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Donald Duck banlieusard est une histoire en bande dessinée de trente-six planches scénarisée et dessinée par Marco Rota. Elle fut publiée pour la première fois le 1er mai 1977 dans Almanacco Topolino n°245, en Italie. Elle met en scène Donald Duck et ses neveux Riri, Fifi et Loulou Duck, et se déroule notamment à Donaldville et à Chutville, dans l'État du Calisota.

Synopsis Modifier

Exaspéré par la vie en ville, dans une Donaldville bruyante et polluée, Donald décide de déménager avec ses neveux dans une petite bourgade tranquille de banlieue, Chutville. Cependant, il déchante vite en découvrant la véritable vie d'un banlieusard, constamment pris dans les transports bondés en essayant à tout prix d'arriver à l'heure à son travail.

Résumé complet Modifier

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.
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Donald dans les rues de Donaldville.

Donald Duck, du haut d'un gratte-ciel, admirait le spectaculaire panorama de la gare de Donaldville. Il observait le mouvement des trains, les voyageurs, ceux qui partaient pour la première fois et ceux qui étaient habitués au tapage des convois, les banlieusards, qui venaient tous les jours dans la ville pour travailler, et qui repartaient le soir retrouver l'air pur de la campagne. Donald ne supportait plus Donaldville : l'air était horriblement pollué, les rues bondées d'autos et de personnes. Il souhaitait trouver autre chose pour lui et ses neveux ; il vit alors une agence immobilière, « Le banlieusard », présentant des habitations à la campagne à des prix modiques. Il se décida à entrer dans l'agence, et fut accueilli vivement par un homme qui lui vanta les bienfaits de la campagne. Il lui présenta une maison à Chutville, « une oasis de verdure », et Donald, enjôlé par l'agent, s'empressa de signer l'acte de vente. Il était heureux de ce choix, et courut avertir ses neveux.

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Le train pour Donaldville arrivant en gare de Chutville.

Quelques jours après, les canards arrivaient à Chutville. Les enfants étaient tristes, semblant déjà regretter Donaldville. Leur oncle, lui, était heureux, ayant l'impression d'être en vacances ; ils traversèrent la ville paisible, et arrivèrent à leur petite maison. Riri, Fifi et Loulou déchargèrent les bagages tandis que Donald vérifia si tout était en ordre dans la maison. Le soir, pendant le dîner, les enfants paraissaient très fatigués : ils arguèrent que le silence qui les entourait faisait venir le sommeil, et allèrent vite se coucher. Donald, au contraire, était en pleine forme. Le lendemain, à l'aube, le canard se leva, se doucha, petit-déjeuna et partit à la gare de Chutville. Il demanda au chef de gare si le train était à l'heure, mais apprit avec stupéfaction qu'il était passé dix minutes auparavant. Donald décida donc d'attendre le prochain, pensant arriver en retard à son travail ; une heure, le train arriva, et un homme tira le canard à l'intérieur d'une voiture bondée. Apercevant la foule, Donald essaya de s'approcher de la fenêtre pour admirer le panorama. Alors que le canard était enfin posé, le train arriva à Ratville, et il fut poussé de tous les côtés par la foule essayant de rentrer dans le train.

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Le train de Donald arrivant en gare de Donaldville.

À la gare de Donaldville, le canard courut pour prendre l'autobus, mais il fut poussé par une foule pressée qui le mena dans un autre autobus... Donald cria vouloir descendre, mais un homme imposant le reprit. Finalement, le canard se retrouva au terminus, et arriva avec une heure de retard au bureau... Il s'expliqua au directeur, et assura qu'il serait plus ponctuel à l'avenir. Il voulut demander conseil à un collègue, Frank, ayant une longue expérience de banlieusard, mais il fut interrompu par une collègue lui demandant de timbrer mille enveloppes. Quelques heures après, au moment de partir, Donald put enfin parler à Frank : ce dernier lui disait qu'il était désormais des leurs, et que cette nouvelle vie allait lui réserver d'agréables surprises. À la gare, Donald se précipita dans un train vide, mais en ressortit vite, comprenant qu'il n'y avait personne car les voitures étaient brûlantes. Il attendit quelques temps, mais rapidement, la foule arriva et prit le train d'assaut. Il essaya d'y rentrer, en vain, et se résigna finalement à prendre le train suivant. Le soir, Donald arriva enfin chez lui, mais s'effondra de fatigue, ne pouvant même pas manger le dîner que lui avaient préparé ses neveux.

