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Les Cartes perdues de Christophe Colomb bandeau

Les Cartes perdues de Christophe Colomb est une histoire en bande dessinée de vingt-quatre planches, scénarisée et dessinée par Don Rosa. Elle fut publiée le 17 octobre 1995 dans Donald Duck & Co n°42, en Norvège. Elle met en scène Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou Duck, Gontran Bonheur, Azor Lebleu, Carcharodon et Ortez ; et se déroule à Donaldville, puis dans divers endroits des États-Unis, ainsi qu'au Canada, au Mexique et en Égypte.

SynopsisModifier

Alors qu'ils pêchaient lors d'une semaine de vacances gagnée dans un concours organisé par les Castors Juniors, Gontran Bonheur et Donald Duck retrouvent le précieux casque d'or perdu dans la mer. Donald revoit alors son vieil ennemi Azor Lebleu, qui va retenter de prendre possession de l'Amérique du Nord. Aidé de ses neveux, qui disposent d'anciennes cartes retraçant les différentes découvertes de l'Amérique, Donald va tout faire pour trouver une trouver une découverte de l'Amérique antérieure à Olaf le Bleu pour ne pas qu'Azor Lebleu ne prenne le contrôle du continent.

Résumé complet Modifier

Fantomiald 2
Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.
Les Cartes perdues de Christophe Colomb 1

Gontran arrivant ligoté pour recevoir son prix.

Le musée des Castors Juniors de Donaldville fêtait son premier anniversaire, et pour cela, il organisait une grande loterie. Donald Duck et ses neveux étaient présents au tirage. L'organisateur de la loterie déclara qu'ils avaient collecté assez de fonds pour financer des recherches sur les origines du prototype du manuel des Castors Juniors, en explorant notamment le tombeau de Cléopâtre VII, où la bibliothèque d'Alexandrie était cachée. Les joueurs n'écoutaient pas ces propos, n'étant intéressés que par le tirage final. Donald ne voyait pas d'intérêt à attendre les résultats, sachant pertinemment que ce serait Gontran Bonheur qui gagnerait. Cependant, ses neveux lui rappelèrent que pour recevoir un prix, il fallait être présent : ces mots donnèrent alors à Donald l'idée d'un plan démoniaque. Gontran arriva, et Donald lui dit d'un ton amical qu'il souhaitait visiter le musée avec lui. Le jars était méfiant, et Donald partit avec lui pour l'emmener près d'une machine qui faisait des nœuds avec une corde... Pendant ce temps, le tirage eut lieu, et le ticket gagnant fut celui de Donald ! Ses neveux étaient fiers de cet événement « historique », mais leur oncle n'était pas présent. Un nouveau tirage eut lieu, et ce fut Gontran qui eut le ticket gagnant. Donald arriva précipitamment pour dire que le jars n'était pas là, et qu'il fallait un nouveau tirage, mais ses neveux l'informèrent que son ticket avait déjà été tiré. Gontran arriva alors, ligoté par une corde, en déclarant qu'il avait examiné une machine de trop près ! Donald nia être lié à l'incident, et Gontran apprit qu'il avait gagné une semaine de pêche au Canada, mais le jars n'aimait pas pêcher... Donald trouvait cela injuste, lui qui adorait pêcher. Gontran lui proposa alors de venir avec lui, ce que le canard accepta finalement. Riri, Fifi et Loulou iraient également au Canada avec eux, en amenant le prototype du manuel des Castors Juniors qu'ils devaient examiner.

Les Cartes perdues de Christophe Colomb 2

Gontran venant de repêcher le casque d'or, face au guide énervé semblant en savoir beaucoup trop sur le précieux objet...

Bientôt, Donald et Gontran étaient au large des côtes de Terre-Neuve pour pêcher le thon rouge. Donald était aigri, et le guide qui les accompagnait faisait remarquer à Gontran qu'il n'avait pas beaucoup de chance avec le poisson... Mais le jars déclara que sa chance ne l'avait pas emmené ici pour pêcher du thon, mais plutôt des trésors engloutis. Gontran pêcha alors une vieille caisse, et Donald se moqua de sa chance qui lui tournait le dos. Cependant, la caisse étaient remplie de bouteilles de champagne du Titanic, que des amateurs paieraient des millions ! Donald pêcha à son tour une caisse, mais elle était remplie de conserves de thon. Gontran eut une autre prise, et se rendit compte qu'il avait pêché un objet qui avait sûrement une très grande valeur : il s'agissait d'un casque viking en or. Donald parut effrayé en découvrant ce casque sous ses yeux. Le guide informa Gontran qu'il s'agissait du casque d'Olaf le Bleu, et que celui qui le possédait deviendrait le propriétaire de l'Amérique du Nord. Il déclara que cela faisait des années qu'il payait des plongeurs pour le retrouver, et que Gontran venait de l'avoir en pêchant simplement à la ligne. Donald lui demanda comment il connaissait le casque, et fut alors surpris de reconnaître son vieil ennemi Azor Lebleu.

