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Le Reclus du Manoir McPicsou bandeau

Le Reclus du Manoir McPicsou, également appelée Le Canard le plus riche du monde, est une histoire en bande dessinée de Keno Don Rosa publiée le 30 mai 1994. C'est le douzième et dernier épisode de La Jeunesse de Picsou, mettant en scène Balthazar Picsou, Donald Duck et leurs neveux Riri, Fifi et Loulou Duck, ainsi que les Rapetou et leur grand-père Gracié Rapetou au dépôt de Balthazar Picsou, à Donaldville.

SynopsisModifier

Le soir de Noël 1947, Donald Duck et ses neveux sont mystérieusement invités par leur oncle Balthazar Picsou, qu'ils n'ont jamais vu avant de leur vie. Le multimilliardaire, après avoir constiuté une gigantesque fortune et fait de Donaldville une ville puissante, il s'est reclus dans son manoir et a disparu de la vie publique depuis le jour de l'incident entre lui et ses deux sœurs Matilda et Hortense Picsou. Il a également fermé toutes ses entreprises depuis dix ans. Le vieillard va montrer à ses neveux oubliés sa fortune, mais les Rapetou, déguisés en père Noël arrivent...

Résumé completModifier

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.

25 décembre 1947. La fortune de Balthazar Picsou, autrefois source de joie pour son propriétaire, dépérit dans le coffre, devenu abandonné. En effet, leur richissime propriétaire, n'ayant plus sa motivation d'antan, s'est totalement retiré dans son manoir, dans lequel il dépérit depuis presque dix années. Dans un élan de nostalgie, ce qui était le canard le plus riche du monde regarde une boule de Noël, en énonçant doucement : « Goldie... »

Ailleurs, un reportage est diffusé, intitulé Le monde en marche ! En reprenant l'histoire de Fort Donaldville[1], créé par Francis Drake et repris par Cornélius Écoutum, ils remontent jusqu'à son propriétaire actuel, Picsou, et à son histoire personnelle déjà retracée précédemment. Ainsi, il est rappelé que le multimilliardaire est d'abord issu d'une famille déchue, devenue pauvre, le clan McPicsou, qui l'a mené à s'exiler vers les États-Unis dès l'âge de treize ans, dans l'espoir de faire fortune. Vingt ans durant, il a connu divers échecs, devenus tous légendaires, mais il devient riche lors de la ruée vers l'or au Klondike, à la fin du XIXe siècle. En 1902, Picsou est donc arrivé au Calisota pour y construire son coffre sur la colline Killmotor, il connut un conflit après vingt-sept années de traversée du monde, lors de son retour en ville, avec ses deux sœurs. Depuis, sa disparition de la vie publique intrigue, ses proches ne sachant pas ce qui lui est arrivé. Le reportage va même jusqu'à interroger les proches de Picsou, qui ne savent rien de lui. Elvire Écoutum ne l'a pas revu depuis 1902, lors de la transaction qualifiée d'« homérique » par Gus Glouton du rachat de la colline Killmotor. Gontran Bonheur n'en sait pas plus, mais aimerait voir son sou fétiche, qu'il méprise comme un vulgaire « porte-bonheur ». Enfin, Donald Duck lui-même, « son plus proche parent »[2], ne souhaite même pas entendre parler de sa réussite. Brusquement, en 1937, Picsou décida de fermer toutes ses entreprises, car personne ne mérite sa fortune, et prenant ainsi une retraite définitive dans son somptueux manoir. Le mystère est entier sur Picsou, son manoir et son coffre, les médias allant jusqu'à remettre en question la réalité des huit mille mètres cubes d'argent liquide supposés s'y trouver.

Le reportage a été visionné intégralement par Donald Duck et ses neveux Riri, Fifi et Loulou Duck. Malgré leur position privilégiée, ils n'en savent pas plus sur leur propre oncle. Seul Donald l'a vu, lors de l'incident de 1930, alors qu'il était plus jeune que Riri, Fifi et Loulou actuellement, et qu'il s'est permis d'être agressif avec son propre oncle. Il tire une certaine fierté de ce jour, mais n'est pas convaincu par les allégations des médias sur le fait qu'il possède des tonnes d'argent liquide qu'il aurait gagné de ses propres forces en parcourant le monde. Il est persuadé que c'était un « enfant gâté », héritier de sa fortune actuelle. Mais il va éclairer cette situation, puisque lui et ses neveux sont convoqués par le prétendu canard le plus riche du monde le jour même.

