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Donaldville (Duckburg en version originale), parfois appelée Duckburg[1] ou Canardville[2], est une ville de l'univers de Donald Duck. Située sur la côte est des États-Unis, proche ainsi d'autres grandes métropoles comme Los Angeles ou San Francisco, il s'agit de la capitale de l'État du Calisota, et également du Comté du Canard.

La ville fut construite à partir du Fort Donaldville, établi sur la colline Killmotor en 1579 par Sir Francis Drake. Cornélius Écoutum racheta le fort aux Britanniques en 1818, et fonda Donaldville en 1861, bâtissant la petite ville au pied de la colline Killmotor. Le milliardaire Balthazar Picsou y arriva en 1902, et y établit son immense dépôt ainsi que le siège de ses entreprises : la ville connut alors un développement fulgurant, pour devenir l'une des principales métropoles américaines. De nombreux gratte-ciels y furent construits, dominant le paysage urbain avec l'immense statue de Cornélius Écoutum.

La ville constitua dans les années 1950 le lieu de résidence de Donald Duck et de ses neveux Riri, Fifi et Loulou Duck, de Daisy Duck, de Géo Trouvetou, de Gontran Bonheur et de nombreux autres personnages de l'univers de Donald Duck. Mickeyville est en quelque sorte son équivalent pour l'univers de Mickey Mouse ; il s'agit cependant d'une ville bien distincte, elle aussi établie dans l'État du Calisota.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

La fondation de Fort Drakeborough[modifier | modifier le wikicode]

Sir Francis Drake ayant accosté sur la côte donaldvilloise en 1579.

En 1579, le célèbre corsaire anglais Sir Francis Drake accosta sur la côte ouest des futurs États-Unis, avec son navire le Golden Hind, à la recherche d'un endroit pour construire un fort au nom de la monarchie anglaise. Il était le premier explorateur à découvrir ces terres, qu'il baptisa Nova Albion (Albion est un surnom donné à l'Angleterre), au nom de la reine Élisabeth Ie. C'est ainsi qu'il établit, près de l'embouchure du Fleuve Tulebug, le Fort Drakeborough, sur la colline qui prit le nom de Killmule. Il fit graver une plaque en cuivre célébrant la fondation du fort[3]. Le marin y cacha les ouvrages de la mythique bibliothèque d'Alexandrie, qu'il avait volés à un galion espagnol.

Le Fort Drakeborough établi sur la colline Killmule.

Il confia la garde du fort à Fenton Penworthy, qui était également chargé de compiler toutes les connaissances de la légendaire bibliothèque en un unique ouvrage, que le corsaire devait après remettre à la reine. Cependant, Francis Drake ne revint jamais, mourant en 1596 avant d'avoir pu revoir Fort Drakeborough ; les Indiens attaquèrent à de nombreuses reprises le fort britannique, et Penworthy fut contraint de se réfugier dans le caveau où il avait entreposé les précieux ouvrages. Il y mourut, étant ainsi le dernier gardien de la bibliothèque d'Alexandrie[4]. Les britanniques semblèrent cependant maintenir par la suite leur présence dans ce fort, malgré les incessantes attaques des Indiens, puis par la suite des Espagnols, qui possédaient quasiment toute la région.

Le château construit par Richard Quackett, plus connu sous le nom de château du duc Dément de Donaldville.

Parallèlement, Richard Quackett, qui était arrivé à Fort Drakeborough avec Sir Francis Drake, construisit un château à proximité du fort, qui sera plus tard connu sous le nom du château du Duc Dément de Donaldville. Ce personnage étrange avait la particularité de pouvoir imiter n'importe qui à la perfection, et il sombra rapidement dans la folie. Il truffa son château de pièges mortels, et disparut, emportant avec lui une énorme quantité d'or devant revenir à la reine Élisabeth Ie[5].

Un prototype de Donaldville[modifier | modifier le wikicode]

Paperyn McPap dans la vallée des Roses, avec sa compagne Rosabianca O'Kett.

Aux alentours de 1750, un Écossais du nom de Paperyn McPap décida de partir en Amérique afin d'échapper aux disputes incessantes qu'il avait avec son cousin et son plus grand rival, Gaston McOky. Il arriva dans le futur Calisota, et après avoir erré dans des terres alors inconnues, il arriva dans la vallée des Roses, où il découvrit une petite maison. Elle était habitée par Rosabianca O'Kett, une jolie cane blonde qui cultivait les roses, avec qui Paperyn fit connaissance. Celle-ci avait une sœur, Rosarossa, qui avait également rencontré un homme dans la journée, qui n'était autre que Gaston McOky. Leurs disputes recommencèrent, mais sous l'influence de leurs compagnes, ils finirent par s'apaiser, et décidèrent de fonder une ville dans ces terres encore vierges. Cependant, ils ne réussirent à se mettre d'accord sur le nom qu'ils devaient donner à cette ville : Gaston McOky voulait l'appeler Zoieville tandis que Paperyn McPap préférait le nom de Donaldville. Les sœurs O'Kett trouvèrent alors un compromis : au lieu de fonder une ville, les deux cousins allaient fonder deux villes, d'une part et d'autre de la vallée des Roses, chacune arborant le nom que son fondateur préférait. Ainsi, Paperyn McPap tenta de fonder sa Donaldville, mais il fut très probablement chassé par les Britanniques qui possédaient encore ces terres, si bien qu'il ne fut jamais reconnu comme le fondateur de la cité des canards[6].

