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Le roi des violons est une histoire en bande dessinée de vingt-et-une planches scénarisée par Bob Gregory, crayonnée par Tony Strobl et encrée par John Liggera, publiée pour la première fois en novembre 1959 aux États-Unis. Elle met en scène Donald Duck, Balthazar Picsou et Riri, Fifi et Loulou Duck. L'action se déroule à Donaldville à Venise ainsi qu'en Italie.

SynopsisModifier

Picsou et Donald partent à la recherche du secret derrière le son unique des célèbres violons de Pastradi : il ne reste plus de traces de son bois rare et spécial avec lequel ils auraient été fabriqués...

Résumé completModifier

Fantomiald 2
Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.
Le roi des violons - extrait 1

Picsou joue de la musique avec son enclume.

Balthazar Picsou invite son neveu, Donald Duck, à voir sa nouvelle « salle de musique ». Dedans, une simple enclume, posée sur un tas de pièces d'or et sur laquelle le milliardaire lance des pièces de temps à autre pour produire un tintement argentin caractéristique des pièces de monnaie lancé sur du métal ; véritable douce musique à ses oreilles. Donald en est outré, pour lui son oncle n'a aucun sens musical, ou il ne perdrait pas son temps de cette manière. Mais son oncle a plus d’expérience qu'il ne le croit. En effet, dans sa jeunesse, Picsou faisait partie d'un orchestre et se taillait même de jolis succès avec son solo de grosse-caisse. Mais Donald n'en est pas impressionné pour autant, car pour lui, « jouer du tambour avec un groupe de Dixieland n'a tout de même rien à voir avec la grande musique classique ».

Le roi des violons - extrait 2

Picsou montre le Pastradi à son neveu.

Exaspéré par l'attitude de son neveu, Picsou décide de lui montrer quelque chose qui devrait plaire à un « connaisseur ». Ainsi, il sort d'un placard un violon visiblement ancien et commence à en jouer, mais le son strident produit par l'instrument agresse l’ouïe de Donald qui préférait encore quand son oncle jouait de l’enclume ; le violon au son unique serait alors un authentique Pastradi ! Violon de rare valeur, qui serait un cadeau précieux fait à Picsou quelque années auparavant dans sa jeunesse.

Le roi des violons - extrait 3

Le jeune Picsou vient au secours de l'inconnu...

Au siècle dernier, alors qu'il était matelot à bord d'un voilier revenant de Chine, l'équipage du bateau fit escale à San Francisco pour se ressourcer. Ainsi, une nuit, dans une ruelle sombre et déserte non loin du port, Picsou vit un pauvre homme qui se faisait agresser par des bandits ; et naturellement, il sauta sur les maraudeurs pour le secourir. Une fois sauvé, la victime reconnaissante, donna ainsi à Picsou le violon en gage de se gratitude. Plus tard, lorsqu'il découvrit sa véritable valeur, Picsou essaya de retrouver son bienfaiteur, mais en vain, ce dernier avait disparu sans laisser de traces. Mais les derniers authentiques Pastradi ont été fabriquées en 1655, à l'époque où le luthier vint à manquer de tantal, bois précieux dont il se servait pour fabriquer ces violons. De plus, tous les Pastradi connus sont dans des musées. L'instrument donné à Picsou aurait été donc fabriqué postérieurement à 1655, ce qui veut dire que quelqu'un aurait retrouvé ce fameux bois de tantal dont usait les Pastradi. Le milliardaire a ainsi dépensé une fortune en recherches sans jamais pouvoir retrouver d'où venait ce bois.

Le roi des violons - extrait 4

Entre temps, Picsou a appris la façon de reconnaître le bois de tantal authentique : un coup léger avec un marteau recouvert de feutre et le bois produit un tout petit écho bien reconnaissable. À l'entente de ce son, Donald prend conscience que ce n'était pas la première fois qu'il entendait ce son, car, visiblement, il sait quelque chose que son oncle ignore ; mais Donald ne compte pas vendre la mèche aussi facilement. Bien qu'il doute que son neveu aurait vraiment découvert un indice, Picsou se dit que ce serait stupide de rater l'occasion de retrouver la trace du fameux bois. Ainsi, plus tard, après de maintes discussions, le milliardaire est outré à l'entente des conditions que lui présente son neveu ; mais finalement, tout s'arrange et Picsou décide d'accepter les conditions de Donald : moitié, moitié sur les bénéfices et une somme de cinquante mille francs en compensation s'il échoue ! Enfin, le palmipède prendra toutes les décisions et Picsou ne fera ni commentaire et ne donnera ni conseils, à moins que Donald ne les lui demande.