Au manoir, Donald et ses neveux sont accueillis par Edgerton, que les neveux prennent d'ailleurs pour leur oncle. Le majordome les informe de ne pas réveiller leur oncle si jamais il dormait, vu qu'il est « vieux, fatigué et acariâtre ». Les quatre neveux doivent passer par un gigantesque couloir, rempli de trésors provenant de divers endroits du monde. Cela n'impressionne pas Donald, qui pense y voir des « bricoles achetées par l'oncle Picsou dans ses croisières de luxe ».

Retrouvailles entre Donald Duck et Balthazar Picsou Le Reclus du Manoir McPicsou

La rencontre historique entre Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou Duck et leur oncle, Balthazar Picsou, disparu depuis 17 ans.

Vient ensuite la rencontre. Donald ouvre la porte, et les quatre neveux voient tous un Picsou parlant seul, dans un élan de nostalgie, en train de se remémorer Soapy Slick et de dire « c'est non ! Déguerpissez ! » comme à son habitude. Mal réveillé, le milliardaire ne reconnaît pas son propre neveu, mais réalise son erreur en entendant son nom. Il le qualifie de « jeune héros qui a dormi avec des ours », en référence aux évènements de la veille. Picsou se présente ensuite, sur un ton historique.

Les petits-neveux de Picsou engagent ensuite une rapide conversation avec leur grand-oncle, qu'ils n'ont jamais vu. Picsou leur répond qu'il n'a pas eu le temps d'être un enfant, tout comme il n'a pas l'habitude de sa propre famille, qui s'est évaporée. Riri, Fifi et Loulou partagent ce sentiment, et dans leur joie, font un câlin à leur grand-oncle : ce dernier, dans son habituelle insensibilité, y voit une tentative de corruption pour l'héritage, alors qu'il veut justement estimer leur réelle valeur pour cet héritage. Donald croit que sa fortune n'existe pas depuis qu'il a acheté le manoir, ce qui le fait entrer en colère, à l'instar de sa mère. Picsou fait cette comparaison, puis a ensuite la volonté de donner une leçon à la « génération de paresseux » que représentent les quatre neveux. Après cet échange agité, la famille se dirige vers le coffre, même si Donald a encore le temps de faire remarquer à ses trois neveux que le portrait de Picsou au Klondike est un faux, ce que Picsou voit et l'agace encore plus.

En route, emmenés par James, Donald apercoit que, malgré un blizzard persistant, un nombre anormal de personnes déguisées en Père Noël sont dans la rue par charité. Cela n'attendrit ni n'intrigue Picsou, trouvant que Noël n'est rien d'autre que des « fadaises ».

La famille arrive au coffre. Picsou insiste pour faire l'ascension de la colline Killmotor lui-même, malgré le blizzard et son âge, ce pour que ses neveux puissent rentrer en marchant dans ses pas - pour éviter la série de pièges installés. L'ironie et le scepticisme de Donald ne se sont toujours pas calmés, alors que les mystérieux Père Noël suivent de loin la famille...

Après avoir passé un poussiéreux escalier, Picsou et ses neveux arrivent dans les bureaux, totalement délaissés. Seul y figure son sou fétiche, sur un piédestal, que Donald reconnaît immédiatement. En entendant le terme « sou fétiche », Picsou se sent méprisé, car le sou a été obtenu vingt ans avant sa fortune, et n'est que le symbole de sa volonté de richesse. Il est grand temps pour Picsou d'ouvrir son coffre pour démentir les balivernes de Donald...

Donald Duck et ses neveux découvrant le coffre de Balthazar Picsou

Donald Duck et ses neveux découvrant le coffre de leur oncle Picsou.

Contrairement à ce qu'affirmait Donald, le coffre est toujours rempli d'argent liquide, à trente mètres de profondeur. Son argent n'est pas que là : son portefeuille est immense, rempli d'actions, de sociétés partout dans le monde. Seul son argent gagné de ses propres mains, par lui-même, est dans la pièce centrale du coffre, et chaque pièce, chaque billet y a une valeur sentimentale. Il ne dépense pas une seule pièce de ce qu'il possède ici.

Soudain, un Père Noël surgit. Il fait remarquer que « la dernière fois, il n'y avait que huit tonneaux », avant que sept de ses complices surgissent avec le même déguisement. Picsou se met tout de suite en colère, pensant alors à des mendiants, mais c'est en réalité une menace bien pire. En effet, seule une seule personne savait qu'il y avait huit tonneaux lors de la construction du coffre : Gracié Rapetou. Il est accompagné de sept autres Rapetou... Cela fait presque un demi-siècle que Picsou n'avait pas revu ces ennemis. Si les Rapetou originels ne sont plus là, Gracié est encore présent, avec ici sept de ses petits-fils.