Le fort pris par les Indiens[modifier | modifier le wikicode]

Le pionnier Jean-Claude McPicsou prisonnier des Indiens Canards-Sauvages.

Cependant, les Britanniques eurent beaucoup de mal à maintenir leur souveraineté sur la région, si bien que les Indiens Canards-Sauvages finirent par prendre le contrôle du Fort Drakeborough à la fin du XVIIIe siècle. C'est ainsi qu'en 1807, le roi George III envoya l'écossais Jean-Claude McPicsou négocier avec les Indiens pour pourvoir racheter la colline Killmule sur laquelle se trouvait le fort, et ainsi préserver l'implantation britannique sur la côte ouest de l'Amérique. Cependant, les Canards-Sauvages ne furent pas très conciliants, et firent prisonnier Jean-Claude McPicsou. On ne sait pas ce qu'il advint de ce missionnaire, mais huit ans plus tard, en 1815, la colline fut finalement échangée contre une bouteille de vin avec le chef des Canards-Sauvages, Crazy Duck[7].

Le fort finalement cédé à Cornélius Écoutum[modifier | modifier le wikicode]

Cornélius Écoutum lors de son arrivée au Calisota.

En 1818, Cornélius Écoutum arriva à Fort Drakeborough, espérant pouvoir commercer avec les Britanniques. Néanmoins, le fort était attaqué par les soldats espagnols, le roi Ferdinand VII voulant prendre ce territoire qui était le seul à ne pas appartenir aux Espagnols dans la région. Les soldats britanniques ne savaient que faire, assaillis de tous les côtés, et condamnés à une mort prochaine. Le roi George III décida finalement d'abandonner le fort à ses assaillants, et de quitter définitivement la région. Les soldats britanniques, apprenant la nouvelle, en profitèrent pour fuir immédiatement les lieux en empruntant un tunnel qui les menait directement à la rivière ; cependant, ils cédèrent le fort à Cornélius Écoutum préalablement, qui se retrouva ainsi seul face aux soldats espagnols qui finirent par pénétrer dans l'enceinte du fort. Il ordonnèrent la saisie du fort, l'acte de propriété que venait d'acquérir Écoutum ne valant donc plus rien.

Cornélius Écoutum s'apprêtant à servir du maïs aux Espagnols.

Le canard eut toutefois une idée pour ne pas perdre la possession du fort : il proposa aux Espagnols de fêter leur victoire en partageant un repas, pour respecter la coutume américaine. Les Espagnols acceptèrent, et le Écoutum fit cuire des épis de maïs, pour faire du pop-corn ; il espérait que les soldats fussent effrayés par le pop-corn, ceux-ci n'ayant jamais vu cela de leur vie. En effet, surpris par le pop-corn qui sautait partout autour d'eux, ils crurent à une embuscade des Britanniques et fuirent la région. Le fort était désormais à lui ; retrouvant la plaque de cuivre gravée par Sir Francis Drake, il la cloua à un arbre en souvenir de ces « généreux » soldats britanniques qui lui offrirent son nouveau chez-lui. Il américanisa le nom du fort, qui devint ainsi Fort Donaldville, et y établit un village où de nombreux pionniers vinrent vivre[3]. Il fonda la milice des « Castors », chargée de défendre le fort, et ce dernier put ainsi prospérer au milieu des territoires alors mexicains et quasi-inoccupés[8].

Le grand incendie[modifier | modifier le wikicode]

Cornélius Écoutum et l'or que le leprechaun lui aurait donné.

Quelques temps après ces évènements, le fort subit un très grave incendie qui détruisit la plupart des bâtiments. Cornélius Écoutum avait besoin de beaucoup d'argent pour reconstruire le village dans le fort, mais la communauté assez pauvre était incapable de lui fournir ces liquidités. Se promenant dans la Forêt Noire le jour de la Saint-Patrick, Écoutum serait tombé sur un leprechaun qui, selon la coutume, lui aurait offert une marmite remplie d'or. Peu de gens crurent à cette histoire lorsque Écoutum la raconta, mais personne ne la contesta non plus vraiment, car l'or était bien là, et le fort pu être rebâti[9].