Le roi des violons - extrait 5

Donald fait chanter son oncle.

Ainsi, tout penaud d'avoir réussi à convaincre son oncle, Donald saute de joie à l'idée de la fortune qu'il se fera en fabriquant des violons avec le bois. Picsou, de son coté, est plus inquiété par la survie de son violon que manie Donald inconsciemment entre ces mains comme un raquette de Ping-Pong. Le milliardaire arrache ainsi l'instrument des mains de son neveu faisant tomber un vieux bout de papier dissimulé à l’intérieur qui ressemble à une formule quelconque. Picsou insiste alors pour qu'il soit envoyé à un laboratoire ou à un chimiste, mais Donald, pour qui il ne s'agit que d'un papier sans importance, ne l'entend pas de cette oreille et se contente de le remettre à sa place. Plus tard, Donald, accompagné de ses neveux Riri, Fifi et Loulou Duck, se retrouvent dans un hangar de l'oncle Picsou où le canard pense retrouver du bois de tantal. La semaine passée, en déchargeant des caisses d'un navire qui les apportait, Donald se heurta par accident à l'une d'elles ; et le canard entendit alors le même écho que dans le bureau de son oncle ! Ces caisses seraient donc faites en bois de tantal et le pire c'est qu'elles étaient là dans le hangar de Picsou, sans même qu'il ne s'en rende compte. Mais contrairement à ce que pense Donald, le vieux grigou avait branché son système d'écoute et a donc tout entendu, et n’apprécie pas du tout qu'on se moque de lui.

Le roi des violons - extrait 6

Les canards s'envolant pour l'Italie.

Bientôt, les Duck sont de retour dans le bureau du milliardaire où Picsou entreprend d'ajouter une dernière clause au contrat signé plus tôt, si Donald échoue, il recevra bien une somme de cinquante mille francs en compensation mais pour laquelle il doit s'engager à écosser des petits poids pour les conserveries Picsou, dix heures par jour, sept jours par semaine et ce pendant six mois. Entre temps, les neveux réussissent à retrouver l'adresse de l'expéditeur des caisses, un certain Luigi, travaux d'art situé au 13, Via fumetta, à Venise : les canards se préparent donc à partir en Italie. Comme c'est son oncle qui paye, Donald ne lésine pas sur les dépenses affrète un avion de luxe pour faire son trajet.

Le roi des violons - extrait 7

Quelques heures plus tard, à Venise, les canards s'adressent à un gondolier pour les acheminer vers l'adresse de Luigi ; le 13, Via fumetta est visiblement situé dans un vieux quartier où les touristes ne viennent guère. Ainsi, petit à petit, la gondole progresse le long des canaux où les canards en profitent pour admirer les maisons construites sur le canal ; l'embarcation continue son chemin jusqu'à la grande place avant de s’arrêter ne pouvant aller plus aller plus loin à cause d'un pont en bois construit beaucoup trop bas. Ainsi, nos amis arrivent bientôt chez Luigi, qui leur apprend que les caisses utilisée pour expédier sa marchandise lui sont apportées par un petit vieux qui aurait malheureusement disparu il y a un moment sans laisser de traces. Déçus, Donald et Picsou se reposent pour réfléchir quand soudain arrivent les enfants en courant ; Riri serait tombé du pont alors qu'il jouait près du canal et serait cogné ; au son de l’écho, les canards découvrent alors que le vieux pont en bois serait donc fait en bois de tantal ! Il ne leur reste plus qu'à aller voir le maire pour essayer d'avoir ce pont.

Le roi des violons - extrait 8

Chez le maire, c'est encore une fois Donald qui prend la parole et demande au maire s'il peut leur offrir le vieux pont en échange d'un neuf sous lequel les gondoles pourrons passer « comme une lettre à la poste ». Le maire est d'accord à condition que ce dernier soit la réplique exacte de celui dans la carte postale envoyé par son cousin d'Amérique qui n'est autre que le pont de Brooklyn ! Ainsi le lendemain à l'aube, Picsou est réveillé par les ouvrier qui chantent d'un air gai venus démonter le pont d'un air décidé. Mais trois heures plus tard les ouvriers chantent encore au lieu de travailler ! En effet il semblerait qu'il ne peuvent rien faire avant la marée basse ce qui n'arrive que deux fois par jour pendant quinze minutes. Beaucoup plus trad, de quinze minutes à quinze minutes, le pont de bois en enfin démonté et prêt à être embarqué ; entre temps la construction du pont métallique et entamée pendant que Picsou rêve tout éveillé à la fortune qu'il se fera avec ces violons. C'est alors qu'il remarque deux enfants qui joue à un étrange jeux qui consiste à toquer sur des caisses, le jeu s’appellerait Toc le Pastradi et que les bambins avait l'habitude de jouer sur le pont ! Visiblement toute la ville était au courant pour le bois du vieux pont qui servait à fabriquer les violons. Ainsi, pour tirer cette affaire au clair, les canards décident d'aller consulter le luthier du coin.

