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24 décembre 1955. La tension dans le monde est à son comble. Après la signature du Pacte de Varsovie par l’URSS et ses alliés, l’OTAN s’inquiète. Malgré la première conférence des Quatre Grands, qui a eu lieue ce juillet et qui a légèrement apaisé la situation, les relations entre les Soviétiques et les Américains sont froides. De plus, la conférence de Bandung eut lieue cet avril et se conclut par l’émergence du tiers-monde…

Ce soir-là, la veille de Noël, un Boeing B-47 Stratojet survole l’Océan Pacifique à direction de l’Algérie, où la guerre fait rage. L’avion possède à son bord deux bombes atomiques dernier cri, l’OTAN envisageant toutes les possibilités durant cette guerre. Cette aide secrète était due à la peur que les Soviétiques envahissent la France, déjà fragilisées. Certains hauts membres de l’OTAN estimaient que cette aide était inutile, et que les Soviétiques n’allaient rien faire, mais les Américains ne préféraient pas prendre de risque. « Allô… allô »

La voix provenait de la radio du bombardier.

« Vous me recevez ? »

Le pilote répondit :

- Très bien. Je vous reçoit cinq sur cinq

- Vous survolez actuellement Hawaï.

- OK.

- Pas de problème.

- Non, ça va. C’est plutôt tranquille. Le temps est calme.

- Bon, c’est bien.

- Pas d’autres instructions ?

- Non, si tout se passe bien, il n’y a pas de problème.

- Tiens, qu’est-ce-que c’est ?

Le pilote venait d’apercevoir une lueur de son cockpit.

- Que se passe-t-il ?

- Je crois voir une lueur, dans le ciel…

- Qu’est-ce-que c’est ?

Dans la nuit, le pilote se rendit alors compte que la lueur n’était autre qu’un avion fonçant sur son Boeing !

- Argh… Que se passe-t-il ? - Crrr… Je… vous reçoit… mal…

- Copilotes, changez la trajectoire ! Échappez à l’avion. Ceux-ci s’exécutèrent.

- Crrr… Quel est… cet… avion ?

- Je ne sais pas… On dirait un chasseur soviétique !

Un copilote acquiesça. Le pilote prit peur :

- Oh non, on dirait que des Soviétiques nous pourchassent !

- Aïe… Pourquoi… nous attaquent… t-il ? Crr… Que se passe-t-il ?

- Je ne sais pas.

Le chasseur soviétique MiG-15 commença à mitrailler le Boeing, qui perdit de l’altitude.

- Ils nous mitraillent !

- Crr… Je ne… vous reçoit… plus.

BOING !

La radio venait d’être atteinte par une balle. Un copilote était mort.

- Vite, ils ne faut pas qu’ils nous aient.

- On essaie de faire ce qu’on peux ! Mais le Boeing perdit beaucoup trop d’altitude, et le réacteur prit feu.

- On s’écrase !

SPLASH !

L’avion s’écrasa dans la mer, et l’eau éteignit le feu qui détruisait petit à petit l’avion. Un yacht arriva près des lieux de l’attaque. Un canot s’en alla de celui-ci, et se dirigea vers l’avion, qui commençait à couler. On entendait encore les cris des pilotes, qui succombaient à la noyade. Les gens du canot ne semblaient avoir aucune pitié. Ils arrivèrent près de l’avion, puis ouvrirent la cale du bombardier. Il semblait y avoir ce qu’ils cherchaient : deux bombes atomiques. Ils firent un signe à un périscope qui émergeait de la mer, puis celui-ci laissa apparaître un petit sous-marin. D’autres hommes sortirent, et chargèrent les deux bombes atomiques à bord du sous-marin. Enfin, ce dernier replongea dans la mer, et le canot revint vers le yacht, tandis que l’avion s’était enfoncé dans les profondeurs de la mer.

Mais laissons de côté ce mystérieux événement qui fit la une des journaux américains, et qui alimenta les discussions aux Nations Unies, à New York. Retournons plutôt à Donaldville, cette grande métropole de la côte ouest des États-Unis, dans le Calisota. On pouvait apercevoir de l’Océan l’imposante statue de Cornélius Écoutum, l’immense tour Picsou, l’impressionnante Dent du Diable ou encore l’étonnant dépôt du milliardaire Balthazar Picsou, l’homme le plus riche du monde, qui s’élevait sur la colline Killmotor. Au 13 rue Couac retentit un cri qui effraya toutes les vieilles dames avec leur chat de la ville….

« ARRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHH » Riri, Fifi et Loulou descendirent de leur chambre pour voir ce qui se passait.

- C’est la guerre ?, demanda Riri.

- Les bombardements ! Les Soviétiques nous attaquent ! Tous dans la cave !, hurla Fifi.

- Non, ce n’est pas ça, déclara Loulou. C’est bien pire. C’est l’oncle Donald énervé !

- Oncle Donald ?

Celui-ci était dans le salon, en train de vociférer contre le patron de l’usine de margarine où il travaille. Ou plutôt où il travaillait !

- Non mais je n’y crois pas ! J’ai toujours été un superbe employé ! J’étais agréable et efficace ! Et voilà comment on me renvoie la balle ! Je suis viré… Ça y est les enfants, je suis viré !

- Agréable..., ironisa Riri.

- Efficace…, répondit Fifi. Surtout quand tu as réussi à détruire l’usine en confondant des cocktails Molotov avec de la margarine…

- Il faut le faire, tout de même, déclara en riant Loulou.

- Mais… C’était une erreur. Et de plus, pourquoi y avait-il des cocktails Molotov ?

- Une manifestation, non ?

- Oui c’est ça…

- Sacré cadeau de Noël, tout de même !, conclut Loulou.

Et oui, le pauvre Donald s’était encore fait renvoyé. Il n’avait désormais plus de travail, et devait trouver de l’argent pour lui et ses trois neveux. Mais plus personne ne voulait l’embaucher, y compris son oncle Picsou ! Alors le canard s’endetta, s’endetta… Il finit par passer ses journées à ne rien faire, avachi dans son canapé en train de regarder ces éternels soap opera qui n’en finissait jamais.

« J’en ai marre de voir oncle Donald passer ses journées à regarder Haine et Passion ou d’autres éternels feuilletons… » s’exclamait Fifi en voyant son oncle.

Les enfants cherchaient désespérément un travail pour leur oncle, mais en vain. Plus personne ne voulait de lui. Picsou, quant à lui, restait enfermé dans son coffre, et, malgré le manque d’aventures, ne sortait plus de son coffre. La famille Duck n’avait pas vécu de quêtes à travers le monde depuis des semaines, voire des mois...

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