Les Cartes perdues de Christophe Colomb 3

Riri, Fifi et Loulou examinant les vieilles cartes cachées du prototype du manuel des Castors Juniors.

Gontran lui demanda de quoi il en retournait, et Donald lui expliqua qu'il avait découvert ce casque des années auparavant dans le Labrador. Ce casque aurait été enterré par un viking du nom d'Olaf le Bleu, qui avait découvert l'Amérique en 901. Avec l'aide d'un avocat véreux, Carcharodon, Azor Lebleu avait prétendu être le descendant d'Olaf, et avait volé le casque pour prouver qu'il possédait l'Amérique selon le « Code de la Découverte ». Il fut cependant arrêté à temps par Donald et ses neveux. Donald ordonna à Gontran de jeter le casque à la mer, mais le jars refusa. Azor Lebleu lui proposa plutôt de jeter le canard à l'eau, pour pouvoir « poursuivre cette conversation tranquillement », et Gontran parut d'accord. Pendant ce temps, chez les Castors Juniors, Riri, Fifi et Loulou déclarèrent avoir parcouru l'intégralité du prototype du manuel, et que rien ne semblait avoir échappé aux rédacteurs du premier manuel. Soudain, un des enfants repéra quelque chose de caché dans la couverture. Il s'agissait de vieilles cartes tracées sur des parchemins, inconnues des premiers rédacteurs. En voyant les armoiries de Christophe Colomb sur ces cartes, ils réalisèrent qu'ils avaient découvert les cartes perdues du navigateur. Colomb savait qu'un continent existait à l'ouest grâce à ces cartes. Il y en avait quatre : l'une d'entre elles avait été réalisée par Joao vas Corte-Real, en 1472. Il s'agissait d'une carte de la Floride, que le Portugal avait gardé secrète pour éviter une éventuelle invasion espagnole. La deuxième datait de 1170, et représentait le Mississippi : elle avait été dessinée par le prince Madoc de Galles. Les enfants comprirent pourquoi Colomb avait gardé ces cartes secrètes : il ne voulait pas qu'on lui prenne le titre de découvreur de l'Amérique.

Les Cartes perdues de Christophe Colomb 4

Donald et ses neveux discréditant la découverte d'Azor Lebleu, en révélant l'exploration de Brendan.

Les enfants se demandèrent si la carte d'Olaf le Bleu était parmi les autres, lorsque Donald arriva, trempé jusqu'au cou et portant une bouée. Il déclara qu'il fallait qu'ils trouvent une carte encore plus ancienne que Olaf le Bleu, s'ils ne voulaient pas que Gontran ne devienne le propriétaire de l'Amérique du Nord. Le lendemain matin, Donald et ses neveux allèrent à la conférence de presse de Gontran, mais furent surpris de voir leur cousin sortir de l'hôtel de ville où avait lieu la conférence, une liasse de billets à la main. Le jars déclara avoir vendu le casque à Lebleu, ne voulant pas subir toutes les contraintes d'être propriétaire, et n'étant même pas parent d'Olaf. À la conférence de presse, Azor Lebleu déclara être le propriétaire de l'Amérique grâce au casque d'or et à la photographie d'une carte d'Olaf, qui prouvait sa découverte. Cependant, Donald et ses neveux arrivèrent en le discréditant : ils déclarèrent que l'abbé Brendan avait construit un monastère sur l'île canadienne d'Anticosti, et avait donc découvert l'Amérique bien avant Olaf. Ils brandirent une carte de l'Amérique dessiné par Brendan, pour prouver leurs propos. Un des journalistes demanda si celui qui trouvait un « casque d'or irlandais » sur cette île deviendrait propriétaire de l'Amérique. Un des neveux hésita à répondre, pour finalement acquiescer. Les journalistes se précipitèrent alors pour prendre le prochain bateau pour l'île d'Anticosti, chacun désirant posséder le continent...

Les Cartes perdues de Christophe Colomb 5

Donald observant ce qui semblait être un autel caché sous de la mousse et des branchages.

