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L'île du bout du temps bandeau

L'île du bout du temps est une histoire en bande dessinée de quatorze planches scénarisée et dessinée par Don Rosa. Elle fut publiée pour la première fois le 10 octobre 1991 dans Micky Maus n°1991-42, en Allemagne. Elle met en scène Balthazar Picsou, Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou, Archibald Gripsou et Kéoki. Elle se déroule à Donaldville, Manille et au milieu de l'océan Pacifique.

SynopsisModifier

Un satellite de Picsou détecte la formation d'une nouvelle île volcanique entièrement en or, mais Gripsou veut également être le premier à en prendre officiellement possession de l'île. La ligne internationale de changement de date du 180e méridien aura le dernier mot...

Résumé completModifier

Fantomiald 2
Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.
L'île du bout du temps 1

Le satellite s'écrasant dans les plaines sud-africaines.

Alors que la nuit tombait sur Donaldville, au beau milieu de l'océan Pacifique, le soleil brillait. Là-bas, l'activité volcanique venait de donner naissance à une nouvelle île, et son magma était constitué d'une substance inhabituelle : l'or. Les capteurs d'un satellite de la « compagnie minière Picsou » détectèrent la nouvelle île, mais la détection d'or causant une activité intense pour le satellite, qui tentait d'établir une liaison avec la Terre, les circuits électroniques explosèrent, en raison des diodes de piètre qualité. Le satellite plongea vers la Terre, tel un météore... Balthazar Picsou, le lendemain matin, regarda les cours de la bourse et les rapports satellites de la nuit, et prit connaissance de l'existence de l'île. Pendant ce temps, le satellite s'écrasa dans les plaines du Transvaal, dans l'Union sud-africaine, dans un terrain appartenant à Archibald Gripsou. Ce dernier, pensant qu'il s'agissait d'un météore, alla le voir en déclarant qu'un météore pouvait contenir des diamants. Mais il se rendit compte qu'il s'agissait d'un satellite appartenant à la « compagnie minière Picsou », et parut tout de même très intéressé... Picsou, lui, se précipitait chez Donald Duck, qui dormait encore, le réveilla, et lui fit part de la découverte de l'île d'or. Il lui demanda de s'habiller, et de l'accompagner avec ses neveux.

L'île du bout du temps 2

Les canards dans l'avion qui les menait à Manille.

Plus tard, l'avion à réaction du milliardaire traversait le Pacifique, à l'ouest d'Hawaï. Donald pensait que l'île avait déjà un propriétaire, mais Picsou lui répondit qu'elle était nouvelle et que le premier arrivé en deviendrait le propriétaire. Mais il ne connaissait pas la situation de l'île, car le satellite, ayant mal fonctionné, ne l'avait pas envoyée et s'était écrasé quelque part. Il voulait retrouver le satellite, qui avait sûrement conservé les informations, et pour cela il allait d'abord à Manille, aux Philippines, où se trouvait sa station de surveillance. Riri, Fifi et Loulou remarquèrent qu'ils avaient déjà perdu un jour : on était lundi un instant auparavant, on était désormais mardi. En effet, ils apprirent à Donald - qui n'en savait rien - qu'ils avaient traversé le 180e méridien, soit la ligne internationale de changement de date. A l'ouest de cette ligne, on était toujours un jour plus tard qu'à l'est. Donald en profita pour demander le salaire du lundi à Picsou, mais ce dernier fit comme s'il lui donnait de l'argent, en ne lui donnant rien : il déclara qu'il payait le temps imaginaire en argent imaginaire ! Pendant ce temps, dans le dépôt d'Archibald Gripsou, le deuxième homme le plus riche du monde analysait les données du satellite de Picsou. Il découvrit soudain exalté que le satellite avait aperçu une île nouvelle à la lave d'or.

L'île du bout du temps 3

Gripsou réalisant que le contrôleur n'était autre que son adversaire Picsou.