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Donald découvrant qu'il avait un jour de congé.

Le lendemain, Donald se leva tôt pour arriver à l'heure à la gare : il emprunta un raccourci que ses neveux lui avaient conseillé, mais fut agressé par un chien, qui fut vite rejoint par d'autres congénères... Il atteignit enfin la gare, et demanda au chef si le train était à l'heure ; malheureusement, il avait une heure de retard à cause d'une panne... Il ne savait ce qu'il allait dire à son chef, et arrivé à Donaldville, après avoir passé le trajet dans une position assez inconfortable, aux côtés de la foule, il attendit d'être seul pour rejoindre l'autobus. Toutefois, comme la veille, une foule arriva et le mena dans un autre autobus ; il se plaignit à nouveau, voulant descendre, mais fut encore repris par l'homme qui l'avait repris la veille... Il se retrouva ainsi encore au terminus, et dut payer un taxi pour essayer d'arriver à l'heure au bureau. Mais il fut pris dans les embouteillages ; Donald paya le chauffeur et courut par-dessus les automobiles. Un policier l'interpella, mais il réussit à le semer et à enfin arriver au gratte-ciel où il travaillait. Il voulut prendre l'ascenseur mais celui-ci était en panne... Il grimpa donc les escaliers jusqu'au dernier étage, pour découvrir qu'il était en congé... Exaspéré, il se re-motiva tout de même en pensant retourner à Chutville pour profiter d'un après-midi de repos avec ses neveux.

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Riri, Fifi et Loulou exaspérés par la nouvelle passion pour les trains de leur oncle.

Les canards parcoururent ainsi les collines verdoyantes entourant la petite bourgade, mais furent surpris par la pluie. Ils durent s'abriter sous une caverne, et la précipitation finie, Donald voulut reprendre sa voiture mais se rendit compte qu'elle était remplie d'eau... Le soir, Donald n'avait pas sommeil, et s'obstinait à rester éveillé bien que ses neveux lui conseillaient de dormir. Ils avaient raison, car à l'aube, Donald eut beaucoup de mal à se lever. Le canard recommença son rituel, et put arriver à l'heure à son travail. Un soir, les enfants étaient étonnés de ne pas voir leur oncle ; ils réalisèrent alors qu'il s'était endormi devant leur porte... Ils étaient inquiets pour lui, car il ne revenait plus que pour dormir. De plus, il faisait des cauchemars, et la nuit, il se levait et courait obstinément vers la gare... Riri, Fifi et Loulou décidèrent donc d'appeler un médecin. Celui-ci diagnostiqua à Donald une « banlieusardite aiguë », une forme typique d'épuisement, et donna des pastilles de « trainicilline » pour qu'il puisse se rétablir. Après la cure, Donald était enfin guéri, mais il était épris d'une passion étrange pour les chemins de fer : il avait acheté des photos, des gravures, des modèles réduits de train... Il ne parlait plus que de ça, et ses neveux avaient perdu tout espoir de retourner à Donaldville. Il s'était même abonné au journal « Le banlieusard »...

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Donald ayant emprunté une draisine pour atteindre Donaldville.