Gracié Rapetou 2

Gracié Rapetou contemplant la fortune de Balthazar Picsou.

Rapidement, Gracié contemple la fortune de Picsou, qu'il pensait inexistante. S'il préfère la voir sur écran géant, il veut saisir cette opportunité pour effectuer le vol du siècle. Rapidement, les bandits remplissent huit sacs d'or, vu que leurs adversaires sont trop faibles pour les contrer et que Picsou est soudainement démoralisé. Gracié s'empare même du sou fétiche, pensant qu'il lui portera chance.

La famille se retrouve alors piégée dans une salle cachée du coffre, avec quelques grosses caisses en bois. Picsou, ayant perdu sa joie de vivre, trouve inutile de résister face aux cambrioleurs. Les neveux de Donald sont alors intéressés par une caisse de souvenirs de Picsou, contenant des « reliques d'une autre vie » étant soi-disant destinés à la revente. Donald, dans une énième provocation, affirme qu'il ne s'est jamais servi de sa pioche qui a pourtant fait sa fortune au Klondike : cette provocation réveille Picsou, qui décide de percer la porte.

Déterminé, Picsou demande à ses neveux de prendre la caisse à souvenirs pour aller combattre les Rapetou, qu'il avait déjà écrasés avec Théodore Roosevelt en 1902. Après avoir cessé la paie continue de James, il part à la poursuite des Rapetou sur un traîneau, le même moyen de transport que les Rapetou. Gracié, déçu de voir Picsou si faible, apprend rapidement qu'il est en réalité à sa poursuite, et alors prend peur. Il demande d'accélérer le rythme, mais c'est trop tard : Picsou lance sa palette à or du Klondike comme premier projectile, et, pour inaugurer une nouvelle période d'actes héroïques, arrête les Rapetou en un coup. Ceux-ci, déterminés, fuient à pied. Ensuite, il leur envoie leur boomerang, ratant la première fois les bandits, mais pas la deuxième, et arrêtant tout le groupe d'un seul coup. Les voisins, inquiets de voir leur carreau brisé à cause du boomerang, appellent la police.

Voyant que la fuite à pied ne fonctionnera pas, les Rapetou abandonnent les sacs d'or pour se contenter du sou fétiche. Gracié s'en empare, avant que le groupe de bandits décide de se séparer en deux groupes pour semer la confusion. Picsou décide de s'occuper du premier groupe de trois bandits avec son lasso, avant que la police arrive, qui peut alors s'occuper des bandits déjà neutralisés.

Mais reste encore Gracié et le sou fétiche à récupérer. L'éternel ennemi de Picsou s'enfuit en courant, et en narguant le milliardaire dont il pense avoir réussi un vol de grande importance. Mais c'était sans compter sur un dernier coup de maître du canard le plus riche du monde : il s'empare discrètement de la pépite Œuf d'Oie, contenue dans le coffre de souvenirs, et en fait une boule de neige rembourée. Gracié, assomé par une pépite d'or gigantesque, rend le sou, qui ne porte finalement pas bonheur. Les Rapetou sont ainsi capturés, même si Picsou s'attend à les revoir un jour prochain...

Ainsi, tout rentre dans l'ordre. Après des exploits pareils, Picsou ressent ses vieux os lui faire défaillance. Il rentre dans le même état qu'au début de l'histoire, pensant sa vie derrière lui. Riri, Fifi et Loulou font semblant de compatir, en disant qu'il a « gaspillé sa vie en aventures inutiles » et que le monde moderne ne possède « ni mystères, ni aventures ». Ils affirment ne pas vouloir finir comme lui. Ces propos réveillent Picsou dans ses colères : il se rend compte qu'il a encore des rêves à réaliser, des aventures à achever, et une fortune à défendre de tous les périls. Riri, Fifi et Loulou ont volontairement secoué le vieux canard, ce que Donald n'apprécie pas ; mais Picsou désapprouve Donald et lui botte le derrière, ce que le jeune Donald avait fait dix-sept ans plus tôt.

Ainsi, Picsou est totalement rajeuni par ces évènements de Noël 1947. Il veut vendre le manoir Picsou, car il se sent rajeunir, et pense avoir vingt ans d'aventures devant lui. Tout cela grâce à Riri, Fifi et Loulou, qu'il promet de récompenser en les amenant dans ses aventures. Donald réclame alors le dîner promis, mais Picsou veut faire ce qu'il n'avait plus fait depuis une dizaine d'années : plonger dans son or. Si Donald trouve que sa vie a été du gaspillage - mais il ne se doute pas des aventures qu'il a vécu -, Picsou profite de ce moment pour se remémorer les moments les plus importants de sa vie antérieure, avant de partir sur une nouvelle vie...