L'intégration aux États-Unis et la Guerre de Sécession[modifier | modifier le wikicode]

Donaldson Duck recevant la médaille de la bravoure pour ses actes lors de la Guerre de Sécession.

Le traité de Guadeloupe Hidalgo mit fin en 1848 à la guerre américano-mexicaine, et de nombreux territoires mexicains furent intégrés aux États-Unis d'Amérique. C'est ainsi que le compromis de 1850 établit l'État de Californie, et les territoires de l'Utah et du Nouveau-Mexique. Donaldville intégra probablement à cette époque les États-Unis avec le Calisota ; cependant, on ne sait pas si le Calisota constituait déjà un État, ou s'il s'agissait d'un territoire organisé tout comme l'Utah ou le Nouveau-Mexique. La ville de Donaldville fut bâtie au pied de la colline Killmotor à partir de 1861[10]. Entre 1861 et 1865, les États-Unis se déchirèrent lors de la Guerre de Sécession, entre les Unionistes (ou Nordistes) et les Confédérés (ou Sudistes), ces derniers réclamant leur indépendance, et prônant le maintien de l'esclavage sur leurs terres ainsi que le libéralisme économique, tandis que le Nord menait une politique protectionniste et anti-esclavagiste. Donaldville tomba aux mains des Confédérés, et les Nordistes décidèrent de libérer la ville, qui n'avait manifestement pas choisi de s'allier aux Sudistes. Ils assiégèrent ainsi le fort lors de la bataille de Donaldville, mais avaient besoin d'un convoi de ravitaillement depuis leur quartier général situé de l'autre côté du Fleuve Tulebug. Les soldats composant ce convoi avaient été recrutés dans les campagnes environnantes ; c'est ainsi que Donaldson Duck fut recruté, et celui-ci devint le héros de Donaldville après avoir ramené assez de poudre pour faire exploser le fort, ce qui permit aux Nordistes de reprendre la ville[11].

La ville avant l'arrivée de Balthazar Picsou[modifier | modifier le wikicode]

Daniel Duck apercevant l'ouragan en mer.

En 1878, un ouragan prit naissance en mer au large de Donaldville. Depuis son bateau, un habitant nommé Daniel Duck aperçut la tempête qui se formait avec sa longue-vue, et rentra précipitamment au port pour prévenir les Donaldvillois du danger. Il leur recommanda d'attacher tout ce qu'ils pouvaient au sol au moyen de cordes, puis de se réfugier dans les caves. La sagacité de Daniel Duck permit de considérablement limiter les dégâts matériels et, plus important encore, les pertes humaines[12].

Clinton Écoutum présentant le premier manuel des Castors Juniors.

Les pionniers venant s'établir au Far West s'installèrent progressivement à Donaldville, mais la ville restait globalement assez peu peuplée. La plupart des terres appartenaient aux descendants de Cornélius Écoutum, dont son fils Clinton qui possédait une épicerie nommée les Grands magasins Écoutum[13] ; ou sa petite-fille Elvire qui possédait avec son mari Joseph Duck une ferme au pied de la colline Killmule. En 1901, Clinton Écoutum fonda la troupe scoute des Castors Juniors, dont le but était d'enseigner aux jeunes la préservation de la nature et du savoir, à partir du manuscrit de Fenton Penworthy retrouvé par son père dans le caveau du fort, regroupant tous les savoirs de la bibliothèque d'Alexandrie[8][4]. Le nom de « Castors » est un emprunt au nom qu'avait donné Cornélius à la milice qui était chargée de défendre Fort Donaldville ; la troupe fit par ailleurs du fort son quartier général.

L'arrivée de Balthazar Picsou[modifier | modifier le wikicode]

Jules Écoutum vendant la colline Killmule à Balthazar Picsou.

En 1899, le jeune Écossais Balthazar Picsou, alors qu'il prospectait au Yukon lors de la ruée vers l'or du Klondike, acheta le Fort Donaldville à Jules Écoutum, petit-fils de Cornélius qui était également prospecteur. Le canard, fort de son succès dans la prospection, souhaitait consolider sa fortune et créer un véritable empire financier. Rentré en Écosse, il réalisa rapidement que le pays était trop tourné vers le passé, et n'était donc pas apte pour établir un nouvel empire financier international. Il décida donc de partir là où il avait commencé sa fortune, aux États-Unis, avec ses sœurs Matilda et Hortense. Il arriva donc dans la minuscule ville de Donaldville, avec sa Rolls Regal de 1902, prendre possession du fort qu'il avait acheté quelques années auparavant. Essayant de gravir la colline Killmule avec sa voiture, celle-ci ne résista pas à la pente extrêmement raide de la colline, et le véhicule descendit précipitamment, dénué de freins, pour s'échouer dans les champs de maïs de la ferme d'Elvire et Joseph Duck : la colline prit alors le nom de Killmotor.

