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Précédemment : Donald et Picsou sont à Moscou pour régler une affaire d’éviers, mais ils découvrent un terrible complot des brutopiens. Ils tentent de prévenir le chef du KGB mais celui-ci est assassiné et Picsou est accusé et envoyé au goulag, tandis que Donald est enlevé par de mystérieux hommes.

Zakhody, Biélrorussie. Ce lieu paumé entouré de lac et de forêts est insupportable à vivre : il n’y a rien, et en plein hiver, c’est encore pire. Là-bas se trouve une base militaire secrète, dont personne, y compris les responsables soviétiques, ont entendu parler. Une voiture tentait de se frayer un chemin dans les routes enneigées, en direction de cette base secrète. À l’intérieur de cette dernière, il y avait un canard, en plutôt fâcheuse posture… Ce canard, c’était Donald Duck. Il était attaché à une table, qui semblait servir pour la torture, ce qui ne rassurait pas le pauvre canard… Mais il n’y avait pas de chevalet de torture, non, il y avait juste une sorte de machine à rayons lasers, pointée sur Donald. Un homme était là, et regardait le canard angoissé.

- Vous ne m’avez toujours pas dit où j’étais, déclara soudainement Donald.

- Ça vous intéresse ?, répondit l’homme.

- Plutôt. Ça peut être utile, pour mon acte de décès !

- On s’occupera de toutes ces formalités… Si je vous le dit, ça ne va pas vous rassurer.

- Quelque chose est sensé me rassurer, ici ?

- Bonne question. Vous vous demandez sûrement quelle est cette machine pointée sur vous ?

- Un peu quand même.

- Il s’agit d’un rayon laser ultra-sophistiqué que notre grande nation a… comment dire… « emprunté », aux Soviétiques.

- Votre grande nation ? La Brutopie ? - Je pense que vous vous en doutez… Et vous allez donc pouvoir admirer le fonctionnement de cette merveille dans quelques secondes. Ce rayon laser transperce tout ce qui rentre en son contact, sauf le sol, bien entendu. Il va donc couper en deux cette table, où vous y êtes – malencontreusement – allongé. Je pense que ça ne va pas vous faire beaucoup de bien…

- Je m’en doute.

- Il est temps de mourir, monsieur Duck. Vous savez désormais trop de choses. Quand à votre oncle, nous n’avions pas prévu ce qu’il lui est arrivé… Il s’est fusillé tout seul, en ayant voulu voir le chef du KGB. Nous l’avons suivi, et nous avons tué ce cher monsieur… Et le pauvre Picsou était – étonnement – à côté du corps du chef du KGB. Vous avez réussi à vous enfuir, vous, mais votre oncle est trop âgé pour courir aussi vite que vous. Il s’est rapidement fait rattrapé, et actuellement, il me semble qu’il est dans un de ces terribles goulags de Sibérie.

- Il me semblait que Khrouchtchev s’était débarrassé de ces horreurs…

- C’est ce qu’il dit. Mais il ne fait pas tout ce qu’il dit… Nous, au moins, en Brutopie, le peuple sait la vérité ! La grande puissance de notre nation qui va bientôt dominer le monde.

- Ça fait peur…

- Mais assez parlé, Duck. Il est temps pour vous d’affronter la dernière épreuve de votre vie : la mort.

- Mais… Gloups !

Le rayon laser venait d’être mis en marche, et il commençait à s’approcher doucement de Donald. Il découpait petit à petit la table, entre les deux jambes du canard. Donald savait que ce serait bientôt le tour de son corps, et que là, il serait trop tard pour faire quelque chose… C’était le dernier moment où il avait encore une chance minime de s’en sortir. Il tenta de défaire ses liens, mais ils étaient trop serrés. Il n’arrivait plus à bouger. Il était immobilisé. Il ne savait pas comment il allait faire. Il décida alors qu’il allait affronter la mort, la mort qui emporte tous les êtres vivants, il fallait bien qu’il y passe un jour. Il espérait attendre ce moment encore un peu, mais il était trop tard. Il y a tellement de choses qu’il aurait espéré dans la vie : devenir très riche, devenir peut-être même le président des États-Unis, qui sait, mais également voir ses neveux grandir, les encourager à faire des études pour que eux aussi puissent devenir ce qu’ils veulent, des grands hommes d’affaires ou des grand protecteurs de la nature, sauvant les baleines et les forêts… Il voulait également revoir sa sœur, Della, qu’il n’avait plus vu depuis des années. Si ça se trouve, elle était partie, et il allait la rejoindre au ciel. Là-bas, il rejoindrait ses parents, qui lui manquent tellement. Donald se rappelait de leurs disputes, mais aussi de leur amour fou. Ah ! L’amour. Daisy allait lui manquer. La mort approchait. Il ne voulait pas que Daisy se rabatte sur Gontran. Il voulait que Daisy pense toujours à lui. Au canard qui l’aimait. Lui. Pas ce vantard qui séduit les femmes juste grâce à sa chance… Le rayon laser s’approchait tellement de lui qu’il commençait à lui brûler les plumes…

BBBBBAAAAADDDDDDAAAAAMMMMM !

- Hein ?!, s’exclama l’homme à côté de Donald.

TATATATATATATATATATATATATA !!!!

Une mitraillette venait de retentir, et l’homme fut tué dans le coup. Donald se demandait ce qui venait de se passer, quand un mur de la base s’effondra, criblé de balle… Donald se retrouvait alors dans le froid, et personne n’avait l’air de vouloir le sauver. Quand une femme s’approcha de lui. Il s’agissait d’une cane blonde, coiffée d’un chignon serré, d’une trentaine d’années, très bien habillée. Elle courut vers Donald, et désactiva le rayon laser. Donald avait déjà perdu au moins perdu une dizaine de plumes ! Et, à vrai dire, c’était assez inconfortable !

- Bonjour, monsieur… Donald Duck, dit la femme.

- Bonjour, madame… répondit Donald. Madame ?

- Agent Jane Smith, CIA.

- Jane Smith… Il s’agit d’un faux nom, j’imagine ?

- Vous avez l’œil perspicace, cher monsieur Duck.

- Que faites-vous là ? Et comment savez-vous mon nom ?

- J’ai appris qu’un agent de la CIA était mort à Moscou, et il se trouve qu’il était mort en vous parlant…

- Ah oui… En même temps, quelle idée de se baigner dans la rivière Moskva en plein hiver !

- La CIA ne va pas beaucoup le regretter, il était prétentieux et inefficace !

- Et comment êtes-vous arrivé ici ?

- J’ai découvert que votre oncle a été arrêté et envoyé au goulag (ils existent toujours, nous en avons la preuve !), et que vous avez été enlevé par ces hommes. J’ai ainsi mis au courant du complot. Khrouchtchev va être renversé par les stalinistes. On ne sait pas vraiment ce qu’on doit faire.

- Vous ne savez pas tout.

- Comment ça ?

- La Brutopie va larguer deux bombes atomiques, une sur Moscou et l’autre sur New York. Ils vont s’arranger de façon que les deux puissances se déclarent la guerre, et ainsi, la Brutopie va anéantir le monde pour le contrôler totalement.

- Quelle perspective réjouissante… Je dois avouer que c’est assez… problématique !

- Maintenant, on devrait peut-être sortir d’ici.

- J’ai pris un hôtel à Vitebsk, près d’ici. Vous pourriez m’accompagner.

- Oui, je pense que c’est préférable. J’ai déjà eu assez d’ennuis !

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