Le Reclus du Manoir McPicsou fin

Dernière case de l'histoire qui clôt La Jeunesse de Picsou.

En coulissesModifier

Références à Carl BarksModifier

L'histoire se veut être la suite de la première apparition de Balthazar Picsou, Noël sur le mont Ours, se déroulant à Noël 1947. Dans cette histoire, Picsou met son neveu au défi en l'invitant dans un chalet, entouré d'ours, pour qu'il puisse lui prouver sa valeur. Ce dernier épisode semble se dérouler précisément au milieu de l'histoire, après les évènements du 24 décembre et le moment où Donald a dormi au chalet avec un ours, mais avant le dîner promis par Picsou le lendemain. Le milliardaire et son neveu évoquent ce dîner à la fin de l'histoire, montrant la temporalité. Rosa, voulant s'insérer dans cette continuité, réutilise également les personnages d'Edgerton et de James, les deux majordomes du canard le plus riche du monde.

Cette histoire dans l'œuvre de Don RosaModifier

Cet épisode clôt la série la plus populaire de Don Rosa, La Jeunesse de Picsou, généralement reconnue comme la version la plus factuelle des évènements de la jeunesse du milliardaire. D'autres explications ont été développées, comme la série Des souvenirs par millions, qui diffère sur certains points et n'est pas autant datée que la série de Rosa.

L'auteur réutilise certains éléments de ses histoires précédentes dans cet ultime épisode, en plus de celles de Barks. Bien évidemment, il rappelle l'ensemble des évènements de sa série, de la deuxième à la dernière planche. Il fait également passer certains faits « dans la légende », paraissant invérifiable, notamment le fait que Picsou ait mis vingt ans à établir sa fortune.

Il rappelle également ce que les fans considéraient comme sa meilleure histoire, Sa Majesté Balthazar Ier, lorsqu'il fait réapparaître Francis Drake et Cornélius Écoutum dans le reportage, en même temps que Fort Donaldville. C'est d'ailleurs une des rares apparitions physiques de Francis Drake, seulement apparu dans Sa Majesté Balthazar Ier et dans Les Gardiens de la Bibliothèque perdue auparavant.

Enfin, La Jeunesse de Picsou vaudra l'attribution à Don Rosa d'un prix Eisner en 1995 Dans la version longue de l'histoire, la récompense apparaîtra sur le mur du manoir, pointée ironiquement par Donlad comme étant un faux, alors que la récompense a bien été réelle et a été importante dans la carrière de Don Rosa.

Une histoire variant d'une publication à l'autreModifier

Plusieurs différences existent entre deux versions de l'histoire : la première à seize planches, la seconde à dix-neuf. Les différences sont apparues progressivement au cours des publications, mais la version originale peut être considérée comme celle publiée dans La Jeunesse de Picsou n°1 quand la version la plus aboutie est celle des Trésors de Picsou n°43. La première différence est que le reportage suivant les premières cases dans le manoir sont en noir et blanc dans la version longue, alors qu'elles sont encrées dans la version courte. La correction semble volontaire, dans la mesure où, en 1947, la technologie Technicolor n'était pas encore totalement répandue à la télévision et que la majorité des émissions sont encore en noir et blanc.

Certaines cases seront rajoutées dans certaines éditions, notamment en fin de page. Deux bandes complètes seront rajoutées aux pages 4 et 5 de la première édition, quand il sera décidé en même temps de faire de la case des retrouvailles entre Donald Duck et Picsou une case d'une demi-page, et d'y inclure Riri, Fifi et Loulou Duck en arrière-plan, quand la première version ne faisait de cette rencontre qu'une case à peine plus grande que les autres. Les bandes rajoutées montrent un couloir du manoir Picsou, dont on découvre que le milliardaire y entreposait plusieurs de ses trophées, dans sa grande nostalgie.

