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«  Mais quand il a mis ce sou dans ma petite paume, j'étais l'enfant le plus heureux du monde.  »

— Balthazar Picsou à propos de son premier salaire.

Le Blues du businessman est une histoire en bande dessinée de dix planches, scénarisée par Carl Fallberg, dessinée par Tony Strobl et encrée par Ellis Eringer. Elle a été publiée pour la première fois en juillet 1964 en Italie. Elle met en scène Donald Duck, Balthazar Picsou et Riri, Fifi et Loulou Duck. Elle se déroule à Donaldville.

SynopsisModifier

Ennuyé par une succession de succès commerciaux, Picsou s'éloigne de son Coffre fort à la suggestion de Donald pendant que ces neveux gardent son coffre...

Résumé completModifier

Fantomiald 2
Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.
Le Blues du businessman - extrait 1

Picsou soucieux...

Une nouvelle journée ordinaire débute pour Balthazar Picsou, alors que ce dernier pénètre dans ses bureaux, l'un des ses employés vient lui annoncer qu'il a pour lui de très bonnes nouvelles : dix nouveaux puits de pétrole, qui produisent chacun milles barils à la minute, ont été découverts, ses géologues viennent de découvrir un nouveau gisement de fer si pur qu'on peut en faire directement de l'acier, ses savant peuvent désormais rendre l'eau de mer en eau potable pour presque rien, ses mines d'or et de diamants produisent mille pourcent de plus par rapport à l'an dernier ; et, pour finir, l'antenne locale de l’hôtel des monnaie construit une gouttière qui la reliera directement au dépôt de Balthazar Picsou. Mais, alors que ce dernier devrait en être réjouit, accumuler de l'argent ne lui apporte plus autant de plaisir qu'avant. Balthazar, pensant être malade, décide alors d'aller voir un docteur.

Le Blues du businessman - extrait 2

Le jeune Picsou, heureux d'avoir remporté son premier salaire...

Mais après l'avoir examiné, le docteur est formel : Picsou est en parfaite santé, il est juste ennuyé. Balthazar se rend alors à son coffre pour retrouver le moral mais en vain, marcher pieds nus dans son argent ne l’excite plus ; il s’arrête alors pour admirer son sou numéro un exposé dans son écrin, le tout premier sou qu'il a gagné et qui lui a toujours porté bonheur. Picsou se remémore alors le temps où il était jeune, travaillant comme cireur de chaussures ; son premier client fut un terrassier et le jeune Balthazar mit une demi-heure pour détacher la boue de ses bottes et dut même se servir d'un marteau et d'un burin. Ce fut un travail harassant mais, au moment où le client lui mit le sou entre ses mains, Picsou se sentit comme l'enfant le plus heureux du monde.

Le Blues du businessman - extrait 3

Picsou s'ennuierait t'il par-ce qu'il à trop d'argent ?

Mélancolique, le vieux Picsou ferait n'importe quoi pour retrouver cette sensation. Il lui vient ainsi l'idée de ressortir son vieil équipement de cireur et accourt se mettre au travail. Peu après, il s'installe dans un coin de rue et propose des cirages pour dix cents, mais les Donaldvillois le reconnaissant et se moquent de lui ; l'un d'entre eux lui demandera même de cirer les sabots de son cheval. Quatre chaussures plus tard, Picsou a gagné son sou mais cela ne l'a pas amusé et il s'ennuie tout autant qu'avant. Sur le chemin du retour, Picsou tombe sur son neveu Donald qui se promène avec Riri, Fifi et Loulou. Ces dernier ne manquent pas pas de remarquer l'attitude bizarre de leur oncle, celui-ci allant même à marcher sur un dollar sans s'y intéresser. Picsou le laisse ainsi à ses neveux et remarque leur joie après avoir trouvé un simple dollar. Se demandant ce qu'ils feraient s'ils en trouvaient mille, le vieux milliardaire laisse tomber son portefeuille en leur disant de faire semblant qu'ils l'ont trouvé en échange d'un petit service : ils devront rester quelques jours dans on bureau et devront avoir l'air enthousiastes à chaque fois qu'on leur apprendra que Picsou a gagné de l'argent.

