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Le canard qui venait d'ailleurs bandeau

Le canard qui venait d'ailleurs est une histoire en bande dessinée de douze planches scénarisée et dessinée par Don Rosa. Elle fut publiée pour la première fois le 23 mai 1991 dans Micky Maus n°1991-22, en Allemagne. Elle met en scène Balthazar Picsou, Donald Duck, le professeur Molékul ainsi que Émilie Frappe. Elle se déroule à Donaldville, San Francisco et dans les différentes couches de l'atmosphère terrestre au-dessus de Donaldville et San Francisco.

SynopsisModifier

Picsou propose un emploi à Donald dans sa nouvelle société de récupération de satellites montée de bric et de broc et ils partent dans l'espace dans un avion-cargo équipé de moteurs-fusées. Malheureusement, Picsou éteint les moteurs, et l'avion tombe en chute libre sur la Terre...

Résumé completModifier

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.
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Molékul présentant enthousiaste son avion-cargo transformé, devant un Donald sceptique.

Balthazar Picsou offre un travail à Donald Duck dans sa nouvelle société. Ce dernier s'interrogeant sur la nature de ce travail, le milliardaire lui explique qu'il doit récupérer les vieux satellites qui retombent sur Terre avant leur désintégration, grâce à un vaisseau spatial conçu par le professeur Molékul. Cependant, le vaisseau spatial est en réalité un avion-cargo de 1949 que Picsou a acheté aux enchères, et auquel Molékul a simplement ajouté des réacteurs à l'arrière... Le scientifique a également inventé un type de kérosène ayant la capacité de brûler sans oxygène, l'avion pouvant alors voler en dehors de l'atmosphère. Selon Molékul, le fait qu'un avion aille moins vite qu'une fusée offre un avantage : ne pas avoir le risque d'heurter un autre espace-temps. Donald, pas du tout convaincu par l'idée, refuse le travail. Mais Picsou le force à monter dans l'avion, et à enfiler un costume d'astronaute usagé, avant de partir pour l'espace...

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Donald tentant d'attraper un satellite avec son filet, en vain...

Bientôt, l'avion passe au-dessus des nuages, et Picsou demande à Donald d'actionner les réacteurs, ce qu'il fait grâce à un briquet... Trois heures après ils atteignent l'ionosphère, et le radar de l'avion signale le satellite qu'ils doivent rattraper. Picsou donne à Donald un filet de pêche et une petite fusée, pour qu'il se l'accroche dans le dos. À l'extérieur du vaisseau Donald tente d'attraper un satellite, mais celui-ci va tellement vite qu'il traverse le filet et le brise ! Molékul informe les canards que le satellite va à peu près à dix mille kilomètres à l'heure. Picsou se plaint de ne pas pourvoir les attraper à cette vitesse... Le professeur lui apprend que pour attraper un satellite qui tombe, il faut aller à sa vitesse puis ralentir pour atteindre l'atmosphère. Mais ils n'ont pas assez de carburant pour cela... Molékul rétorque à un Picsou devenu sceptique qu'il n'a inventé que ce qu'on lui a dit d'inventer, c'est-à-dire un avion-cargo de 1949 capable de voler à quatre cents kilomètres au-dessus de Donaldville. Picsou, exaspéré, décide de rentrer et pour cela de couper les réacteurs. Grosse erreur ! L'avion se met à retomber brusquement sur Terre, et ils se retrouvent en apesanteur. Donald, qui pendant ce temps était dans la soute, se retrouve projeté à l'extérieur de l'avion...

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Donald étant éjecté en dehors de l'avion.

Donald tente de prévenir Picsou et Molékul, mais son émetteur radio ne fonctionne pas. Il veut utiliser sa fusée pour rejoindre l'avion, mais les batteries sont trop faibles. Heureusement, il trouve un vieux parachute qui flotte et l'enfile. Mais en raison du manque d'air, le parachute ne s'ouvre pas : Donald décide alors de descendre tranquillement et d'attendre d'être dans la stratosphère pour qu'il s'ouvre. Pendant ce temps, dans l'avion, Picsou propose d'allumer les propulseurs quand il y auront assez d'air, mais Molékul lui répond que c'était impossible, étant donné qu'ilsvont beaucoup trop vite. Les ailes et le moteur sont en train de brûler, les réacteurs ont fondu, et l'avion est en chute libre... Donald, de son côté, se rend compte que son parachute est en train de brûler lui aussi : il doit s'en débarrasser ! Cependant, la friction de l'air le brûle à son tour. La fusée s'allume grâce à cette friction de l'air, ce qui ralentit sa chute et lui permet de ne pas brûler. Mais Donald se demande ce qui se passera lorsque sa fusée n'aura plus de carburant...