Également aux pages 10, 11, 12, 13 et 15 de l'ancienne édition, d'autres bandes sont rajoutées. La première montre que Donald avait suggéré d'appeler la police plutôt que d'organiser la poursuite, et expliquant comment la famille est descendue de la colline Killmotor avec un si grand coffre : c'était les quatre neveux qui portaient les souvenirs, avant que Picsou décide de pousser ses neveux, assis sur le coffre, pour gagner du temps. Une première référence à L'Envahisseur de Fort Donaldville est ajoutée, en rappelant que Picsou avait vaincu les Rapetou grâce à l'aide de Théodore Roosevelt. Les deux bandes suivantes rappellent que James attendait face au blizzard la famille de Picsou, mais que le milliardaire arrête de le payer pendant la poursuite. Elles indiquent également quelques cases de la fuite des Rapetou en traîneau, et d'autres références à l'épisode 10 par l'intermédiaire de Gracié Rapetou. Ensuite, des explications sont rajoutées sur la fuite des Rapetou, qui fuient de façon désorganisée, alors qu'en réalité plusieurs Rapetou sont restés à terre, et ils ont décidé de se séparer pour protéger le sou fétiche qu'ils pensaient sauver. Enfin, quelques cases sont rajoutées sur les souffrances de Picsou, qui pense ne plus pouvoir avoir de famille et que sa vie est derrière lui, et également sur son rebondissement, lorsqu'il prend sa revanche sur Donald en lui bottant le derrière, et qu'il se sent à nouveau comme avant.

Une temporalité définie ?Modifier

Cette histoire se déroule en 1947, au moment de la création de Picsou par Barks, et a servi d'appui pour établir que l'intégralité des aventures impliquant Picsou et ses neveux se déroulent tous entre 1947 et 1967, qui correspond à la fin de la carrière de Barks. En effet, à l'avant-dernière page de cette histoire, Picsou évoque qu'il sent avoir « encore vingt ans d'aventures » devant lui, ce qui vient confirmer la théorie. Néanmoins, il est aussi défendu que les histoires de Picsou et de ses neveux sont intemporelles, et se déroulent seulement après 1947 sans se trouver nécessairement entre 1947 et 1967.

Références historiques et culturellesModifier

La première planche est une reprise de l'ouverture du film Citizen Kane : le manoir vide, les deux manoirs étant extrêmement similaires. Puis, la fenêtre du manoir, Rosa reprenant la même fenêtre que celle du film. Puis la boule de neige, qui contient une maison enneigée. Pour une fois, Rosa y rajoute une référence à Le Prospecteur de la vallée de l'Agonie blanche, en reprenant une pelle, une pioche et l'écluse, outils de sa fortune. Ensuite, un mot prononcé, différant à nouveau : « Bouton de rose » dans le film, « Goldie » dans l'épisode. Et enfin, une émission de télévision juste après, parodiée ici : « L'actualité en marche ! » dans le film, « Le monde en marche ! » dans la bande dessinée. Les drapeaux sont également repris, sans différence majeure. Ce n'est pas la première fois que Don Rosa réutilise ce film, l'ayant déjà évoqué dans Sa Majesté Balthazar Ier, qui reprenait déjà des éléments du décor et des répliques.

Par ailleurs, Orson Welles s'était inspiré pour son personnage richissime de Charles Foster Kane dans son film de William Randolph Hearst que Don Rosa évoque rapidement dans Le Canard le plus riche du monde comme le précédent homme le plus riche du monde. Comme Picsou jusqu'en 1947, Hearst s'est réfugié dans un château à la fin de sa vie, et Welles voulait justement le critiquer. Le manoir Picsou apparaît alors comme l'équivalent de Xanadu, qui est également le même nom utilisé que dans Retour à Tralla La en version originale, nommé Return to Xanadu.

PublicationsModifier

Cette histoire a été publiée pour la première fois dans le magazine Anders And & Co. n°22-1994 du 08 novembre 1993.

Publications françaisesModifier

Cette histoire est parue 7 fois en France :

  • Picsou Magazine n°289, le 7 février 1996 ;
  • Les Trésors de Picsou n°0 - La Jeunesse de Picsou, hors-série n°1H de Picsou Magazine, en avril 1998 ;
  • Picsou Magazine n°374, en mars 2003 ;
  • La Jeunesse de Picsou n°1, en juillet 2004 ;
  • Picsou Magazine n°474, le 7 septembre 2011 ;
  • La Grande épopée de Picsou, n°1 - La Jeunesse de Picsou 1/2, le 5 décembre 2012 ;
  • Les Trésors de Picsou n°43 - La Jeunesse de Picsou n°7, le 18 juin 2018.

Galerie d'imagesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Dans la traduction française, le nom de Fort Drakeborough est évoqué, faisant référence ici à Fort Drakeville, le premier nom de Fort Donaldville.
  2. La phrase du reportage est théoriquement fausse. Les deux plus proches parents de Picsou sont évidemment Matilda et Hortense Picsou. Si l'on ne revoit plus Hortense après l'incident de 1930 dans Le Canard le plus riche du monde, Matilda réapparaît dans une histoire après 1947, Une lettre de la maison, du même auteur.
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Le Canard le plus riche du monde

Uncle Scrooge n°295
Histoire de La Jeunesse de Picsou
1re parution : mai 1994
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