Destination Baytown est une histoire en bande dessinée de trente-huit planches scénarisée par Alberto Savini et dessinée par Marco Palazzi, publiée pour la première fois en juin 2001 en Italie. Elle met en scène Toby Dick, Popop Duck, Nina, Isidore, Lazy Jack, les Rapetou, Géraldine et son oncle l'Amiral Storm, ainsi que d'autres personnages secondaires de Duckport. L'action se déroule à Duckport, puis en pleine mer majoritairement, ainsi qu'à Baytown en fin d'histoire.

Synopsis[modifier | modifier le wikicode]

Popop gagne un brigantin lors d'une tombola, cependant celui-ci est accompagné de nombreuses dettes. Alors, il s'embarque avec ses amis dans une croisière avec l'Amiral Storm et sa nièce Géraldine...

Résumé complet[modifier | modifier le wikicode]

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.

À Duckport, le tirage de la tombola a lieu sur la place. Le maire est alors en train de faire durer le suspens, sa main étant toujours plongée dans le bocal à tickets. Tous les citoyens sont alors emplis d'impatiente, et attendent tous en fixant le pot, dans un grand silence. L'unique être vivant à ne pas participer est alors Trippe, et cette mouette en profite pour dérober toute les pommes d'amour d'un vendeur, dont le regard est presque plongé dans le vide. Alors que l'oiseau a tout mangé, celui-ci remonte dans ciel, et c'est alors qu'apparaît Popop.

Ce dernier court alors, étant en retard pour la loterie. Mais lorsqu'il parvient près de la foule, le bruit qu'il fait ne manque à énerver un pêcheur, ne voulant qu'entendre le bruit des papiers en train d'être froissés. Cependant, le canard à bonnet contrairement aux autres a du mal à garder son calme, et ne peut s'empêcher de commencer à poser une question à son voisin. Ce dernier alors déjà irrité, il clos et scelle le bec du marin avec la corde de sa canne à pêche. Soudain, alors que Popop se disait que son voisin était peu aimable, le maire sort finalement sa main de l'urne, et en ressort un papier. Il annonce alors à tous, que le numéro gagnant est le 1317 ! Le numéro de Popop ! Ce dernier se met alors à crier de joie, et à carrément en sauter une fois libérer de la corde de son voisin. Cependant, il se tourne encore une fois vers lui, pour cette fois-ci poser entièrement sa question, celle-ci étant alors quel est le fameux premier prix. Cependant, le pêcheur le prend très mal, ayant perdu et ne sachant lui non plus quel est le premier prix. Alors, après un gros choc Toby aperçoit son coéquipier se hisser hors de la foule, les traces d'une empreinte de pas sur son postérieur. Le canard finit alors sa chute sur l'établi du maire, ce dernier très content de rencontrer le grand gagnant, il lui offre son prix.

Le maire remettant le prix à Popop.

Quelques instants après, le canard au bonnet présent son bien à ses amis, Toby et Isidore. Ceux-ci sont alors surpris, se trouvant devant un navire faisant quasiment office d'épave. Alors qu'ils ne trouvent pas les mots pour décrire le prix, Lazy Jack intervient, pour féliciter Popop d'avoir obtenu « Le Bouchon III ». Il apprend alors à l'heureux vainqueur que cette épave est uniquement une bonne affaire pour Azimuth Van Bec, le riche homme s'en étant enfin débarrassé. Popop insiste quand même sur le fait que l'embarcation mérite simplement quelques réparations, alors qu'Isidore au même moment transperce la coque en voulant tester la dureté. Le canard continue alors en annoncant à tous qu'il est toutefois très heureux de posséder une tel navire, mais perd son enthousiasme dès que Lazy Jack lui tend une facture astronomique de 8000 dollars, accompagnant le bateau.

Peu après sur le bateau, Popop demande à ses amis s'il ne peut pas couler le monstre qu'il a gagné, mais cela ne coulerait pas ses dettes par la même occasion, c'est pourquoi Toby Dick lui conseille vivement de le revendre. Le grand gagnant est alors désespéré, sachant qu'Azimuth a essayé pendant des années de revendre l'épave, et ne pouvant le remettre dans une tombola, les gens sachant à présent eux aussi quel est le gros lot. Cependant, Isidore a une idée, mettre une annonce dans le journal.