Donald lut dans le journal l'histoire d'un banlieusard, Jo Traversin, ayant vécu de nombreux tourments en essayant d'aller à son travail, mais ayant tout de même réussi à arriver à l'heure : il avait gagné dix mille dollars pour cela. Le soir, il regarda un film, « Le mystère de la voie de garage », puis alla se coucher sur l'insistance de ses neveux. Le matin, il courut vers la gare, sous la pluie ; là-bas, il vit une voiture de chemin de fer vide, et n'en crut pas ses yeux. Il s'endormit dans la voiture, et lorsqu'il reprit ses esprits, il se rendit compte qu'il était dans un dépôt-atelier : il vit qu'il avait pris une voiture qui avait été détachée pour réparations. Le lendemain, à l'aube, il remarqua qu'il avait neigé ; il n'avait cependant aucune excuse pour être en retard, s'était fait réprimandé la veille, et marcha épuisé vers la gare. Soudain, un homme le photographia, et Donald crut à des extra-terrestres en voyant la lumière du flash. À la gare, il apprit qu'on ne savait pas quand le train allait arriver, les communications ayant été interrompues... Mais le canard ne se découragea pas, et emprunta une draisine pour essayer d'atteindre Donaldville. Il fut néanmoins pris dans la neige : une avalanche avait bloqué la voie.

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Les bandits et Donald poursuivis par la foule.

Donald entendit alors le sifflet d'un train, et garda espoir. Il aperçut une lumière, et dirigea vers elle, quand il aperçut qu'il s'agissait d'un reporter du journal « Le banlieusard », qui le photographiait pour une nouvelle rubrique. Le canard comprit que les éclairs n'étaient autres que des flashs, et prit l'appareil photo : il alla sur la voie ferrée, et fit des signaux avec l'appareil au train qui arrivait, pour qu'il ne puisse pas être pris dans l'avalanche. Le train s'arrêta, mais la foule, mécontente de s'être arrêtée, poursuivit Donald qu'elle tenait responsable de l'avalanche. Il fuit, et se retrouva sans le vouloir dans un wagon qui avançait précipitamment sur la voie ferrée. Non loin de lui, trois bandits roulaient dans leur voiture, satisfaits après avoir volé une banque. Le wagon heurta de la neige, et Donald fut alors propulsé sur la voiture. Les bandits perdirent le contrôle de l'automobile, qui s'écrasa dans la neige. Les malfrats sortirent, et l'un d'eux aperçut Donald : le canard réalisa qu'il avait en face de lui l'homme qui l'avait repris à deux reprises dans le bus. Il le saisit par le cou, mais la foule qui poursuivait Donald arriva. Les bandits prirent peur et coururent pour échapper à la foule ; Donald se mit également à courir, et même plus vite que les autres, pour ne pas arriver en retard à son travail.

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Donald sautant dans un avion de son cheval.

Près de lui se trouvait une famille enfermée chez elle, car des chiens sauvages affamés stationnaient juste devant leur porte. Cependant, les animaux, voyant Donald, suivis des bandits qui étaient eux-mêmes suivis de la foule, se précipiter vers eux, préférèrent fuir. La mère et ses deux enfants sortirent de leur maison pour remercier leurs « bienfaiteurs », mais ceux-ci ne prirent pas le temps de s'arrêter. Sur une colline à proximité, des policiers observaient la scène avec étonnement, quand ils aperçurent les trois bandits qu'ils recherchaient. Ils se dépêchèrent pour ne pas les laisser s'échapper. Près de là, un réalisateur tournait un western, mais il fut interrompu par la foule qui arrivait ; il était énervé, pensant qu'il s'agissait des interprètes des Indiens qui étaient arrivés trop tôt, en n'étant même pas maquillés. Donald vit des chevaux qui servaient pour le film, et en emprunta un ; les bandits et certains de leurs poursuivants dirent de même. Donald arriva à un aéroport, et prit un petit avion qui le mènerait à Donaldville. Les trois bandits étaient coincés, et la foule arriva : ils se rendirent, et les policiers purent les arrêter. Cependant, la foule était toujours énervée contre le « saboteur » qui avait fui, ce qui suscita l'étonnement des policiers qui ne voyaient pas de quoi ils parlaient.

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Donald réussissant finalement à arriver à l'heure dans son bureau.