Picsou, devant la petite bourgade de Donaldville, annonce ses grands projets pour faire de cette ville la capitale de son Empire financier, après avoir construit son coffre.

Le canard décida de renvoyer les Castors Juniors du fort, qui leur servait de quartier général. Les jeunes scouts, qui n'étaient alors plus que trois, prévinrent les responsables locaux de leur expropriation. Cependant, la nouvelle fut mal interprétée, et remonta jusqu'au président des États-Unis, Théodore Roosevelt : Picsou était devenu alors un millionaire venu d'Écosse qui aurait installé une base militaire sur la côte. L'armée américaine fut ainsi mobilisée, et le vieux Fort Donaldville fut assiégé. Les Rapetou, qui avaient emménagé dans la région et décidé de prendre possession de la fortune de Picsou, furent neutralisés par l'armée. Le quiproquo disparut finalement lorsque Picsou et Roosevelt se rencontrèrent : en effet, les deux étaient de vieux amis, s'étant rencontré dans les années 1880 aux Badlands. Ainsi, Picsou devint définitivement propriétaire de la colline, et il y rasa le vieux fort pour y construire un immense dépôt afin d'entreposer sa fortune grandissante[14].

Un développement fulgurant[modifier | modifier le wikicode]

L'architecte Henry Quackett, ayant construit notamment la cathédrale Notre-Duck et la villa Rose.

Sous l'influence de Picsou, la ville se développa extrêmement rapidement au début du XXe siècle ; d'un petit village en 1902, Donaldville devint une importante métropole dans les années 1910 et 1920, capitale de l'État du Calisota. Le milliardaire partit vivre des aventures à travers le monde, et accumula de nombreuses richesses ; même s'il ne venait presque plus à Donaldville, la ville accueillit toutes ses entreprises. De nombreux emplois furent créés, si bien que de nombreuses personnes vinrent s'installer dans la ville, qui connut une explosion démographique. De nombreux gratte-ciels furent construits, accueillant notamment les entreprises de Picsou. La cathédrale Notre-Duck, immense édifice religieux néo-gothique, fut construite en 1916 par l'architecte Henry Quackett, qui construisit également la Villa Rose[15]. De nombreux autres édifices importants furent probablement construits durant cette période, comme la mairie de Donaldville, ou le capitole du Calisota. Picsou revint à Donaldville en 1930, après avoir parcouru le monde : alors que sa famille vint l'accueillir à bras ouvert lorsqu'il entra dans son dépôt, il s'enferma dans son bureau, obsédé par sa richesse. Dévoré par la cupidité, il était devenu l'homme le plus riche du monde, mais ses sœurs était dégoûtées de ce qu'il était devenu, et partirent de Donaldville[16].

Le manoir où Balthazar Picsou s'enferma à partir de 1942.

En 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, Balthazar Picsou décida à la surprise de tous de fermer toutes ses entreprises, et de se retirer dans son immense et luxueux manoir, vivant désormais en misanthrope, n'ayant plus aucun lien avec sa famille. Ainsi, son dépôt restait abandonné, trônant au milieu de la ville ; les Donaldvillois se demandaient si le bâtiment contenait vraiment tout l'argent du milliardaire, comme les rumeurs le disaient[17]. La ville connut donc un ralentissement conséquent, mais elle était devenue tout de même une importante métropole, et restait la capitale de l'État du Calisota.

La métropole moderne[modifier | modifier le wikicode]

D'importants travaux illustrant le renouveau de la ville après le retour aux affaires de Balthazar Picsou.

En 1947, Picsou invita son neveu Donald Duck, et ses petits-neveux Riri, Fifi et Loulou Duck, dans son chalet pour Noël, espérant leur faire une mauvaise farce lors du réveillon en se déguisant en ours. Mais sa farce échoue lamentablement ; cependant, le canard est impressionné par le « courage » de ses neveux, si bien qu'il décide de les inviter dans son manoir le jour de Noël[18]. Les canards se rendirent ainsi chez leur oncle mystérieux, et rencontrèrent un vieux canard cupide, loin de l'aventurier qu'il était. Celui-ci décida de leur faire visiter son immense dépôt, et ses neveux découvrirent ainsi que le coffre contenait effectivement tout l'argent du milliardaire, comme les rumeurs le disaient. Toutefois, les Rapetou, ou plutôt les fils des Rapetou que Picsou avait affrontés dans sa jeunesse, toujours dirigés par le vieux Gracié, avaient suivi les canards, les ayant mené directement au coffre. Ils essayèrent de prendre possession de l'argent, mais ils furent poursuivis à travers la ville par Picsou et ses neveux qui réussirent finalement à les arrêter. Cette course-poursuite redonna le goût de l'aventure à Picsou, qui décida de reparaître publiquement et de réouvrir toutes ses entreprises[17]. C'est ainsi que Donaldville connut un véritable renouveau à la fin des années 1940 ; des travaux importants eurent lieu, et de nouveaux bâtiments furent construits, comme l'immense Tour Picsou qui est devenue le plus haut gratte-ciel de la ville.