Peu de temps après, au Baily News, nous retrouvons Popop venu poster l'annonce dans le journal. Alors, le gérant lui que celle-ci lui coûtera trente dollars, le tarif étant d'un dollar par mot, et ayant lui-même rédigé un texte assez long et élogieux : « À vendre, superbe brigantin, propriétaire unique, peu de milles marins, toujours à quai et idéale pour vacances familiales paisibles. Options, barre en acajou, quatre voiles. À saisir ! ». Après avoir entendu cela, le marin sort son porte-monnaie en disant bien que tout cela est faux, de plus, il n'a pas les moyens de se payer une telle annonce, ne possédant qu'un unique dollar symbolique. Alors, le responsable déchire délicatement la feuille où était écrit le texte, en stipulant qu'un seul mot sera accordé pour une telle somme. C'est pourquoi finalement, seul le mot « Brigantin » figure sur l'annonce.

Quelques jours après, alors que Toby et Isidore s'occupent à réparer le bateau du mieux qu'ils peuvent, Popop monte sur le pont criant que trois lettres lui ont été adressées. Mais, alors que celui-ci s'apprête à poser sa palme sur l'embarcation, il tombe dans la cale, une planche manquant au plancher. Ses amis lui demandent alors s'il va bien, mais celui-ci répond que non, la première des lettres étant un banal prospectus. Le marin remonte alors sur le pont, et apprend à ses camarades qu'il y a de l'argent dans la deuxième : des arrhes versées par un éventuel acquéreur, s'ils conduisent le bateau jusqu'à Baytown.

Popop présentant l'argent à ses amis.

Intrigués, ses amis lui demandent ensuite que continent la troisième lettre, et sont tous les trois étonnés d'apprendre que celle-ci ne propose pas un achat. En effet, un certain amiral Storm souhaite réaliser une croisière avec sa nièce. Le canard au bonnet se dit alors qu'un second dollar aurait été le bienvenu pour rajouter le mot « vend », avant « brigantin »... Ses amis le coupent alors, lui demandant quand est-ce que l'amiral arrive à Duckport, avant d'être eux-même coupés par la personne en question. Sur le port, se tient alors appuyé par sa canne l'amiral à la retraite, celui-ci disant qu'une date n'était pas nécessaire. Le vieux canard se tourne ensuite vers la calèche juste derrière lui, et fait descendre sa fille Géraldine pour lui montrer le brigantin. Une petite fille aux cheveux blonds apparaît alors, se plaignant directement qu'elle souhaiterait être dans son collège de Boston, n'aimant pas les bateaux.

L'amiral propose par la suite à sa nièce de monter à bord, avant d'être abordé par Toby descendant du brigantin, et voulant s'entretenir avec l'homme. Le marin annonce alors difficilement devant l'enthousiasme de ce dernier, que le brigantin se trouve à vendre et non à louer comme il a pu le croire. L'oncle est alors terriblement déçu, ayant consacré énormément de temps à convaincre sa nièce. Il continue en disant bien que son collège ne lui apprend pas à aimer la mer, comme lui l'aime. La connaissant, il confie alors à Toby qu'il est persuadé qu'elle a la mer dans le sang mais qu'elle l'ignore malheureusement. Le marin ne voulant pas vexer accepte donc de les prendre à bord, mais accentue bien sur le fait que le voyage sera de courte durée, allant directement à Baytown pour dégoter un acquéreur. L'amiral se trouve alors ravi d'une telle proposition, et accepte sans hésitation, promettant qu'il sera à l'heure. Le marché étant conclu, Toby ordonne donc à son ami Popop de se charger des malles de l'amiral et de sa nièce. Le pauvre marins se demande alors où les installer.

Le lendemain en mer, nous retrouvons tous nos amis sur le Bouchon III, ainsi que Nina. Toby remercie alors cette dernière, qui se déclare en vacances, ne devant cuisiner que pour six au lieu de trente comme à l'auberge. Puis Toby remercie son ami Isidore d'avoir réparé le bateau… Cependant celui-ci lui confit qu'il aurait mieux fait de le reconstruire au final. Au même moment au gouvernail, Popop discute avec l'amiral, celui-ci déçu que sa nièce refuse de sortir de sa cabine. Le marin ne comprend alors pas, le temps étant magnifique ; mais le teint hâlé est méprisé des demoiselles de haute société.

L'Amiral troublé que sa nièce reste cloîtrée dans sa cabine.

Le canard se décide alors à lui parler, et se rend de ce pas à la porte de la cabine. Là-bas, il demande si la mademoiselle aurait la gentillesse de nourrir Clodomir, une araignée équatoriale se trouvant dans la cabine. Alors, la jeune fille quitte sa cabine en se précipitant, pour finalement se retrouver au haut du mat.

