… De loin, on ne t’avais pas reconnu, Donald. On te prenais pour un des méchants qui ont accosté pas plus tard qu’hier dans notre lagon.


— Des méchants ?


— Oui… La Sorcière des Mers, et puis différents méchants terrestres !


— Quelle chance ! Quelle chance !


— Comment, quelle chance ?


— Je suis justement à leur recherche. Où sont-ils allés ?


— Du côté de la Crique des Pirates.


— J’y cours !

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