Picsou et le maharadjah du Komenvatustan s'affrontèrent en construisant d'immenses statues de Cornélius Écoutum, chacun voulant construire la plus grande.

Dans les années 1950, la ville était redevenue la métropole florissante des années 1910 et 1920. Les gratte-ciels dominaient la ville, tout comme l'imposant coffre de Picsou sur la colline Killmotor. En 1951 fut construite l'immense statue de Cornélius Écoutum, en hommage au fondateur de Donaldville, à la suite d'un concours entre les deux milliardaires omnipotents Balthazar Picsou et le maharadjah du Komenvatustan, qui souhaitaient chacun construire la plus grande statue[19]. Durant Noël 1951, Picsou perdit son immense fortune, engloutie dans une caverne cachée sous son coffre[20] ; cependant, quelques mois plus tard, il put récupérer son argent grâce à l'ingéniosité de Géo Trouvetou[21]. En cette même année de 1952, une immense cérémonie fut organisée pour célébrer les cinquante ans de l'arrivée de Picsou à Donaldville, qui transforma la petite ville en une importante métropole. Néanmoins, cette cérémonie, agrémentée d'un concours qui consistait à trouver le meilleur cadeau au milliardaire, s'avérait être une énorme escroquerie montée par les rivaux du milliardaire pour lui extorquer sa fortune[13]. En somme, dans les années 1950, la ville était une florissante métropole, accueillant également d'autres grandes fortunes comme John Flairsou. Donaldville était également à la pointe de la modernité, des fusées y étant construites, comme des moyens de transports extrêmement modernes ; la ville accueillit également une exposition universelle[22].

Géographie[modifier | modifier le wikicode]

Situation[modifier | modifier le wikicode]

Carte situant Donaldville.

Donaldville se situe sur la côte est des États-Unis, dans l'État du Calisota, État situé au nord de la Californie, à l'est du Nevada et au sud de l'Oregon. La ville est construite au bord de la baie de Donaldville, sur une plaine à l'embouchure du fleuve Tulebug, à proximité de l'océan Pacifique. La ville est bordée au sud par la Forêt Noire, une imposante forêt sauvage encore épargnée par l'urbanisation. À l'est se trouve la Dent du Diable, un immense pic montagneux dominant la périphérie de la ville. Deux autres pics se dressent dans la ville, la Colline de l'Aiguille et la Colline du Pic ; la colline Killmotor, où se dresse le dépôt de Balthazar Picsou, domine elle le centre-ville. Plusieurs lacs se situent près de Donaldville, comme le Lac Cristal, lac Evier, le Lac Saumoné ou le lac de l'Anguille ; bien que la pêche soit une activité couramment pratiquée, la biodiversité est menacée par la pollution, qui touche certains lacs comme le lac Evier[23]. La ville est située à quelques kilomètres au nord-est de Zoieville, et au sud de Mickeyville[24]. Elle se trouve à plus de 900 kilomètres au nord de Los Angeles, plus de 350 kilomètres au nord de San Francisco et plus de 750 kilomètres au sud de Seattle[25].

Climat[modifier | modifier le wikicode]

Donald dans un parc enneigé de Donaldville, en hiver.

Donaldville est caractérisée par un climat assez chaud en été, saison où les Donaldvillois se réfugient sur les plages à proximité de la ville. À l'opposé, en hiver, la ville connaît un froid important, et un enneigement conséquent qui peut paralyser entièrement les voies de communication[26]. Le froid permet ainsi aux Donaldvillois de profiter des plaisirs de la neige, notamment en faisant du patinage ou du ski ; chaque année est même organisé un concours de la plus belle sculpture de glace[27]. Cependant cette saison ne convient pas à tous les habitants, certains comme Donald Duck préférant partir vers le sud pour fuir le froid et la neige[28]. La ville connaît donc des Noëls enneigés et froids, comme dans les États du nord des États-Unis, mais également des étés chauds comme dans les États du Sud (le climat est rappelé par le nom du Calisota, qui est la contraction de la Californie (un État du Sud) et du Minnesota (un État du Nord).

Population et société[modifier | modifier le wikicode]

Démographie[modifier | modifier le wikicode]

Panneau annonçant la population de Donaldville : 1 320 000 d'habitants + 1 milliardaire.