Picsou apprit à l'aéroport de Manille que le satellite était tombé dans la vallée du Limpopo, en Afrique du Sud, et ironisa quand à un homme là-bas qui aimerait bien le découvrir. Donald lui conseilla d'acheter de nouveaux billets d'avion, comme il était trop radin pour avoir un jet privé comme celui qu'il venait d'apercevoir. Il se rendit soudainement compte qu'il s'agissait du jet privé de Gripsou : Picsou prit peur et voulut s'assurer qu'il n'était pas au courant pour l'île. Il acheta la tenue d'un employé de l'aéroport, pour se faire passer pour lui. Il rentra dans l'avion, faisant croire qu'il examinait les jauges. En réalité, il écoutait Gripsou et son pilote, et apprit la situation de l'île : elle était située dans la chaîne hawaïenne, à deux cents kilomètres de l'île de Kure. Ayant entendu ce qu'il voulait, Picsou dit qu'il partait, et Gripsou lui demanda pourquoi le carburant était si cher dans cet aéroport. Picsou ne put se retenir, et approuva, tout en déclarant qu'il fait toujours le plein à Bornéo, à mille kilomètres de là, car le plein y est moins cher de dix cents. Gripsou se rendit compte qu'il ne connaissait qu'une seule personne capable de faire mille kilomètres pour économiser dix cents, et réalisa que le mystérieux contrôleur n'était autre que Picsou ! Le milliardaire sud-africain le jeta de son avion, et Picsou lui déclara qu'il allait vers une certaine île ! Gripsou, énervé, lui sauta dessus lorsqu'un policier arriva. L'américain déclara qu'il inspectait son avion et qu'il était infesté de puces du cornichon, qui allaient envahir les Philippines. Le policier embarqua donc Gripsou, qui allait être mis en quarantaine avec sa cargaison pendant un mois. Après ce coup, honteux selon Riri, Fifi et Loulou, Picsou partit louer un hydravion chez un certain Kéoki, car l'essence des jets coûtait trop cher selon lui.

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L'hydravion de Kéoki dépassé par le jet privé de Gripsou.

Plus tard, les canards étaient à bord de l'hydravion, et le pilote, Kéoki, demanda s'ils habitaient sur l'île d'or. Riri, Fifi et Loulou lui répondirent qu'ils vivaient à Donaldville, sur la côte ouest des États-Unis, et demandèrent au pilote s'il était des Philippines. Mais celui-ci leur répondit négativement, en disant qu'il venait de l'île Wokawoka dans le Pacifique Sud. C'était une île très pauvre, et un cyclone avait détruit leurs récoltes et leur cheptel, et il n'avait pas d'argent pour reconstruire. Il envoyait donc tout l'argent qu'il gagnait pour nourrir son peuple, mais cela ne suffisait pas. Un des neveux demanda à Picsou s'il pouvait donner une prime à Kéoki quand il aurait trouvé l'île, mais le milliardaire refusa. Les canards virent alors le jet privé de Gripsou les dépasser : en effet, il avait été libéré car Manille était déjà infestée de puces du cornichon... Donald ironisa sur le fait que son oncle ne voulait pas prendre un jet, trop cher selon lui. Plus tard, alors qu'ils étaient loin derrière le jet de Gripsou, les canards virent la fumée du volcan de l'île d'or. Kéoki voulait contourner la fumée, mais Picsou lui demanda de la traverser, pour se poser sur l'île. Le milliardaire vit alors l'île d'or, mais l'avion, pris dans la fumée, plongea dans le volcan ! Il en ressortit en feu, et s'écrasa dans la mer, devant un Gripsou détendu sur l'île et intéressé par la scène. Il fit remarquer que cette île le faisait devenir l'homme le plus riche du monde.

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Donald et ses neveux déclarant que Kéoki et son peuple sont propriétaires de l'île d'or, tandis que Picsou s'évanouit à côté de Gripsou.

