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Les 7 Fantastiques Caballeros (moins 4) est une histoire en bande dessinée de trente-deux planches scénarisée et dessinée par Don Rosa, publiée pour la première fois le 14 janvier 2005 dans les Kalle Anka & C:o nos 2005-03 à 2005-05, en Suède. Elle met en scène Donald Duck, Panchito Pistoles, José Carioca, Riri, Fifi et Loulou Duck, Balthazar Picsou, Gontran Bonheur et Daisy Duck. Elle se déroule à Donaldville et au Brésil.

SynopsisModifier

Donald vient de se faire renvoyer encore une fois par son oncle Picsou, et, méprisé par tous, son moral est au plus bas. Ses neveux Riri, Fifi et Loulou, pour que leur oncle aille mieux, font envoyer celui-ci à Rio de Janeiro pour qu'il transporte des médailles pour les Castors Juniors. En réalité, les enfants vont faire en sorte que Donald revoie au Brésil ses vieux amis, Panchito Pistoles et José Carioca, avec qui il formait le groupe des Trois Caballeros. Là-bas, ils décident de partir ensemble à l'aventure, et ils deviennent chasseurs de diamants, arpentant le Mato Grosso brésilien. Grâce à ses amis, Donald va retrouver le sourire au cours de cet épique périple qui ne fait que commencer.

Résumé complet Modifier

Fantomiald 2
Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.
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Gontran marchant sur Donald, évanoui sur le trottoir.

Alors qu'ils marchaient dans la rue, Riri, Fifi et Loulou virent leur oncle Donald Duck se faire renvoyer par Balthazar Picsou de sa banque, le milliardaire estimant qu'il était totalement inefficace. Cependant, même s'il était viré, le vieux canard souhaitait tout de même qu'il vienne travailler le lendemain. Donald était évanoui par terre et ses neveux allaient le réconforter, quand Gontran Bonheur arriva. Il prit le béret de son cousin, et nettoya la poussière des guêtres avec. Puis il marcha sur Donald, qui reprit connaissance. Daisy le vit alors recouvert de poussière, et le frappa, déclarant qu'il traitait mal la vareuse qu'elle avait lavée et repassée « avec amour », et donc qu'elle ne lui parlerait plus jamais. Puis elle repartit en lui rappelant qu'il devait l'emmener dîner au Ritz le soir-même. Les enfants réconfortèrent leur oncle, voyant qu'il était malheureux : il se laissait malmener par les autres, cela faisait des mois qu'il avait perdu le sourire. Pour qu'il se sente mieux, ils eurent l'idée de le faire revoir ses deux vieux amis qui le respectaient et le traitaient en égal dans leurs aventures : José Carioca et Panchito Pistoles. Ils allèrent au siège des Castors Juniors, et proposèrent à un des dirigeants du groupe de scouts de nommer Donald porteur d'un chargement de médailles pour Rio de Janeiro. L'homme n'était pas convaincu, car Donald n'était pas un Castor Senior, et il n'avait jamais été un Castor Junior. Les enfants lui rappelèrent que leur oncle avait sauvé les rondins de bois du Fort Donaldville, qui avait été reconstruit depuis. Le dirigeant parut convaincu par cet argument, et les neveux insistèrent pour qu'il ait un billet d'avion ouvert pour qu'il puisse rester un peu là-bas, et pour qu'il ait une version condensée du chapitre du manuel des Castors Juniors sur le Brésil. L'homme finit par accepter toutes leurs revendications, et les enfants décidèrent d'envoyer deux télégrammes, l'un pour quelqu'un à Rio, et l'autre pour quelqu'un à Chihuahua.

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L'avion de Donald survolant la ville de Rio de Janeiro.