Toutefois, Donald était inquiet de ne pas avoir assez de carburant dans son avion. Il arriva finalement à Donaldville, satisfait de voir que son avion avait tenu, mais il ne savait pas où il allait atterrir. Il vit alors un porte-avions, près de son bureau, et pensa y atterrir. À bord, un matelot courait vers un avion portant un radar ultra-secret, espérant le voler pendant que personne ne le regardait. Un marin l'aperçut, et alerta les autres militaires qu'il s'agissait d'un espion voulant décoller avec l'appareil. Néanmoins, l'avion de Donald l'heurta en s'écrasant sur le porte-avions, et l'empêcha ainsi de commettre son méfait. Les marins le poursuivirent, espérant le féliciter de son action, mais Donald crut qu'ils lui voulaient du mal. Il s'accrocha alors au crochet d'une grue, qui survola le navire. ll aperçut un ballon publicitaire du journal « Le banlieusard », et se hissa dans la nacelle où se trouvait un journaliste qui le photographiait. Le ballon s'approcha de son bureau, et Donald réussit à atteindre une fenêtre où il s'engouffra pour arriver finalement sur sa chaise, dans son bureau, à huit heures trente exactement, sous les yeux surpris de ses collègues.

Une semaine après, Donald était l'homme du jour : il croulait sous les médailles, les diplômes, les honneurs, et se retrouvait au siège du journal « Le banlieusard ». Le directeur du journal le félicitait, le qualifiant de héros parmi les banlieusards, vantant sa ténacité. Il avait même battu le record du célèbre Jo Traversin, le banlieusard qui avait réussi à arriver à l'heure à son travail malgré les nombreuses péripéties qu'il avait traversées. Ainsi, Donald aurait droit à un chèque de vingt mille dollars : les yeux du canard s'émerveillèrent. Mais au moment où le directeur lui tendit le chèque, celui-ci le détruisit... En effet, dans la dernière partie du concours, Donald s'était servi d'un moyen de transport appartenant au journal : c'était défendu dans le règlement. Le canard s'effondra de désespoir, et creva la scène sous le poids de ses médailles. Peu après, Riri, Fifi et Loulou étaient heureux d'être revenus à Donaldville : leur oncle avait quitté son emploi, estimant que c'était trop loin de chez lui ; ils vivaient désormais juste devant le dépôt de Balthazar Picsou, où Donald astiquait les pièces.

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Riri, Fifi et Loulou satisfaits de voir qu'ils sont revenus à Donaldville.

En coulisses Modifier

Gare

La gare de Donaldville, copie conforme de la gare italienne de Milan-Centrale.

Dans cette histoire, Donald fuit la tentaculaire Donaldville pour aller vivre dans une banlieue plus tranquille. La cité des canards adopte alors de nombreux éléments de Milan, la ville d'origine de Marco Rota. La gare de Donaldville, jouant un rôle important dans l'histoire, s'avère être la copie conforme de l'immense gare de Milan-Centrale, construite en 1931 sous le régime fasciste. Rota dessine de nombreux plans détaillés de cette gare, avec ses voies et ses trains qu'admire Donald, mettant ainsi en valeur la qualité de son dessin ; ses paysages urbains sont très réalistes, peu d'auteurs Disney peuvent prétendre à cela. Donaldville reste néanmoins une métropole américaine, comme le montre Rota en y plaçant de nombreux gratte-ciels typiquement américains. Il dessine la ville parfaitement, en n'omettant rien, que ce soient la foule, les bus, le métro, les affiches publicitaires... Il rend cette ville vivante, en y mélangeant des éléments milanais et américains ce qui donne un résultat étonnant mais pour autant spectaculaire.

Selon le vote des utilisateurs du site I.N.D.U.C.K.S., Donald Duck banlieusand est considérée la meilleure histoire Disney réalisée en 1977[1] ; elle est également souvent considérée comme l'une des meilleures histoires de Marco Rota.

Publications françaises Modifier

Cette histoire fut publiée deux fois en France, dans :

Notes Modifier

  1. https://inducks.org/recommend.php?top100=1&filteryear=1977
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