Kéoki et les canards montèrent sur un canot de sauvetage, après que l'hydravion se soit écrasé. Kéoki avait perdu tout ce qu'il lui restait, il ne pouvait plus subvenir aux besoins de son peuple. Ils aperçurent le parachute de Gripsou, et remarquèrent qu'il avait déjà jalonné sa concession. En arrivant sur l'île, Kéoki enfonça le pieu d'amarrage du canot dur l'île, en déclarant qu'il serait merveilleux pour lui de dire : « Je déclare cette île propriété de Wokawoka. » Il dit que ces deux milliardaires prenaient ce terrain pour eux seuls, et non pour leurs familles ou leurs pays. Gripsou nargua Picsou en disant qu'il était déjà là, et en montrant le pieu, il se déclara propriétaire de l'île à 30 degrés de latitude nord et 180 degrés de longitude. Picsou eut alors une idée : il demanda à Gripsou si celui-ci avait placé son pieu sur le côté ouest de l'île, ce qu'il affirma. Il prit alors un autre pieu, et le planta sur le côté est de l'île. Gripsou pensait qu'il perdait la tête, mais son adversaire lui expliqua que son jalon battait le sien d'une journée : en effet, comme le 180e méridien traversait l'île, on était le mercredi 17 du côté de Gripsou, mais encore le mardi 16 de son propre côté ! Le sud-africain s'évanouit, désespéré d'avoir perdu la possession de l'île. Riri, Fifi et Loulou, cependant, apprirent à leur grand-oncle que quelqu'un avait pris possession de l'île avant lui. En effet, Kéoki avait enfoncé le pieu d'amarrage sur la côte est de l'île, et Donald se rappela qu'il avait dit à ce moment qu'il déclarait cette île propriété de Wokawoka. Picsou crut à une erreur, mais légalement, l'île était la propriété de Wokawoka. Il s'évanouit à son tour, à côté de Gripsou ! Kéoki déclara que son peuple était sauvé, et que Wokawoka vivra, remerciant vivement Donald et ses neveux, face aux deux grippe-sous effondrés.

En coulissesModifier

Don Rosa eut de grandes difficultés à réaliser cette histoire : en effet, il s'était dit qu'il pouvait être intéressant de baser une histoire sur la ligne de changement de date. Cependant, l'histoire qui devait compter dix pages à l'origine s'est vite étirée sur quatorze pages, car il devait expliquer à de jeunes lecteurs qui n'avaient peut-être jamais entendu parler de cette ligne ce dont il s'agissait. Un autre aspect déroutant de l'histoire peut être le fait que Gripsou est montré vivant en Afrique du Sud, alors que depuis des décennies, les auteurs européens l'ont montré vivant à Donaldville, comme Picsou. Mais pour Don Rosa, il vit toujours là où Barks l'avait vivre dans ses classiques le mettant en scène : dans la vallée du Limpopo, au Transvaal. Aussi, n'étant pas satisfait du narrateur qui parle dans les pavés de texte de l'histoire, il fait dire à Picsou, dans la dernière case, « Il est temps de te taire, petit malin ! » Cependant, dans les différentes publications de l'histoire, cette phrase est remplacée par « Il est temps de finir cette histoire ! Elle a duré trop longtemps ! » Est-ce-qu'il s'agit d'un message caché de l'éditeur à Rosa, qui trouvait lui-même cette histoire trop longue ?

Parutions françaisesModifier

Cette histoire a été publiée huit fois en France, dans :

  • Picsou Magazine n°259, en août 1993 ;
  • Picsou Magazine n°355, le 1er août 2001 ;
  • Les Trésors de Picsou n°4, en juillet 2007 ;
  • Les Trésors de Picsou n°11, en juillet 2010 ;
  • Picsou Magazine n°497, le 4 décembre 2013 ;
  • La Grande épopée de Picsou n°4, le 18 juin 2014 ;
  • Les Trésors de Picsou n°31, le 3 juin 2015 ;
  • Les Trésors de Picsou n°48, en octobre 2019.
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La Tour infernale

La Tour infernale
Histoire longue de Don Rosa

1re parution : octobre 1991
La Guerre des Windigos

Donald Duck Extra n°1992-09
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