L'avion de Donald Duck survolait Rio de Janeiro. Le canard se dit que la ville la plus gaie et la plus vivante du monde ne pourrait lui faire que du bien. Il était étonné que ses neveux aient temps insisté pour qu'ils partent, et il pensa qu'ils voulaient se débarrasser de lui. À l'aéroport, les Castors Juniors brésiliens repérèrent vite Donald, Riri, Fifi et Loulou leur ayant conseillés de chercher celui qui semblait toute la misère du monde sur ses épaules pour le reconnaître : le canard leur donna les médailles, et les scouts l'informèrent que le commandement de Donaldville lui avait confié une nouvelle mission. Il devait se rendre au Pain de Sucre à midi. Les scouts le précipitèrent dans un tramway pour le téléphérique, en assurant qu'ils déposeraient sa valise à l'hôtel. Arrivé à la station, il courut vers la cabine de téléphérique mais heurta un cheval qui obstruait l'entrée. Le propriétaire sortit le cheval face au mécontentement des gens autour, et Donald reconnut Panchito Pistoles. Ils s'embrassèrent, puis le coq demanda à son cheval, Señor Martinez, de rester en place pendant qu'ils montaient avec le téléphérique. Dans la cabine, Panchito expliqua au canard qu'il venait du Mexique car il avait un rendez-vous à midi au sommet du Pain de Sucre. Donald fut étonné de voir qu'il était venu à Rio pour exactement la même raison que lui.

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Donald ayant retrouvé ses vieux amis Panchito et José.

Au sommet, les amis purent sortir de la cohue de la cabine, puis Donald demanda qui lui avait donné ce rendez-vous. Panchito lui apprit que c'était ses neveux qui lui avaient envoyé le télégramme indiquant le rendez-vous. Soudain, ils entendirent un homme tenter de séduire une jeune femme, en prétendant avoir un rendez-vous avec elle. Mais il avait dû se tromper, car il se prit un violent coup de poing et atterrit sur la table où étaient assis Panchito et Donald. Ces derniers reconnurent leur ami José Carioca, qui réalisa que le rendez-vous était avec eux, et pas avec cette femme. Donald comprit tout : ses neveux l'avaient envoyé au Brésil pour retrouver ses amis, afin de lui remonter le moral. Donald crut qu'il importunait ses amis, mais ce n'était pas le cas : Panchito lui dit qu'il voulait changer d'air, car il n'avait pas de travail à Chihuahua ; José lui apprit que son numéro de music-hall ne marchait pas. Le perroquet voulait oublier tout cela, et proposa aux autres de visiter Rio. Mais Panchito proposa plutôt l'aventure, et José eut une idée : ils pourraient devenir garimpeiros, chasseurs de diamants dans les montagnes. Ils exaltèrent, voulant retrouver l'aventure, et heureux du retour des Trois Caballeros. Cependant, dans cette euphorie, il firent tomber leurs trois chapeaux dans le vide, du haut du sommet du Pain de Sucre...

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Donald sur son bœuf, José sur son lama et Panchito sur son cheval, parcourant les étendues du Mato Grosso.

Après avoir acheté des provisions (chapeaux inclus) et des billets d'avions, les Trois Caballeros (ainsi que le cheval de Panchito) s'envolèrent vers la Serra do Roncador, dans le Mato Grosso. Là-bas, le pilote de l'avion leur vendit deux montures pour seulement cent dollars américains, mais ils furent surpris de découvrir qu'il ne leur avait pas vendu des chevaux, mais un vieux bœuf et un lama, laissé par un passager péruvien qui ne pouvait pas payer son billet. Le pilote était déjà reparti avant qu'ils ne pussent négocier, et José et Donald se contentèrent de ces montures. Bientôt, les Caballeros parcouraient les immenses plaines du Mato Grosso, Donald étant étonné de ce paysage qui ne ressemblait pas à la jungle brésilienne qu'on voyait au cinéma. José informa ses amis que c'était dans ces plaines que se trouvaient les diamants. Donald prit le carnet avec les informations extraites du manuel des Castors Juniors, et vit que 90 % des pierres précieuses venaient du Brésil. Ses amis pensèrent qu'il les mènerait à l'Eldorado ou aux mines perdues des Incas, mais le canard leur dit qu'ils les avaient déjà trouvés avec son oncle. José déclara que Donald était un grand aventurier, et celui-ci sourit pour la première fois depuis des mois. Ils traversèrent un marécage, et le canard lut que les eaux brésiliennes regorgeaient de piranhas, raies, anguilles électriques, caïmans géants, anacondas... Le cheval et le lama prirent peur, et montèrent avec leurs cavaliers sur le bœuf de Donald, impassible.