Peu de temps après, l'habituelle gérante de l'auberge fait sonner la cloche pour annoncer le repas et inviter tous les convives à manger. Nina remarque alors les tristes mines de l'amiral et de Popop, ceux-ci ne voulant manger que lorsque la jeune fille sera redescendu de son mat. La cuisinière décide alors de jouer la carte des discours romanesques, en parlant à haute voix de jeune prince français, ce qui ne manque à attirer la demoiselle à la table. De fait, après le repas, Nina continue d'en parler disant qu'elle a bien fait de ne pas revoir le prince, ne voulant vivre dans un château et celui-ci s'étant trouvé incapable d'apprécier sa vie et ses amis. Nina propose alors à Géraldine de tirer une carte pour déterminer son avenir, mais celle-ci se refuse à jouer le jeu, une fille de la bonne société n'en ayant pas besoin selon elle. La cuisinière continuant à débarrasser la table affirme pourtant à la jeune fille que Boston ne lui convient pas.

Peu après sur le pont, Isidore étant en train de remplacer la rambarde attire l’attention de Géraldine, celle-ci se demandant ce qu’il fait. L’homme roux lui demande à son tour quelque chose, soit le pot de peinture se trouvant à côté d’elle. La nièce de l’amiral saisie donc délicatement et avec dégoût le pot, ne voulant absolument pas y toucher. Quand soudain, elle est poussée par Popop faisant de grands gestes en plus de chanter. Le robe de la jeune fille se trouve alors légèrement tâchée, et le marin responsable de cela souhaite se faire pardonner en nettoyant. Devant la catastrophe ambulante qu’est Popop, Géraldine ne veut alors qu’une seule chose, le fuir, c’est pourquoi elle se met à reculer aveuglement, jusqu’à tomber en arrière avant d’être rattrapé par son oncle. Ironie du sort, le pot de peinture qu’elle tenait toujours vient alors, après plusieurs tours sur lui-même, se poser sur son visage, en tachant l’intégralité de sa robe. L’enfant se met alors à pleurer devant un tel désastre, mais son oncle réaliste la coupe en lui rappelant qu’elle possède plusieurs vêtements de rechange. Nina quant à elle lui conseille d’enfiler quelque chose de moins salissant, mais comme Géraldine n’a que des robes, il revient à Popop alors enchanté de prêter une tenue adaptée.

Peu après, la jeune demoiselle après avoir vêtu la vareuse de Popop se trouve tout juste ridicule. Alors, Nina pense savoir ce qui cloche, et retire les nœuds qui maintenaient en place sa coiffure.

Géraldine habillée en marin.

Ainsi, tous la trouvent mieux ainsi, soutenant qu’elle soit davantage mignonne et qu’elle ait une allure nettement plus sympathique. Néanmoins, tous ne sont pas ravis, en effet, Popop est contrarié que sa vareuse du dimanche lui ait été prise… Cependant comme le précise Géraldine, c’est la seule autre qu’il a.

Plus tard, l’amiral confit à Toby qu’il sent que sa nièce change. Car en effet, celle-ci est maintenant plus gaie, s’attelle à repeindre la rambarde, s’amuse, et commence à se plaire en leur compagnie. C’est pourquoi l’oncle souhaite qu’elle ne retourne plus jamais dans son collège austère, disant qu’à cet âge là, il faut savoir se détendre.

Soudain, Géraldine aperçoit un navire au loin ! Popop sort alors sa longue-vue pour voir s’il le connaît, mais malheureusement, il aperçoit un vaisseau pirate. Le canard se met donc à crier sur le pont, jusqu’à faire sortir l’amiral de sa cabine. Ce dernier est alors très enthousiaste, voulant occuper les postes de combat comme au bon vieux temps. Mais, il est coupé vif par Toby, lui annonçant que pas un seul canon se trouve à bord, tout comme des fusils, des troublons… L’amiral ne perd toutefois pas espoir, et même s’il est dans le pétrin suggère de les distancer. Alors, Popop assure qu’il va les semer.

Mais, l’abordage l’emporta sur la fuite. Ainsi peu après, quatre pirates se trouvent à bord, questionnant l’équipage sur leur cargaison. Toby répond alors franchement qu’il n’y a rien, allant vendre cette barcasse à Baytown. Cependant, malgré la franchise du marin, le pirate n’est pas convaincu, et traite celui-ci de menteur. Pendant ce temps, Nina se trouvant dans la salle à manger tire ses cartes, et apprend quelque chose de curieux. Car en effet quelques secondes après, un pirate ouvre la porte pour l’amener sur le pont. Alors juste avant de quitter la pièce, la femme emporte avec elle un petit sachet. Quelques instants après, sur le pont, le chef des pirates se rend compte que le brigantin sur lequel il se trouve n’est qu’une banale épave ne contenant aucune cargaison. Alors, l’un de ses hommes lui demande s’ils s’en vont, mais le capitaine affamé ordonne à Nina de lui faire de la soupe. Celle-ci répond alors qu’elle n’est pas cuisinière, et pointe Géraldine se trouvant à côté d’elle, tout en lui donnant discrètement le sachet emporté précédemment.