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L'avion de Picsou et Molékul fonçant tout droit sur le parc de Donaldville.

L'avion de Picsou et Molékul, lui, fonce tout droit sur Donaldville. Comme l'avion présente un profil aérodynamique, Picsou casse le cockpit avec une fusée pour que le nez puisse présenter une résistance à l'air. Ainsi l'avion se renverse, et Molékul allume les réacteurs. L'avion peut se poser tranquillement sur un arbre du parc de Donaldville, et Picsou déclare à Molékul qu'il ferme son entreprise de récupération de satellites. Donald est, lui, à dix kilomètres au-dessus du sol quand sa fusée s'arrête faute de carburant. Il entame une chute libre, avant de s'écraser contre l'aile d'un avion, qui se retrouve déséquilibré à cause du canard... Les pilotes de l'avion réussissent finalement à éjecter Donald au-dessus de l'océan, et ne s'écrasent pas. Donald, sonné, tombe à l'eau. Un requin veut le croquer, mais se cogne les dents contre son casque d'astronaute. Pris dans un filet de pêcheur, le canard est déposé dans la cale d'un bateau avec de nombreux poissons. Arrivé au port, il est placé avec le poisson sur un tapis roulant, mais tombe de celui-ci pour finalement se retrouver par terre, près d'un mendiant. Ce dernier lui prend son costume d'astronaute, laissant à Donald ses habits de vagabond. Un policier passe par là ; au moment où Donald reprend connaissance, il est arrêté pour vagabondage.

Pendant ce temps, Molékul a fouillé l'avion-cargo et n'a pas retrouvé Donald. Miss Frappe prévient alors Picsou que son neveu l’appelle de San Francisco. Alors que le milliardaire se demande comment il a pu arriver là-bas, Molékul se précipite sur le téléphone, persuadé que Donald est dans une autre dimension. Le professeur lui demande quel jour il est, mais Donald pense qu'il lui demande quel jour il va être libéré du poste de police. Le policier l'informe que le vagabondage requière dix jours de prison ; Donald répond à Molékul « dans dix jours ». Devenant très inquiet, le scientifique pense que Donald est déjà au milieu de la semaine suivante. Se sentant escroqué, Picsou prend le téléphone et hurle à son neveu qu'il ne sera pas payé en heures supplémentaires parce qu'il est dans le futur !

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Donald au poste de police de San Francisco, téléphonant à un Molékul persuadé qu'il est dans une autre dimension, et à un Picsou se sentant escroqué par son neveu...

En coulissesModifier

Le canard qui venait d'ailleurs

Couverture de Don Rosa illustrant l'histoire pour le magazine allemand Onkel Dagobert von Don Rosa n°14.

À l'époque, cette histoire utilise une idée que Don Rosa a en tête depuis plusieurs années : celle de la chute d'orbite d'un homme en scaphandre spatial. Par ailleurs, il a déjà tenté d'utiliser cette idée dans une bande dessinée d'aventure humoristique réalisée au milieu des années 1970 pour des fanzines.

À l'origine, Don Rosa a choisi Géo Trouvetou pour être le scientifique accompagnant Donald et Picsou, mais l'avion-cargo « rafistolé » est d'une trop « basse technologie » pour être de son invention. Ainsi, il a remplacé Géo par le professeur Molékul, issu de l'histoire de Carl Barks La bombe atomique, de 1947.

Cette histoire va à l'encontre des règles que Don Rosa a établi pour ses histoires : selon lui, elles se déroulent dans les années 1950... mais la prolifération de satellites est inconnue avant les années 1970.

Le titre original The Duck who fell to Earth (« Le Canard qui tomba sur Terre ») est une référence à The Man who fell to Earth (« L'Homme qui tomba sur Terre »), célèbre film de science-fiction dans lequel joue David Bowie. Ce titre est utilisé dans le numéro 34 des Trésors de Picsou du 25 mars 2016, en hommage à l'acteur, mort le 10 janvier 2016.

Publications françaisesModifier

Cette histoire a été publiée sept fois en France, dans :

Précédée par Le canard qui venait d'ailleurs Suivie par
À temps perdu...

Donald Duck Extra n°1991-06
Histoire de Don Rosa

1re parution : mai 1991
Trésor sous cloche

Donald and Scrooge n°3
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