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Donald se faisant étouffé par un serpent, sous les yeux intéressés de ses amis, pensant qu'il maîtrisait la situation.

Après plusieurs jours, les garimpeiros campèrent dans une vallée entourée de verdoyantes collines du Mato Grosso. Donald avait choisi cet endroit en raison du gravier noir dans un torrent à proximité, son carnet disant que les diamants du Brésil se trouvaient dans ce type de ruisseau. Le canard commença à tamiser l'eau, mais un piranha l'attaqua. Puis, un tegu, un lézard des marais, goba le piranha, et s"accrocha au bec de Donald. Le canard réussit à se débarrasser de l'animal, devant ses amis persuadés qu'il était un fin connaisseur de ces bêtes. Donald vit des yeux qui l'observaient dans l'eau, et énervé, il frappa cette tête avec un bâton. Cependant, il s'agissait d'un énorme anaconda, qui poursuivit le canard. José le trouvait très petit, car des explorateurs en avaient trouvés qui faisaient vingt à trente mètres de long. Le serpent entoura Donald, avant de repartir, n'ayant visiblement pas faim. José et Panchito n'avaient pas aidé leur ami, pensant qu'il maîtrisait parfaitement la situation et qu'il leur donnait simplement une leçon de biologie. Contrairement au serpent, les Caballeros avaient faim et allèrent chercher des fruits dans les bois. José montraient tous les merveilleux animaux que contenait le Brésil, mais rappela qu'ils devenaient de plus en plus rare à cause du braconnage et de la déforestation. Soudain, Donald vit une fosse qui avait été creusée, avec un gros rongeur qui était tombé dedans. Il s'agissait d'un piège des braconniers, et Panchito et José eurent l'idée de ne plus chasser les diamants mais de combattre plutôt le braconnage, pour être utile au monde.

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Les Indiens amenant Donald à leur chef.

Ils libérèrent la créature, qui s'avéra être un capybara, le plus gros rongeur du monde, selon le carnet de Donald. La grosse souris remercia les Caballeros en les saluant, mais les plantes autour d'elle donnaient l'illusion qu'il s'agissait de Mickey Mouse ! Donald fut déconcerté, et tomba dans la fosse. Panchito et José crurent qu'il voulait ainsi piéger les braconniers, et partirent se cacher près d'ici. Peu après, des Indiens arrivèrent et enlevèrent Donald, pour l'emmener loin de là, à travers les plaines et les marécages, suivis discrètement par Panchito et José, ainsi que leurs montures. Les Indiens arrivèrent dans le repaire des braconniers : les animaux y étaient enfermés dans de nombreuses cages, autour de la hutte du chef. Donald y fut déposé, et rencontra le fameux chef, qui lui apprit que son père l'avait envoyé faire ses études chez les « civilisés », où il s'était fait renvoyé d'une demi-douzaine d'universités. Son père lui avait révélé l'existence des « mines de la peur », leur tribu ayant découvert la « route brillante » qui menait à la Cité de cristal, il y a plus de deux cents ans. Le chef était revenu au Brésil juste pour que son père lui dise où se situaient les mines, mais il refusa. Il était désormais bloqué au milieu du Brésil, contraint de faire du trafic d'animaux pour gagner de l'argent, et maintenir un train de vie confortable. La seule chose de grande valeur qu'il possédait était le collier de chef qu'il portait, et qui lui permettait de donner des ordres aux Indiens. Mais il ne faisait pas que du trafic d'animaux : le trafic d'humains faisait également partie de ses spécialités. Donald prit peur en entendant cela, et l'homme lui expliqua qu'il réclamait une rançon pour sa libération.

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Les Trois Caballeros libérant tous les animaux prisonniers, sous les yeux fous de rage du chef indien.