Bien que Donaldville paraisse parfois comme une ville de taille moyenne, plusieurs sources montrent que la ville a plus d'un million d'habitants : des chiffres donnent une population de 1 316 000 habitants[29] dans les années 1950, tandis que d'autres misent sur 1 320 001[30] (ce qui reste toutefois des données très similaires). La cité des canards serait donc plus peuplée que San Francisco (plus de 700 000 habitants en 1950), mais bien moins peuplée que Los Angeles (près de deux millions d'habitants en 1950). La ville a connu une explosion démographique entre 1902 et 1930, grâce à l'arrivée du milliardaire Balthazar Picsou qui y installa ses entreprises, la ville prenant l'apparence d'une grande métropole alors qu'elle n'était qu'un petit village au début du XXe siècle[14]. Le centre-ville paraît être assez densément peuplé, cette situation étant due à l'important nombre de gratte-ciels dominant la skyline donaldvilloise. Cependant, de nombreux quartiers périphériques semblent être moins denses, étant d'immenses zones pavillonnaires où les maisons sont entourées de jardins, suivant ainsi le modèle de nombreuses banlieues américaines : c'est dans ces quartiers que vivent notamment Donald Duck, Daisy Duck, Gontran Bonheur ou Géo Trouvetou.

Riri, Fifi et Loulou traversant le bidonville de Pauvreville.

La ville semble assez peu cosmopolite, composée majoritairement de Blancs anglo-saxons. En effet, on voit assez peu d'Afro-Américains ou d'Asiatiques dans la cité des canards. Ces Blancs sont très majoritairement des chiens anthropomorphes, mais on remarque une proportion non-négligeable de cochons, d'oies et de canards anthropomorphes. On dénote aussi le nombre important de milliardaires, probablement attirés à Donaldville par la présence de Picsou : on peut citer notamment parmi eux John Flairsou, principal rival de Picsou. Ces milliardaires se réunissent régulièrement au sein du Club des milliardaires. Toutefois, il ne faut pas négliger une part importante de la population très pauvre, les plus démunis étant contraints d'habiter dans l'immense bidonville de Pauvreville.

Enseignement[modifier | modifier le wikicode]

Donaldville comprend une importante université, où enseignent d'éminents professeurs tels que le docteur Livingsouche, zoologiste[31]. La ville comprend également de nombreuses écoles : on relève notamment l'école communale numéro 13[32] ou l'école élémentaire Cornélius Écoutum[33], que fréquentèrent Riri, Fifi et Loulou Duck.

Cultes[modifier | modifier le wikicode]

L'impressionnante cathédrale Notre-Duck, construite par Henry Quackett en 1916.

La majorité des Donaldvillois semble être de confession chrétienne, tout comme la majorité des Américains. Le principal lieu de culte de la ville est la cathédrale Notre-Duck[34], immense édifice néo-gothique construit en 1916 par l'architecte Henry Quackett[15]. Cette cathédrale est assez particulière, car elle comprend de nombreux passages secrets et pièges, ce qui inhabituel pour un édifice religieux. De nombreuses légendes sont liées à cette cathédrale, la plus célèbre étant celle du fantôme qui la hanterait ; une tradition pour les Donaldvillois est de jeter une pièce dans une fontaine au beau milieu de la cathédrale, ce qui porterait chance. D'autres églises peuvent être aperçues à Donaldville, tout comme la ville comprend un important cimetière. Les autres religions semblent avoir assez peu d'importance.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le wikicode]

Transport routier[modifier | modifier le wikicode]

Donald et ses neveux devant l'impressionnant échangeur à sept routes.

Les rues de Donaldville semblent former un plan en damiers, comme l'immense majorité des villes américaines. Elles portent pour beaucoup des numéros, comme la 24e rue ou la 66e rue, ou parfois des lettres comme la rue B. La rue Couac semble être un axe important, le dépôt de Balthazar Picsou et la maison de Donald Duck sont situés sur cette rue. La cité des canards est située sur l'U.S. Route 101, axe majeur nord-sud de la côte ouest des États-Unis, passant notamment par San Francisco et Los Angeles. Des autoroutes traversent probablement la ville, comme dans de nombreuses villes américaines : on peut apercevoir à proximité de Donaldville un impressionnant échangeur autoroutier, où se rejoignent sept routes[35]. Donald Duck a pu également emprunter l'autoroute pour aller en vacances avec ses neveux en Californie[36].

Transport aérien[modifier | modifier le wikicode]

L'aéroport international Écoutum.

Donaldville dispose d'un aéroport, l'aéroport international Écoutum[37], desservant de nombreuses destinations à travers les États-Unis, mais aussi le monde, possédant notamment des lignes vers l'Italie ou la France. La Société Aéronautique Donaldvilloise y est basée, Donald Duck travailla un temps pour cette compagnie : elle était spécialisée dans le transport de marchandises entre différents aéroports. D'autres compagnies opèrent sur cet aéroport, comme Air Vésuve ou Air Picsou. Balthazar Picsou semble posséder au moins un jet privé basé sur l'aéroport. Des liaisons régulières de bus lient l'aéroport et le centre-ville, des taxis peuvent également y mener.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le wikicode]

La gare centrale de Donaldville.

