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La Vallée de la Mort  est une histoire en bande dessinée de cent quarante-neuf planches scénarisée, dessinée et encrée par Floyd Gottfredson, scénarisée par Walt Disney, dessinée par Jack King et Win Smith, encrée par Hardie Gramatky, Roy Nelson et Win Smith, et publiée pour la première fois du 1er avril au 20 septembre 1930 dans les bandes quotidiennes des journaux américains.

Elle met en scène Mickey Mouse et Minnie Mouse, ainsi que Clarabelle Cow, Horace Horsecollar, Chicaneau, Pat Hibulaire et Mortimer Radeville qui font ici leur première apparition en bandes dessinées. Cette histoire se déroule dans la vallée infernale. Elle est connue pour être la première histoire de « l'Homme des souris », très célèbre auprès des fans.

SynopsisModifier

Minnie est nommée seule héritière de son oncle Mortimer, et reçoit une mine d'or dans la vallée de la Mort. Chicaneau et Pat Hibulaire, son homme de main, organisent un complot visant à voler la carte de la mine...

Résumé completModifier

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En coulissesModifier

Cette partie contient du texte paru dans « L'Intégrale de Mickey » (© 1980, Éditions Dargaud)

Deux mois après le début des parutions, le 24 février, l'en tête des strips quotidiens fut modifié. Même le copyright le fut. Le 18 février 1930, le copyright du King Features Syndicat devient © Walter E. Disney, et le 19 avril 1932 (dans l'histoire Mickey et les deux voleurs), © Walter E. Disney Entreprises. En 1938, il changea enfin en © Walt Disney Productions. C'est dans cette histoire que commencent à apparaître les premiers seconds rôles des aventures de Mickey (l'histoire étant parue en bandes quotidiennes): le 2 avril, Clarabelle Cow, le 3 avril, Horace Horsecollar, et le 12 avril, Pat Hibulaire.


«  Ni Walt Disney ni Floyd Gottfredson n'étaient très enthousiastes au lancement des bandes dessinées. Piégé par la requête de King Features que les bandes dessinées de Mickey soient orientées vers l'aventure, Disney construisit La Vallée de la Mort pour mimer The Gumps, la bande dessinée d'humour et d'aventure la plus populaire de l'époque. Mais un autre regard sur La Vallée de la Mort révèle une mixture d'influences supplémentaires. Dans un effort de s'éloigner du style de gag des bandes de Mickey plus anciennes, une éthique du « tout est permis » prévalut dans le jeune département de bandes dessinées, et le résultat fut une aventure de Mickey comme aucune autre.

Tel qu'elle a été conçue par Sidney Smith, The Gumps tournait autour d'une famille ; une famille aventureuse, certes, mais toujours une unité domestique d'un père (Andy), une mère (Min) et un fils (Chester). En contraste, Mickey et Minnie étaient à l'époque des adolescent d'âge lycéen, dont le statut non marié conduisit à des crises relationnelles très différentes. En particulier, Minnie pouvait affronter la menace du méchant de style mélodrame traditionnel, comme elle le fait ici.

Puis vint le cliffhanger. Dans un autre hommage au mélodrame, La Vallée de la Mort menace Mickey à répétition de se noyer, être pendu et d'autre périls à la Pauline — similaire conceptuellement à l'excitation qu'il affrontera dans le futur, mais rendu plus effrayant ici par un style artistique plus gothique et par la touche humoristique généralement absente. Plus adapté aux lecteurs plus vieux que les fans les plus jeunes de Mickey, les frayeurs seront déployées avec plus de goût et de talent dans les années à venir.

Dans la même veine, La Vallée de la Mort contient également une utilisation d'armes typique des bandes dessinées des années 1930. Les méchants les dégainent rapidement dans les désert ; les héros (incluant Mickey) sont forcés de porter leur propre pistolet pour se protéger. À l'époque, les histoires d'aventures sur le thème du grand Ouest invoquèrent généralement cette imagerie de cowboy aux vrais tirs sans seconde pensée. Comme dans "Pecos Bill" (Melody Time [1948]) et les films Pirates des Caraïbes, le mayhem est conçu comme fantastique et exagéré.

Finalement, nous aimerions attirer votre attention sur d'autres références culturelles inclues dans l'histoire. En tant qu'auteur initial, Walt Disney établit un standard pour engager des hommages à des chansons populaires. 'Tomorrow, tomorrow, how happy we will be' (1er avril) ouvre le refrain d' (I'll be in my Dixie Home Again) To-Morrow de Roy Turk, alors un classique d'Eddie Cantor. Quand Mickey parle de 'climb[ing] the golden stairs' du bureau de Sylvester Shyster (4 avril), la remarque est une références au favori de jubilé de 1884 de F. Heiser, Climbing Up De Golden Stairs. Même You'd Be Suprised (27 juin) et Looking Up At The World Through Rose-Colored Glasses (10 juillet) étaient des titres de chansons.

Et quand Mickey, entrant dans le bureau de Shyster à travers la fenêtre crie 'Lafayette! — We are here !' (11 avril) il cite en fait le général John Pershing, qui en 1917 utilisa cette phrase pour saluer la mémoire du héros révolutionnaire Marquis de La Fayette.
 »

— David Gerstein pour The Floyd Gottfredson Library no1 par Fantagraphics.

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Lost on a Desert Island

Albi d'Oro n°37005
Bande quotidienne de Mickey Mouse

1re parution : du 1er avril au 20 septembre 1930
M. Roublard et les voleurs d'œufs

Topolino collezione ANAF n° 5
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