Soudain, le bœuf de Donald - mené par José et Panchito - défonça le mur de la hutte derrière le chef, et le canard put chevaucher sa monture. Avant de fuir le repaire des braconniers, les Caballeros libérèrent tous les animaux emprisonnés, au grand dam du bandit. S'ensuivit une immense cohue où tous les animaux suivaient les Caballeros, venant de retrouver leur liberté. Les paresseux, trop lents pour s'enfuir rapidement, montèrent sur le bœuf de Donald. Señor Martinez profita de la cohue pour arracher le collier du cou du chef, et celui-ci était inquiet de cette perte, car les Indiens ne lui obéiraient plus sans celui-ci. Il tenta tout de même de les soumettre, en leur ordonnant de les rattraper morts ou vifs. Un perroquet l'entendit, et partit rejoindre les Caballeros, pour leur répéter ce que le braconnier avait dit. Les Caballeros prirent peur, et pensèrent à effacer leurs traces. Donald fit descendre les paresseux qui étaient sur son bœuf, mais l'un d'entre eux griffa l'animal, qui prit peur et se rua vers des buissons, faisant tomber le canard au passage. Mais celui-ci s'emmêla dans des lianes qui s'accrochèrent au bœuf, et fut traîné au sol par le bœuf. Il fut finalement arrêté par une vieille souche, tandis que l'animal était passé de l'autre côté des buissons. Toute cette ruade forma au sol une sorte de grande flèche montrant les buissons. Derrière ceux-ci, les Caballeros découvrirent un sentier montant vers les montagnes. Ils l'empruntèrent donc avec leurs montures, pensant que les Indiens ne les trouveraient jamais ici.

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Donald racontant la légende de la « mine de la peur » à Panchito et José.

Quelques heures plus tard, au crépuscule, le chemin s'arrêtait devant un grand marécage. Les amis pensèrent camper ici, et Panchito se rendit compte que son cheval tenait le collier du chef, et se dit que c'était à Señor Martinez de décider ce qu'il en ferait - le coq le gardait cependant en attendant. Donald pensait qu'ils n'auraient pas besoin de tamiser les rivières pour trouver des diamants s'ils trouvaient les « mines de la peur » dont le chef parlait. José pensait que cela n'existait que dans les livres, mais Donald lui rappela qu'il avait trouvé de légendaires trésors avec son oncle. Puis Panchito le fit se souvenir qu'il avait le petit carnet sur le Brésil que lui avaient donné ses neveux, et Donald regarda ce qu'il pourrait y trouver. Il apprit qu'il y avait bien une cité perdue dans les monts Roncador, que des explorateurs portugais avaient découvert en 1743, et le seul survivant avait rédigé un rapport sur la cité, le « Document 512 ». On le retrouva en 1865, mais des parties avaient pourri. Le plus célèbre explorateur britannique à la recherche de cette cité était le colonel Percy Fawcett, un archéologue britannique qui prétendait avoir vu des dinosaures vivants dans les marais en 1910. Le professeur Challenger dans Le monde perdu était inspiré de Fawcett. Panchito ne crut pas à ces histoires de dinosaures, mais Donald lui confirma qu'ils existaient car ils les avaient découverts avec ses neveux. D'après le carnet, Fawcett pensait que la cité était une colonie de l'Atlantide. Mais Donald savait que c'était faux, car les Atlantes étaient devenus des hommes-poissons : il était en effet allé en Atlantide avec son oncle et ses neveux. Le colonel Fawcett était parti en expédition pour retrouver la cité en 1925, mais il n'était jamais revenu. Le « Document 512 » disait que les portes de la cité étaient dans les monts Roncador, cachées derrière un marais au bout d'une route de cristal, avec trois arches serties de diamants des mines de la cité. Les cristaux étaient phosphorescents ; la nuit, ils luisaient et effrayaient les Indiens.

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Les Trois Cabarellos s'engouffrant avec leur radeau dans le profond ravin.