Donaldville dispose d'une gare centrale, construite en centre-ville sur le modèle de la gare centrale de Milan[38]. Elle est desservie par de nombreux trains menant vers les villes de banlieue, à l'instar de Chutville et Ratville, mais également vers d'autres villes des États-Unis : Donaldville est même reliée au Missouri par un ligne directe, qui était déjà présente avant le développement fulgurant de la ville au début du XXe siècle, à la suite de l'arrivée de Balthazar Picsou en 1902[14]. Donald Duck aime admirer l'impressionnant panorama de la gare, constamment bondée de voyageurs, ou de simple banlieusards devant aller travailler chaque jour dans la cité des canards. La ville semble aussi posséder d'autres gares, comme celle de Donaldville-Ouest, construite dans un quartier assez industriel de la ville.

Transport maritime[modifier | modifier le wikicode]

La gare maritime de Donaldville, au bord du fleuve Tulebug.

Donaldville dispose d'un port important, située au cœur de la ville, au milieu des immenses gratte-ciels et au bord du fleuve Tulebug[39]. De nombreuses lignes maritimes lient Donaldville aux autres continents, des bateaux vont par exemple vers l'Inde, l'Afrique du Sud ou l'Alaska. Ce port est également un grand port de marchandises, la vitalité industrielle de la ville encourageant le transport par cargos. On peut également trouver un port de plaisance, où Picsou amarre ses navires tels que L'Oie dorée. En raison du nombre important de lacs, et de l'immense baie bordant Donaldville, le transport maritime est utilisé au sein même de la ville, Donald ayant déjà conduit un ferry entre Sandflea Point et Mudhen Island, dont la principale cliente était une vache[40].

Transports en commun[modifier | modifier le wikicode]

Donald prenant le métro à Donaldville.

Donaldville semble disposer d'un important réseau de transports en commun, comme la plupart des grandes métropoles : ses habitants empruntent beaucoup les bus sillonnant la ville. Des lignes mènent notamment à la gare ou à l'aéroport. Des tramways et des trolleybus peuvent être également aperçus dans les rues. La ville dispose même d'un réseau de métro, que Donald Duck a notamment pu emprunter lorsqu'il devait rejoindre la gare chaque jour alors qu'il vivait en banlieue mais travaillait toujours à Donaldville[38].

Symboles associés à la ville[modifier | modifier le wikicode]

Drapeau de Donaldville.

Dans Le trésor de Marco Polo (Uncle Scrooge and the Treasure of Marco Polo), Balthazar Picsou tente de rejoindre l'ambassade de Donaldville à Toufoul-Kang pour se protéger de la guerre civile qui fait rage dans la ville où il vient d'atterrir. On découvre, sur la façade de cette ambassade, un drapeau orné des armoiries de Donaldville. En termes d'héraldique, ce drapeau peut être défini comme suit : « de sinople à la canette d'argent » (c'est-à-dire vert et orné d'un canard blanc de profil).

Plan détaillé[modifier | modifier le wikicode]

Plan composite de Donaldville dessiné par Rob Klein.

La carte de Donaldville, par McIntyre.

Étant donné la diversité des auteurs qui ont travaillé sur l'univers de Donald Duck, il existe plusieurs cartes de Donaldville, qui ne se recoupent pas toujours très bien.

La carte de McIntyre, par exemple, donne à la ville la forme de la tête de Donald (béret inclus). C'est l'une des cartes plus originales et des plus inhabituelles ; en effet, la plupart des cartes dessinées respectent globalement la forme de la côte et l'estuaire tels que Barks les présente.

Vue sur une partie de Donaldville, dessinée par Marco Rota.

Les auteurs italiens représentent régulièrement une ville plus conforme à des standards latins, présentant globalement peu de ressemblances avec une grande ville américaine. Il s'agit, bien sûr, de transformations d'ordre culturel, destinées à adapter l'univers des canards aux lecteurs italiens.

Cependant, un fan du nom de Rob Klein pu établir une carte probable et très complète de Donaldville en se basant sur les références de Barks et Rosa. N'ayant rien d'officiel, la valeur de cette carte doit toutefois être relativisée.

En coulisses[modifier | modifier le wikicode]

Dans le jeu vidéo Donald Duck Couak Attack, Donald doit passer par Donaldville pour accéder au méchant Merlock.

Aux sources de l'histoire[modifier | modifier le wikicode]

Réunion des principaux acteurs de la vie donaldvilloise.

Les éléments permettant de connaître l'histoire de Donaldville sont dispersés dans les bandes dessinées. Les premiers étaient de la plume de Carl Barks, et furent souvent reprises par Don Rosa, dans des histoires ou séries telles que La Jeunesse de Picsou et Sa Majesté Picsou Ier. D'autres ont été ajoutées entre-temps par d'autres auteurs, comme l'existence de Paperyn McPap, etc.