Le roi des violons - extrait 9

Donald se rappelle du papier trouvé dans le violon de son oncle.

Le luthier leur annonce alors une triste nouvelle : apparemment, les violons en bois de tantal ne valent rien sauf si enduit d'un vernis spécial. Hélas, la formule de ce dernier est perdu depuis des siècles ! Elle ne fut retrouvée qu'en 1892, époque où deux Pastradi furent fabriqués avant que la formule ne disparaisse de nouveau. L'un d'entre eux fut détruit et on aurait perdu la trace de l'autre en Amérique, ce dernier aurait alors contenu la formule du vernis caché dedans. Donald se rappelle alors l'étrange bout de papier retrouvé par lui un peu plus tôt dans l'instrument de son oncle ! De retour à l’hôtel, Donald accourt annoncer la nouvelle à Picsou ; la formule du vernis perdue se trouve chez lui dans son propre violon.

Le roi des violons - extrait 10

Picsou ému aux larmes...

Finalement, quelques jours plus tard alors que la construction du pont est finie, Picsou est un véritable héros ; grâce à son pont en fer les gondoles peuvent enfin traverser le canal jusqu'à lors impraticable. Le maire de la ville vient alors voir Picsou accompagné du sculpteur national, Franco Di Chiapo. ce dernier à réalisé un sculpture abstraite en son honneur qui sera exposée sur la place. Le maire à un autre cadeau pour lui ; en gage de sa gratitude il lui offre la concession du ski nautique ! Picsou en est ému aux larmes. Et après des adieux touchants, Picsou, Donald et les neveux quittent enfin Venise comblés.

Le roi des violons - extrait 11

Picsou pique une crise de nerfs.

Bientôt, les Duck sont enfin de retour chez eux. Picsou récupère alors alors la formule qu'il fait analyser par son laboratoire. Après une heure d'attente, le pauvre Picsou en ressort blanc comme un linge manquant de peu de faire une attaque ; il ne peut même plus parler tellement il a la mâchoire serrée. Aidé par ses petits neveux Picsou réussit à rentrer chez lui où il leur révèle la source de sa frustration : la formule que Donald n'a pas voulu le laisser analyser plus tôt ne vaut rien ! Le principal ingrédient nécessaire est l'huile d'écrevisse des eaux salés de Lin Chin. Apportés à Venise par Marco Polo, elle ont vécu dans les canaux avant de s’éteindre il y a plus de cinquante ans ; ainsi, plus personne ne pourra jamais reconstituer le vernis de Pastradi ! Le bois ramené ne servira finalement qu'à nourrir les termites.

Le roi des violons - extrait 12

Picsou récupère son argent...

Plus tard alors que le pauvre Donald décharge joyeusement la cargaison de bois, en faisant ses comptes, il voit son oncle Picsou arriver et lui met une fessée avec un planche de bois. Les enfants mettent alors le pauvre Donald au courant, visiblement sa chance lui a tourné le dos, il est dans les pois jusqu'au cou. Dix tonnes de bois entreposés sur le quai qu'il va falloir encore transporter dans un hangar où les faire enlever dans la voirie. la palmipède abattu, tend alors la planche de bois à ses neveux et leur demande de le frapper avec toutes les deux minutes. Ainsi sur la route, les canards passent devant le cure-dent de luxe et surprennent la conversation de son président : l'usine vient de fabriquer son dernier cure-dents car son stock de bois de tantal est épuisé, l'usine ne peut se servir de bois ordinaire car seul celui de tantal résiste et à ce parfum de noisette que les clients adorent. Ainsi tout n'est pas perdu, grâce à la vente du bois à l'usine Donald a assez d'argent pour rembourser son oncle.

En coulissesModifier

Publications françaisesModifier

Cette histoire fut publiée pour la première fois en France dans Le Journal de Mickey n°424 datée du 10 juillet 1960, elle sera ensuite republiée dans l'Albums Dargaud n°D 5 en juin 1983.

GalerieModifier

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