Pendant qu'il racontait cela, Panchito et José avaient remarqué quelque chose derrière le marais. Donald tourna la tête, et vit les trois arches brillantes dont parlait le carnet : ils étaient devant les portes de la Cité perdue. Donald se demanda où était la route de cristal, et ses compagnons la découvrirent sous l'herbe. Plus bas, des cailloux la recouvraient. À cause de l'obscurité, les Caballeros décidèrent de continuer les explorations le lendemain, pensant être à l'abri des Indiens. De leur côté, les Indiens et leur chef pensaient qu'à cause de cette même obscurité, ils ne pourraient retrouver les Caballeros. Mais ils virent la flèche qu'avait formée le bœuf et Donald, et il vit qu'elle avait découvert les cristaux qui étaient cachés sous les cailloux. Le chef, voyant cela, décida de ne plus rechercher leurs adversaires, et de partir plutôt à la recherche des « mines de la peur ». Le lendemain matin, les Trois Caballeros s'activaient déjà : ils construisaient un radeau pour traverser le marécage. Ils traversèrent le marais en évitant soigneusement les nombreux espèces aquatiques dangereuses que contenait l'étang, les montures étaient restées au bord de l'eau. Ils virent les trois arches, recouvertes par les lianes et donc invisibles de loin, dans la journée. Puis, ils s'engouffrèrent dans un profond ravin. L'eau coulait lentement, ils pouvaient donc revenir par là en poussant avec leurs perches. Le ravin s'ouvrait dans une vallée, et les Caballeros se demandèrent s'ils n'atteignaient pas leur objectif. Et ils ne furent pas déçus...

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Les Trois Cabarellos découvrant la fameuse Cité de cristal.

Ils découvrirent avec leurs yeux émerveillés l'incroyable Cité de cristal, sculptée dans les parois rocheuses. José réalisa que ce n'était pas du travail d'Indiens, ni des colons portugais... Donald dit que ça avait l'air égyptien, voire plus ancien. Fawcett avait peut-être raison, c'était une colonie d'une civilisation européenne bâtie ici des milliers d'années auparavant. Les Caballeros virent qu'ils étaient au bord du plateau, et que la jungle d'Amazonie s'étendant devant eux. Le canal menait à un déversoir, Donald tenta donc de se rapprocher du mur avec sa perche, pour attacher le radeau avec une liane. Mais le ravin était devenu trop profond, la perche n'atteignait pas le fond... Les Caballeros durent sauter, et le radeau s'écrasa dans le torrent. Ils étaient au bord du plateau central du Brésil, ce qui expliquait pourquoi personne n'avait découvert la cité par accident : il était impossible d'escalader la falaise depuis la jungle, il fallait passer par le canal. Donald vit qu'il ne pouvait nager dans le canal, car il était rempli de piranhas ; José réfléchissait avec quoi ils pouvaient construire un autre radeau, mais Panchito leur proposa d'explorer tout d'abord la cité. Pendant ce temps, les Indiens arrivaient au bord du marais, et leur chef vit les montures des Caballeros. Il se dit que la cité devait être de l'autre côté du marais, mais il préféra ne rien dire aux Indiens. Il leur demanda de lui construire un canoë en roseaux, pour qu'il puisse continuer seul.

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Donald recouvert de pierres précieuses de la « mine de la peur ».

Les Caballeros, de leur côté, virent qu'il n'y avait que des baraquements et des ateliers, rien ne leur permettait de quitter le canyon. Ils remarquèrent un large portail, qui dominait la façade qui semblait être la plus importante de la cité. Le conduit qu'il ouvrait était sombre, et José craqua une allumette. Ils découvrirent que le conduit était bordé d'énormes cristaux lumineux, absorbant et multipliant la lumière d'une simple allumette. Tout était illuminé, et les amis virent de nombreux pics, masses et chariots : c'étaient des outils de mineurs. Ils ouvrirent une grande porte au bout du conduit, et découvrirent les fameuses « mines de la peur ». Les murs étaient couverts de pierres précieuses, des diamants, des émeraudes, des topazes, des améthystes... Donald vit dans son carnet que des historiens supposaient que les Phéniciens étaient venus en Amérique du Sud. Une théorie disait que le roi Hiram de Tyr, beau-père du roi Salomon, tirait ses richesses des « mines d'Ophir », devenues avec le temps les « mines de la peur »[1]. José pensait avoir trouvé les mines du roi Salomon, mais Donald lui apprit qu'elles étaient en Afrique du nord, et qu'il les avait trouvées avec son oncle Picsou. José et Panchito étaient toujours impressionnés par le nombre de trésors qu'avait découverts Donald, et le trouvait très modeste. Donald s'assit et réalisa qu'ils étaient toujours bloqués. Il vit un petit serpent, et prévint ses amis d'y faire attention même s'il semblait inoffensif. Cependant, José et Panchito n'étaient pas sûr que le serpent était si inoffensif que ça : ils avaient en fait vu un autre serpent, un anaconda géant sur lequel était assis Donald... Ce dernier regarda ce que disait son carnet, et vit que l'anaconda n'était pas dangereux si on le voyait le premier. Il ne mordait pas et ne s'attaquait qu'aux proies lentes et peu intelligentes pour les avaler d'un coup. Soudain, l'énorme serpent - qu'il n'avait toujours pas vu - le goba...