Nina disant que c'est Géraldine la cuisinière.

Nous retrouvons alors peu après la jeune fille dans la cuisine du navire. Mais, celle-ci se débarrasse en le posant sur l’étagère du sachet de Nina, en croyant qu’il s’agisse d’un ingrédient secret, dont elle ne saurait s’en servir. Ne sachant pas cuisiner, Géraldine décide alors de se débrouiller, et sort un sac de pomme de terre ainsi qu’un livre de recette, en promettant à la mouette se trouvant avec elle qu’elle lui donnera quelque chose. Entre-temps dans la cale se trouve le reste de leur troupe. Là-bas Nina assure à l’amiral inquiet que c’est le destin de Géraldine. Toby alors assis sur une caisse en bois, questionne à son tour l’habituelle gérante d’auberge en lui demandant qu’est-ce que contenait le sachet qu’elle a donné à la jeune fille. Alors, Nina trouvant le marin plus observateur que ces idiots de pirates, lui répond que c’est de l’extrait de camomille puissant, assez pour endormir les pirates jusqu’au matin.

Pendant ce temps à la cuisine, la nièce de l’amiral suit fidèlement la recette d’un livre trouvé, et trouve que finalement son potage dégage une agréable odeur. Elle en remplit alors une assiette, et commence à tendre celle-ci aux pirates se trouvant sur le pont. Ces derniers commencent alors à sauter sur le repas, avant d’être arrêté net par leur capitaine. Celui-ci souhaite alors que la petite se serve en première, afin de savoir ce qu’il y a dans son plat… La jeune fille, alors loin de vouloir offenser le corsaire avale alors une cuillère de son potage, et constate avec stupéfaction que celui-ci s’avère excellent ! Le pirate alors convaincu lui saisit l’assiette des mains, et sans prendre la peine d’utiliser des couverts, il avale une gorgée du contenu. Mais, contrairement à Géraldine, il trouve cela répugnant, et balance l’assiette et son contenu au sol fâché. En colère et sûr que ce n’est pas sa journée, il ordonne alors à tout son équipage de quitter le navire.

La jeune fille est alors attristée que ça soupe soit si peu appréciée, et commence à se lamenter en s’appuyant sur les planches du navire. La mouette se trouvant alors dans la cuisine entends les lamentation, et décide de rejoindre l’enfant, mais d’un battement d’aile trop brusque, celle-ci renverse le sachet de camomille dans le chaudron à soupe avant de partir. Peu après sur le pont, Géraldine se rend alors compte qu’elle a oublié de libérer son tonton ainsi que ses autres amis. Ainsi, peu après tous se retrouvent sur le pont, et écoutent ce qu’il s’est passé en leur absence. L’amiral doute alors que la soupe était excellente, étant donné que c’est grâce à elle qu’ils sont désormais libérés des pirates. Alors, Nina invite l’oncle à goûter la cuisine de sa nièce, disant qu’à son âge elle a besoin d’encouragements pour ne pas se faire trop mal avec les échecs.

L'Amiral acceptant de goûter pour faire plaisir à sa nièce.

Le vieil homme se dirige donc vers la marmite et en sort une cuillère qu’il s’empresse d’avaler. Soudain, il change alors d’avis, et félicite sa nièce pour cette soupe exquise. Il continue en lui expliquant que les pirates, habitués au brouet des galères, ne savent pas apprécier un pareil régal. Ainsi tout le monde souhaite y goûter, et alors que Géraldine prend une assiette, la mouette en avale tout le contenu. Mais, soudainement tous s’endorment ! La jeune fille se retrouve alors la seule éveillée sur le brigantin, et décide alors se prendre les choses en main en conduisant l’embarcation seule à bon port.

Ainsi à Baytown, tous sont alors réveillés, et félicitent Géraldine pour son pied marin, après avoir appris que la camomille s’était renversée. La jeune fille aimant désormais la mer et ses aventures décide alors de ne plus jamais retourner à Boston, et supplie son oncle d’acheter le brigantin pour le transformer en navire de croisière. L’amiral alors pleinement satisfait achète le navire, et accepte de prendre comme passager le reste de la troupe jusqu’à Duckport.

En coulisses[modifier | modifier le wikicode]

Publications françaises[modifier | modifier le wikicode]

Cette histoire n'est parue qu'une seule fois en France, dans le Mickey Parade Géant n°268.

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