Le Blues du businessman - extrait 4

Plus tard dans son dépôt, on vient annoncer à Picsou qu'on a trouvé une pépite d'or de cinquante kilos dans l'une de ses mines au Canada. Malgré la joie montrée par ses neveux, Picsou est de marbre, ce n'est apparemment pas la bonne solution. Donald a alors une brillante idée : Picsou doit repartir à zéro, il devra donner toute sa fortune à ses neveux qui garderont les lieux pendant son absence et changeront la combinaison du coffre et il devra faire comme si sa fortune n'existait pas car « c'est quand on en a besoin qu'on l’apprécie à sa juste valeur », explique Donald.

Le Blues du businessman - extrait 5

Picsou accepte provisoirement, et plus tard il retourne à ses bureaux pour s'enquérir de ses rentrés d'argent. Mais contrairement aux dernières fois, cette fois-ci il en a perdu plus qu'il n'en a gagné ! Catastrophe après catastrophe, Picsou sera ruiné au bout d'une semaine s'il ne fait rien. Seule solution pour renverser la vapeur : toucher au plus vite son sou numéro un pour lui porter chance. Mais le vieux canard se rappelle alors qu'il ne peu plus entrer au coffre sans la clé qui est chez Donald ! Peu après, Picsou accourt à la maison de son neveu, mais manque de chance, ce dernier est allé à la plage avec ses neveux. Il doit alors le rejoindre au plus vite, mais horreur ! Des vandales ont répandu des clous sur la chaussée et les roues de sa voiture ont toutes crevé, et, ayant oublié son portefeuille, le pauvre canard n'a pas d'argent pour prendre un taxi ni un bus. Picsou, paniqué, est alors réduit à tondre la pelouse du voisin de Donald pour gagner assez d'argent pour s’acheter un ticket de bus. Ayant gagné ses cinquante cents, il se dépêche pour prendre le bus ; et, au tournant d'une rue, il tombe sur ses neveux qui reviennent justement de la plage.

Le Blues du businessman - extrait 6

Peu de temps après, Balthazar rejoint son coffre pour récupérer son sou et les affaires reprennent de plus belle. Ayant récupéré tout son argent, Picsou est en pleine forme, le vieux milliardaire ne s'ennuie plus du tout.

En coulissesModifier

Picsou est très attaché à sa fortune, expliquant cela par les efforts considérables qu'il a fournis pour la réunir. Alors que L'intrus invisible, histoire de Vic Lockman et Carl Barks publiée une année plus tôt, a été la première histoire à introduire l'idée du jeune Picsou ayant été un cireur de chaussures à Glasgow, cette idée sera reprise l'année suivante dans Le Blues du businessman, racontant que ce serait de cette manière que Picsou aurait gagné son sou fétiche. Cette scène rappelle que le travail a une valeur essentielle pour Balthazar et que l'argent n'est que son accomplissement ; de plus, l'idée de mettre en scène un jeune Picsou cireur de chaussures rappelle également ses origines : ancêtres nobles mais ruinés, grand-père mineur et parents prolétaires.

Inspiration de Don Rosa 3 Le Dernier du clan McPicsou

Les deux histoires ont inspiré Don Rosa pour son épisode de La Jeunesse de Picsou, Le Dernier du clan McPicsou, et, bien qu'il ait adapté l'apparence du jeune Balthazar à son propre style, plusieurs cases de cette histoire sont directement inspirées de celles-ci.

Publication françaiseModifier

Cette histoire fut publiée pour la première fois en France dans Le Journal de Mickey n°699 du 17 octobre 1965, sous le titre Picsou s'ennuie, elle fut ensuite rééditée dans :

  • Mickey Poche n°81, en janvier 1981, sous le titre Picsou s'ennuie,
  • Le Journal de Mickey n°1496, du 1e mars 1981, sous le titre Oncle Picsou s'ennuie...,
  • Picsou Magazine n°361, du 6 février 2002, sous le titre Le Blues du businessman,
  • Les Trésors de Picsou n°37, de décembre 2016, sous le titre Le Blues du businessman.
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