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Le serpent emportant le canoë avec le chef indien et Donald, sous les yeux inquiets de Panchito et José.

José et Panchito virent que leur ami avait besoin d'aide, et voulurent empêcher le serpent de rejoindre le canal, sinon ils ne reverraient plus jamais Donald. Ce dernier n'avait pas compris qu'il avait été avalé par un serpent, et crut que les cristaux lumineux s'étaient éteints, et que la terre tremblait. Il craqua une allumette, et comprit enfin qu'il était dans le serpent. Mais celui-ci sentait que ça brûlait en lui, et recracha Donald. José crut que le canard les faisaient marcher, tandis que Panchito faisait fuir le serpent dans le canal. Soudain, le chef indien arriva et menaça les Caballeros avec son fusil. Il vit les « mines de la peur », et remplit un sac avec des pierres précieuses. Il pourrait désormais mener la belle vie qu'il rêvait dans les grandes villes. Il déclara qu'il reviendrait plus tard avec des camions et des canots gonflables. Le chef commençait à repartir sur son canoë, laissant les Caballeros sur place. Ils ne pourraient survivre une nuit, ils seraient avalés par l'énorme anaconda. Donald repensa à tous ceux qui le méprisaient, puis fut pris d'un accès de rage et s'accrocha à une liane. Il se jeta grâce à celle-ci sur le canoë de l'Indien, Panchito et José se précipitaient pour l'aider. L'anaconda ressortit de l'eau, et voulut manger l'Indien, se rappelant que Donald était « brûlant ». Il se jeta sur le canoë, et s'enroula autour pour l'emporter vers le déversoir. Panchito prit une liane et s'en servit comme lasso, tandis que José prit son parapluie et l'ouvrit dans la gueule du serpent. Le parapluie s'était accroché aux dents du serpent, et ce dernier fut attaché à un pont, d'un côté par le parapluie et de l'autre par la liane. Donald s'accrochait toujours au canoë, et le bandit tenta de l'assommer avec son sac de pierres précieuses. Mais le serpent, en se débattant, propulsa Donald en l'air. Puis, le pont fut détruit par le serpent. Le chef Indien ricana, en partant sur son canoë, invaincu. Mais le canoë tomba dans le déversoir, et le bandit s'écrasa plus bas.

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Panchito saluant les Indiens, tandis que Donald regrette qu'une bagarre n'ait pas eu lieu ; finalement, José propose à ses amis de fêter la fin de leur aventure à Rio.