Une ville du milieu du XXe siècle[modifier | modifier le wikicode]

Le guide de Donaldville publié comme hors-série de Mickey Parade Géant.

D'après le dessinateur Don Rosa, toutes les aventures de Picsou créées par Carl Barks avaient lieu entre 1947 et la mort du personnage, qu'il imaginait se produire en 1967 (année de la retraite de Barks). Donaldville avait donc souvent l'apparence chez ces auteurs d'une ville des années 1950 et 1960. D'autres dessinateurs ont suivi cet esprit, d'autres ont également modernisé la ville pour la mettre au goût des décennies suivantes.

Un guide officiel[modifier | modifier le wikicode]

En 2016, Mickey Parade Géant publie un hors-série regroupant des histoires sur différents lieux de la cité, et propose des pages de présentation de la ville et des visites guidées. Cela se rapproche un peu du Guide du Routard. Dans ce livre sont également trouvables des plans de la ville et de la maison de Donald Duck.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Dans PowerDuck.
  2. Dans La Bande à Picsou.
  3. 3,0 et 3,1 Don Rosa, Sa Majesté Balthazar Ier, 9 mai 1989.
  4. 4,0 et 4,1 Don Rosa, Les Gardiens de la Bibliothèque perdue, 28 septembre 1993.
  5. Marco Gervasio, Il tresoro di Francis Drake, 26 janvier 2016.
  6. Claudia Salvatori et Guido Scala, Paperino e i cugini di Ocopoli, 3 septembre 1996.
  7. Dossier : Spécial Donaldville, dans le Picsou Magazine n°496, novembre 2013.
  8. 8,0 et 8,1 Don Rosa, C.E.S.T.D.U.C.H.A.R.A.B.I.A., 10 octobre 1997.
  9. Kari Korhonen et Daniel Branca, La chasse au lutin, 30 octobre 1998.
  10. Carl Barks, Le derby des vieux tacots, juin 1961.
  11. Osvaldo Pavese, Romano Scarpa et Giorgio Cavazzano, De Donaldson... à Donald, 29 décembre 1968.
  12. Vic Lockman et Tony Strobl, Le géant de Donaldville, janvier 1967.
  13. 13,0 et 13,1 Don Rosa, Un petit cadeau très spécial, 24 juin 1997.
  14. 14,0 14,1 et 14,2 Don Rosa, L'Envahisseur de Fort Donaldville, 7 mars 1994.
  15. 15,0 et 15,1 Marco Gervasio, La naissance de Fantomius, 10 juin 2015.
  16. Don Rosa, Le Canard le plus riche du monde, 11 avril 1994.
  17. 17,0 et 17,1 Don Rosa, Le Reclus du Manoir McPicsou, 30 mai 1994.
  18. Carl Barks, Noël sur le mont Ours, décembre 1947.
  19. Carl Barks, La guerre des statues, mars 1952.
  20. Carl Barks, Noël pour Pauvreville, janvier 1952.
  21. Don Rosa, La Première Invention de Géo Trouvetou, 2 mai 2002.
  22. Carl Barks, Le génie du stand, août 1962.
  23. Carl Barks et Kay Wright, L'affaire du dragon poubellivore !, novembre 1972.
  24. Marco Bosco, Marco Mazzarello, Emmanuele Baccinelli, Nicola Tosolini, Andrea Malgeri et Vitale Mangiatordi, Picsou a disparu !, 3 juillet - 31 juillet 2019.
  25. En effet, Donaldville se trouve à l'emplacement d'Eureka dans le monde réel.
  26. Carl Barks, Un froid de vantard, mars 1950.
  27. Carl Barks, La princesse des neiges, janvier 1957.
  28. Carl Barks, Hibernation prolongée, janvier 1950.
  29. Approfondimento su Paperopoli, Topolino n°3062.
  30. Pier Carpi et Luciano Gatto, Le blouson spatial de Donald !, 29 mai 1966.
  31. Carl Barks, Boulettes dans la jungle, avril 1962.
  32. Carl Barks, La chasse aux cancres, octobre 1951.
  33. Jan Kruse et Don Rosa, Tel oncle, tels neveux, 9 janvier 1990.
  34. Carl Barks, Le fantôme de Notre-Duck, novembre 1965.
  35. Carl Barks, À pile ou face, février 1953.
  36. Carl Barks, Retour en Californie, mai 1951.
  37. Don Rosa, Oublie ça !, 11 mars 2002.
  38. 38,0 et 38,1 Marco Rota, Donald Duck banlieusard, 1er mai 1977.
  39. Carl Barks, Le sablier magique, septembre 1950.
  40. Carl Barks, La revanche du capitaine Donald, mars 1962.
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