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Un mois est passé depuis que Donald et Picsou sont rentrés de l’URSS suite à leur folle aventure, qui a conduit à l’invasion de la Brutopie par l’URSS. Le dictateur brutopien serait mort, et tout est bien qui finit bien, en quelque sorte. Le printemps arrivait sur Donaldville, les oiseaux chantaient et les fleurs apparaissaient. Le soleil flamboyait sur la cité des canards.

Donald était chez lui, en train de faire les cent-pas.

« Hum… Bizarre. Les enfants m’ont dit qu’ils allaient à une remise de médaille des Castors Juniors, et ça fait tout de même trois heures qu’ils devraient être ici. J’espère qu’il ne leur est rien arrivé… »

Donald s’inquiétait pour ses neveux. Il avait comme un mauvais pressentiment. Souvent, ça pouvait leur arriver qu’ils aillent faire un tour en ville sans prévenir leur oncle, mais là, Donald était sûr qu’il s’était passé quelque chose d’anormal. Il se décida à appeler son oncle Picsou afin de savoir s’ils étaient au coffre. Il décrocha son téléphone, tapa le numéro de son oncle et appela :

- Allô, oncle Picsou ?

- Qui est-ce ?, répondit le milliardaire. Encore mon empoté de neveu, je reconnais ta voix !

- Oui, tu as deviné. Je voulais juste savoir si mes neveux sont avec toi.

- Riri, Fifi et Loulou ? Non, je ne les ai pas vus de la journée.

- Oh !

- Pourquoi ? Que se passe-t-il ?

- Il était sensé être rentrés depuis trois heures, déjà ! Mais ils ne sont toujours pas là.

- Oh… Ce n’est pas grave. Ils sont sûrement en train de faire un tour quelque part.

- Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai un mauvais pressentiment…

- Tu t’inquiètes pour rien, mon neveu. Il ne leur est rien arrivé.

- Bon… Bon… Je vais tout de même appeler les Castors Juniors, pour savoir s’ils étaient bien à leur remise de médailles.

- Si tu veux… Mais je te dis que ça ne va servir à rien. Je t’aurais prévenu ! Au revoir.

Picsou raccrocha. Donald tapa alors le numéro de téléphone de la troupe n°1 des Castors Juniors de Donaldville, et appela :

- Bonjour, c’est la troupe n°1 des Castors Juniors de Donald à l’appareil ! À qui avons-nous l’honneur ?

- Donald Duck. Je voudrais savoir si mes neveux Riri, Fifi et Loulou Duck étaient à votre remise de médailles, tout-à-l’heure ?

- Non, désolé monsieur Duck. Nous ne savions pas où ils étaient. C’est dommage pour eux, car ils ont raté la médaille I.N.U.T.I.L.E. (Intendant National des Unités, Troupes et Infanteries Loyal à l’État).

- Bon, merci…

Donald raccrocha. Maintenant, il était très inquiet. Il ne savait pas où étaient ses neveux, il ne savait rien… Il regrettait qu’il n’existe pas de téléphones que l’on puisse tout le temps avoir sur soi, comme ça, il aurait déjà pu contacter ses neveux (une idée révolutionnaire, pour l’époque !). Il attendait un coup de fil, qu’un simple coup de fil, l’informant où sont ses neveux. Soudain, la sonnerie de son téléphone retentit. Il se précipita sur celui-ci, et décrocha :

- Allô ?, répondit une voix de femme au téléphone. Je suis bien chez Donald Duck ?

- Oui, c’est bien ça. Qui êtes-vous ?

- Quelqu’un que tu connais très bien. Ta sœur, pour être précis.

- Oh ! Della. Justement, si j’aurais besoin de quelqu’un maintenant, c’est bien toi !

- Je sais très bien ce que tu vas me dire.

- Quoi donc ?

- Que tes neveux devraient être là depuis trois heures et qu’ils ne sont toujours pas là…

- Gloups ! Comment sais-tu ça ?

- J’ai mes sources. Et je sais en détail ce qui leur est arrivé.

- Quoi donc ?

- Eh bien… Vois-tu le fameux dictateur brutopien qui est soi-disant mort ?

- Il n’est pas mort ?

- Non. Il a réussi à fuir secrètement aux États-Unis, où il vit actuellement, dans une superbe villa près du mont Rushmore.

- Oh ! Et quel rapport avec Riri, Fifi et Loulou ?

- Eh bien, lui aussi a ses sources. Et il sait que c’est par ta faute qu’il n’est plus au pouvoir en Brutopie.

- Ah… Et alors ?

- Eh bien, il a décidé de se venger. Il a fait enlever tes neveux, Donald, et ils sont enfermés je ne sais où, probablement dans sa villa du mont Rushmore.

- Quoi ? Ce (censuré) de dictateur de mes (censuré) a enlevé mes pauvres neveux ! Oh ! Je vais aller dans sa (censuré) de villa de (censuré) et je vais aller récupérer mes neveux, vivants. Je les aime, je ferais tout pour eux. Ce n’est pas ce (censuré) de dictateur qui va changé cela !

- J’apprécie ton enthousiasme, Donald, envers mes enfants. Rejoins-moi au mont Rushmore. Là-bas, tu verras une touriste blonde qui prend de superbes photos du mont… Tu sauras qui c’est. Surtout, fais très attention. Peut-être que ce dictateur a prévu de t’éliminer aussi. Ta vie est également en danger. Donc ne te fies à quiconque, prends le train vers Sioux Falls, soit sur la ligne Calisota-Missouri. Puis trouve un moyen d’aller jusqu’à Rapid City, et tu seras arrivé sans encombre – je l’espère. Voilà tout. Là-bas, on s’occupera du problème. Files, Donald, files ! Le temps est compté. Car cet homme, là, ce dictateur, peut revenir d’un moment à l’autre au pouvoir, et on ne sait pas ce qui nous attends. Et il y a les enfants, Donald. Penses-y. Prends ton courage à deux mains, et viens !

Donald raccrocha. Il était énervé, remonté contre ce dictateur qui accomplissait sa vengeance sur ses neveux. Autant qu’il le tue, lui, Donald Duck. S’il en a le courage. Il préfère s’attaquer à trois pauvre enfants sans défense qu’à un canard téméraire. Car oui, Donald avait décidé. Il irait au mont Rushmore. Il irait là-bas.

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