Les Caballeros étaient toujours coincés dans la cité. L'anaconda s'enfuyait par le canal, mais Panchito le poursuivit avec son lasso. José demanda à Donald de se dépêcher, celui-ci était accroché à une statue après avoir été propulsé en l'air par le serpent. Panchito courut sur l'anaconda, puis enroula le lasso autour de sa tête. Les amis s'accrochèrent tous trois à la liane, puis atteignirent le marécage en chevauchant le serpent comme un cheval dans un rodéo, effrayant les animaux du marais. Les Caballeros pensèrent maintenant devoir affronter les Indiens, qui devaient être furieux depuis la disparition de leur chef. Mais ils remarquèrent que la tribu était encerclée par leurs trois montures, les Indiens étaient apeurés. L'un d'eux demanda où était leur chef, et Donald leur apprit qu'il était tombé d'une cascade en direction de l'Amazonie, et qu'il ne reviendrait pas. La rivière qui l'emportait rejoignait le fleuve Amazone, puis l'océan. Il lui faudrait contourner la côte et trouver le moyen de revenir dans le Mato Grosso : c'était un parcours de huit milles kilomètres. Les Indiens étaient satisfaits : cela prendrait des mois, ils auraient le temps de partir dans leurs vallées cachées. Ils ne voulaient pas maltraiter les animaux, mais ils y étaient contraints par le chef. Panchito voulut leur rendre le collier du chef trouvé par son cheval, mais ils refusèrent, et lui proposèrent de le garder. Le coq salua les Indiens, tandis que Donald regrettait de ne s'être pas battu, toujours énervé. José proposa de fêter la fin de cette aventure à Rio de Janeiro.

De retour à Rio, Panchito, José et Donald se promenaient sur les célèbres pavés longeant la plage de Copacabana. Le coq déclara que d'après la police, ce chef indien était le plus grand braconnier du Brésil, et il était neutralisé pour de bon. Donald rappela que les « mines d'ophir » appartenaient au gouvernement du Brésil, mais ses amis lui répliquèrent qu'ils y gagnaient tout de même. En effet, l'agent de José a mis des affiches dans tout Rio, promouvant le spectacle du découvreur de la cité d'Ophir. Panchito, lui, avait obtenu l'accord de son cheval, señor Martinez, pour vendre le collier de joyaux qu'il avait trouvé, et ils pourraient donc s'acheter le ranch de leurs rêves. Le coq déclara que Donald leur avait appris qu'en restant confiants et optimistes, ils pouvaient égaler le courage et les succès du canard. Il demanda à Donald ce qu'il avait trouvé au cours de cette aventure, et le canard sourit, en montrant que c'était sa réponse. José lui dit qu'en fin de compte, son sourire était au Brésil, et Panchito constata qu'il était toujours au dernier endroit où on le cherchait. Puis, les canards entamèrent la chanson des Trois Cabelleros, sous les yeux des gens amusés.

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Panchito, José et Donald chantant la chanson des Trois Caballeros sur les célèbres pavés longeant la plage de Copacabana.

En coulissesModifier

Zio Paperone n°191

Couverture du magazine italien Zio Paperone n°191, dessinée par Marco Rota et illustrant l'histoire.

Don Rosa avait déjà réalisé une histoire où il faisait revoir à Donald Duck ses vieux amis Panchito Pistoles et José Carioca, issus du long-métrage Les Trois Caballeros, sorti en 1944. Cette histoire est Le Retour des Trois Caballeros, datée du 6 septembre 2000. Rosa avait apprécié mettre en scène une aventure où Donald était traité à égal et avec respect par ses partenaires (ce qui n'était pas le cas dans ses aventures avec son oncle Picsou), et les lecteurs avait également bien aimé cette histoire. Ainsi, Rosa se dit qu'il était inévitable de ne pas réaliser une suite. Comme la première histoire se déroulait au Mexique, dans le pays de Panchito, il fallait que la suite se déroule dans le pays de José, le Brésil. Cependant, il ne voulait pas qu'elle se déroule en Amazonie, lieu que l'on voit dans tous les films et bandes dessinées sur le Brésil. Dans le centre et le sud du Brésil, il existe de vastes prairies avec des chaînes de montagnes basses et d'immenses marécages, Don Rosa fit donc des recherches sur un trésor perdu qui se trouverait dans ces lieux. Il découvrit ainsi rapidement l'existence du colonel Percy Fawcett et de la Cité de cristal.

Percy Fawcett

Le colonel Percy Fawcett.

