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Précédemment : Picsou et Donald partent à Moscou, et règlent une affaires d’éviers avec les Soviétiques, tandis que Riri, Fifi et Loulou restent à Donaldville.

Donald et Picsou marchaient dans les rues enneigées de Moscou. Le milliardaire paraissaient guilleret :

- Tu vois, Donald, s’exclama-t-il. C’est ce qu’on appelle avoir le sens des affaires !

- Oui, je vois, je vois… Tu n’arrêtes par de me le dire.

- Mais c’est important, mon neveu. Allons prendre du champagne dans un bon restaurant, pour fêter cette réussite !

- Très bien, très bien. Regarde, il a l’air très bien ce bar-là.

- Tu as vu le prix du champagne ! 50 roubles… Gloups… À ce rythme-là, je vais être bientôt ruiné. Ne vois-tu pas que je n’ai pas les moyens, mon neveu. Regarde, dit-il en montrant du doigt une minuscule échoppe miteuse, il a l’air très bien ce petit restaurant. Je suis sûr qu’on va y être très bien accueillis.

- Bon, très bien, on va là. Déjà que j’ai dû payer l’hôtel parce que monsieur estimait qu’il n’en avait pas les moyens.

- C’est ce qu’on appelle être économe, mon neveu.

- Je vois, je vois…

Les canards entrèrent dans le bar, et le serveur les accueillit :

- Hum… Bonjour, bonjour. Que voulez-vous ?

Le bar était quasiment vide, à part un groupe de quatre hommes qui parlaient entre eux.

- Nous voudrions bien du champagne, s’il vous plaît, demanda Donald.

- Hum… Très bien. Installez-vous. Et vite ! Je n’ai pas que ça à faire.

- Très bien accueillis, murmura Donald à son oncle. Je vois ça.

- Arrête de te plaindre, mon neveu.

- Tiens étrange, fit remarquer Donald. Les gens à côté de nous parlent anglais.

En effet, les quatre hommes s’exprimait en anglais. Voilà ce qu’ils disaient :

- C’est bientôt le grand jour.

- Oui, en effet. Les brutopiens et nous, on va tous les détruire.

- Quelle superbe idée, tout de même ! Détruire New York et Moscou grâce aux deux bombes atomiques que l’on a dérobé à l’OTAN l’autre jour, en détruisant leur avion.

- En effet, cela affaiblira considérablement les deux grandes puissances mondiales. Ainsi, nous envahiront l’U.R.S.S. et les États-Unis.

- Enfin, ce (censuré) de Khrouchtchev va être descendu et les stalinistes retourneront au pouvoir !

- Et ce sera pareil de l’autre côté de l’Océan, avec Eisenhower.

- La Brutopie et les stalinistes vont dominer le monde !

- Quand les bombes vont-elles être larguées sur Moscou et New York ?

- Dans une semaine. Personne n’est au courant. On est tranquille. De plus, en parlant anglais, personne ne peut nous comprendre, car on ne peut pas dire que les russes sont forts en langues étrangères.

Mais l’homme avait tort. Donald et Picsou, étant américains, avaient pu tout comprendre de ce qu’ils avaient dit.

- Finalement, on va y aller, déclara Donald au serveur, et les canards filèrent du restaurant.

- Ils parlaient anglais, eux ?, s’inquiéta soudain un des mystérieux hommes. Oh, mince ! Si ça se trouve, ils se doutent de quelque chose. Ils vont peut-être prévenir le KGB. Vite, il faut les suivre et les éliminer avant qu’ils nous causent des ennuis.

Mais les canards avaient pris un taxi jusqu’au siège du KGB, et ils avaient déjà pris beaucoup d’avance.

- Très bonne idée, Donald, déclara Picsou. Si on dénonce le complot, cela permettra de renforcer les relations entre les entreprises Picsou et les Soviétiques.

- Ce n’est pas ça, répondit Donald. Il s’agit juste de sauver le monde d’une catastrophe nucléaire…

Arrivés place Loubianka, ils entrèrent dans le bâtiment du KGB. Ils coururent dans les couloirs, expliquèrent à une secrétaire qu’ils voulaient absolument voir le chef du service de renseignement soviétique, et purent enfin pénétrer dans son bureau.

- Bonjour, messieurs. Que faites-vous là ?

- Nous voulons vous parler au sujet d’un possible complot contre monsieur Khrouchtchev, répondit Donald.

- Ah…

- En effet, expliqua le canard, il se trouve que nous avons intercepté par hasard une conversation entre de mystérieux hommes dans un restaurant. Ils parlaient d’un grand projet : vous rappelez-vous de cette avion de l’OTAN qui a disparu en mer il y a peu ? Eh bien, c’est la Brutopie qui a fait disparaître cet avion pour prendre possession des deux bombes atomiques qui étaient à bord. La Brutopie est alliée avec les stalinistes, et leur fameux projet et de larguer les deux bombes atomiques sur Moscou et New York dans une semaine.

- Quoi ?, s’exclama le chef du KGB.

- Eh oui, expliqua Picsou, ainsi, la Brutopie déstabiliserait l’U.R.S.S. et les États-Unis. D’une façon astucieuse, à mon avis, les Brutopiens vont faire accuser les ennemis des deux pays pour qu’ils se déclarent la guerre entre eux. Ainsi, le monde sera fragilisé et les stalinistes reprendront le pouvoir en U.R.S.S., tandis que les États-Unis seront anéantis.

- Ouïe… Je sens que ça va être problématique, fit remarquer le chef du KGB. Veuillez sortir, s’il vous plaît, je dois prévenir mes supérieurs.

- Très bien.

Les canards sortirent de la pièce, et attendirent dans celle d’à côté. La secrétaire à qui ils avaient parlé tout à l’heure était partie. Ils étaient seuls ici.

PAN !

Un coup de feu retentit. Donald et Picsou se précipitèrent dans le bureau du chef du KGB, mais il était trop tard : celui-ci avait été abattu de sang froid par un tueur mystérieux qui avait déjà fui les lieux du crime, probablement à la solde des Brutopiens ou des stalinistes. Les sirènes de police retentirent. Des hommes entrèrent dans le bureau, le coup de feu ayant été entendu par de nombreux témoins.

- И ты! !, s’exclama un policier en voyant Picsou et Donald.

Les canards fuirent alors, en déduisant que les policiers pensaient que c’étaient eux qui avaient tué le chef du KGB. Donald réussit à passer par la fenêtre, et courut dans les rues de Moscou. Picsou, quant à lui, fut arrêté avant par les policiers.

- Lâchez-moi, je n’ai rien fait, hurla-t-il aux policiers.

- C’est ça. On va voir ce que tu diras au goulag…

- Non… Gloups !

Donald courait toujours, et héla un taxi. Le canard monta dedans, et demanda au chauffeur :

- Emmenez-moi le plus loin possible, à l’aéroport. Et rapidement, s’il vous plaît.

- Oh, non, répondit une voix derrière Donald. On va prendre tout notre temps !

Une sorte de rideau était étendu derrière le siège où Donald était assis. Celui-ci tomba, révélant alors des hommes munis de pistolet qui menaçaient Donald…

- On va gentiment discuter…, déclarèrent-ils...

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