Un groupe d'explorateur portugais avait signalé la découverte de cette Cité en 1753, et son rapport avait été inclus dans les archives du gouvernement du Brésil, en tant que "Document 512". Quand on retrouva ce document un siècle plus tard, il s'était détérioré et n'était en partie plus lisible. La façon dont Don Rosa représente la cité comme une construction de style phénicien, faite de pierre et de cristal étincelant et se trouvant au-delà d'un portail à triple arche, dissimulée de l'autre côté d'un marécage, est conforme à la description du "Document 512". Don Rosa trouva aussi particulièrement intéressant l'homme qui avait cherché pendant des années la fameuse Cité, le colonel Percy Fawcett (1867 - 1925). Celui-ci était un archéologue qui menait des expéditions privées en Amérique du Sud, et exposait ses découvertes et théories lors de tournées de conférences. Il est le premier à avoir prétendu avoir trouvé des preuves de l'existence de dinosaures vivants cachés dans les marécages de l'ouest du Brésil, dans la région de Pantanal, et a raconté ces observations durant une tournée parrainée par la Société britannique de géographie en 1911. Deux romanciers célèbres ont apprécié cette conférence et sont devenus amis avec le colonel : sir Arthur Conan Doyle (auteur de Sherlock Holmes) et H. Rider Haggard (auteur de She et des Mines du roi Salomon). En 1912, Conan Doyle écrivit Le Monde perdu, qui raconte l'aventure d'un archéologue, le professeur Challenger, qui dirige une expédition en Amérique du Sud visant à trouver un endroit où existerait encore des animaux préhistoriques. Ce roman est inspiré en grande partie par les exploits du colonel Fawcett, qui a sûrement inspiré aussi Haggard pour les récits des aventures de son héros, Allan Quatermain. Il a également inspiré le personnage d'Indiana Jones, mais n'a jamais vu qu'il a servi de modèle pour toutes ces fictions, étant parti en 1925 en expédition pour retrouvé la Cité de cristal, et n'étant jamais revenu.

Faux Mickey Mouse Les 7 Fantastiques Caballeros (moins 4)

Le faux Mickey Mouse.

Le titre original de l'histoire, The Magnificient Seven (minus four) Caballeros fait allusion au titre original du film Les Sept Mercenaires, The Magnificient Seven (littéralement "Les Sept Magnifiques"). Ayant choisi de faire débuter cette aventure dans la ville de Rio de Janeiro, Don Rosa se sentait obligé d'inclure une visite au sommet du Pain de Sucre. Situant ses histoires dans les années 1950, Rosa dut chercher des images du téléphérique qui menait au sommet du Pain de Sucre datant de cette époque-là : il n'eut aucun problème à trouver des images des cabines, mais il n'en trouva aucune des stations. Il avait même demandé à des fans brésiliens de rechercher des images de ces stations dans leur bibliothèque locale, mais ils ne trouvèrent pas. Finalement, il décida d'inclure les stations modernes, que des fans avaient prises en photo pour lui. La partie préférée de Don Rosa dans Le Retour des Trois Caballeros était quand Donald, Panchito et José se mettaient à chanter la chanson issue du long-métrage Les Trois Caballeros au cours de l'histoire. Il voulait à l'origine la ré-inclure à un moment-clé de l'histoire, par exemple lors de la libération des animaux par les Trois Caballeros, mais trouvant l'histoire trop longue, il se résigna à limiter la scène à la dernière case de l'histoire. On note la présence d'un Hidden Mickey à la douzième planche, où un gros rongeur prend étonnement l'apparence de Mickey Mouse. Enfin, Don Rosa réalisa plus tard qu'il avait fait une erreur, à la deuxième case de la sixième planche : on voit le téléphérique monter vers le Pain de Sucre, sensé surplomber la ville de Rio. Cependant, il avait oublié de dessiner la ville de Rio au loin, toute la ville avait disparue !

Publications françaisesModifier

Cette histoire a été publiée cinq fois en France, dans :

Notes et référencesModifier

  1. "mines of fear" en anglais
Précédée par Les 7 Fantastiques Caballeros (moins 4) Suivie par
Le Retour du Chevalier noir

Uncle Scrooge nº354
Histoire longue de Don Rosa

1re parution : 17 janvier 2005
La Prisonnière de la vallée de l'Agonie Blanche

La Prisonnière de la vallée de l'Agonie Blanche
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