Quelques heures plus tard, de nombreuses personnes arpentaient l'île d'Anticosti à la recherche d'un signe de la présence de Brendan sur cette île. Riri, Fifi et Loulou y étaient aussi avec leur oncle, et avaient un avantage sur les autres : ils disposaient d'une carte qui leur indiquait où chercher. Donald cherchait de son côté les ruines d'un monastère, sans se rendre compte qu'il était épié. Il remarqua d'anciennes fondations sous de la mousse, masquées par de nombreux arbres. Le canard aperçut quelque chose qui ressemblait à un autel, et découvrit en soulevant de la mousse et des branchages une vieille croix irlandaise. Il déclara avoir sauvé l'Amérique, mais quelqu'un l'assomma avec un gourdin. Riri, Fifi et Loulou entendirent une voix disant avoir découvert l'abbaye de Brendan, et se proclamant propriétaire de l'Amérique. Azor Lebleu, qui étaient près d'eux, prêts à les assommer lui aussi pour les ralentir, se précipita aussi pour voir qui était cette voix. Ils découvrirent alors qu'il s'agissait de Carcharodon, l'ancien avocat d'Azor Lebleu. Les enfants aidèrent Donald à se relever, et firent remarquer à l'avocat qu'il n'était pas un descendant de Brendan. Mais celui-ci leur apprit que le moine avait fait vœu de pauvreté, et que tout appartenait à son ordre. Il avait donc fait recréer l'ordre, dont il était devenu le seul membre légitime. Lebleu déclara que le casque d'or, qu'il portait toujours, ne servait plus à rien : il le jeta violemment sur Donald, qui fut à nouveau assommé par un tel choc. Un des enfants revint en déclarant qu'il avait décollé une nouvelle carte secrète, et qu'elle était antérieure à celle de Brendan. Elle provenait d'un explorateur chinois nommé Hui-Jhen, et datait de 459. Le navigateur avait été détourné vers l'est par un courant marin, et avait découvert une ville en Amérique : il s'agissait de Teotihuacán, au Mexique, dont les ruines existaient toujours. Les canards partirent donc de l'île, Donald objectant que Carcharodon n'aurait rien quand ils auraient découvert la preuve du passage de Hui-Jhen en Amérique.

Les Cartes perdues de Christophe Colomb 6

Les canards et Ortez découvrant la roue chinoise apporté par Hui-Jhen.

Quelques jours plus tard, Donald et ses neveux arrivèrent aux impressionnantes ruines de Teotihuacán. Donald se demanda comment ils allaient trouver la trace du navigateur chinois dans ces ruines immenses sans perdre de temps. Ils cherchèrent le professeur Ortez, que le musée national d'anthropologie leur avait conseillé de contacter. Après l'avoir trouvé, Donald lui expliqua la situation et lui montra la carte de Hui-Jen. Ortez trouvait absurde la situation, rappelant que c'étaient ses ancêtres indiens qui avaient tout d'abord colonisé l'Amérique, et que c'étaient eux les propriétaires légitimes du continent. Néanmoins, il dit que la carte pouvait prouver une théorie qu'il avait élaboré en fouillant le temple de Quetzalcóatl, le serpent à plumes. Il montra l'immense statue du serpent aux canards, et déclara qu'il pouvait s'agir d'un dragon chinois. La gueule du serpent renfermait une porte, dont les inscriptions gravées dessus semblaient indiquer qu'un fabuleux trésor, amené selon la légende par Quetzalcóatl, se trouvait de l'autre côté. Le professeur voulait à l'origine faire d'autres relevés avant de forcer la porte, mais la situation l'exigeait. Il y découvrit alors avec les canards une roue en teck portant des caractères chinois. Ortez déclara que c'était la preuve qu'ils cherchaient, la roue étant inconnue en Amérique avant l'arrivée de Christophe Colomb. Riri, Fifi et Loulou traduisirent avec leur manuel les inscriptions sur la roue : « Avec toute mon amitié, Hui-Jhen ». Donald prit la roue, et la fit rouler en dehors du temple. Mais après en être sorti, quelqu'un coupa une corde pour refermer la gueule du dragon. Il s'agissait de Carcharodon, qui coinça Donald dans la roue pour ne pas qu'il puisse libérer Ortez et ses neveux, enfermés. L'avocat plaça Donald et la roue dans sa voiture, mais Azor Lebleu arriva en le menaçant avec son pistolet. Il prit sa voiture, et partit avec la roue dans l'espoir de prouver que la croix de Brendan n'avait aucune valeur, devant Carcharodon impuissant.

Les Cartes perdues de Christophe Colomb 7

Donald venant de sursauter de douleur avec la roue après s'être écrasé sur un cactus.

Riri, Fifi et Loulou, de leur côté, réussirent à briser une dent de l'immense serpent en pierre, et purent se libérer. Ils virent Azor Lebleu s'enfuyant avec Donald et la roue, et prirent des chevaux pour le rattraper. Donald voulait lui arracher la roue des mains, et réussit à s'éjecter du véhicule avec ses pieds palmés. Il s'écrasa sur le sol désertique, et Riri, Fifi et Loulou arrivèrent pour reprendre la roue. Cependant, Donald s'était écrasé sur un plant de cactus, et il ressentit vite une douleur intense qui le fit sursauter. La roue fut projetée sur une pente, et roula avec Donald jusqu'à s'écraser contre un ancien temple. Le canard vit Carcharodon courir vers lui, et décida de rejoindre des touristes à proximité pour leur implorer leur aide. Donald déclara aux touristes être poursuivi par des hommes voulant se servir de la roue pour devenir empereur d'Amérique et faire d'eux des esclaves. Les touristes trouvèrent cette histoire ridicule, et partirent désintéressés par la situation. Azor Lebleu et Carcharodon se précipitèrent en même temps sur la roue, chacun déclarant qu'elle était à lui. Lebleu dit à Carcharodon qu'il ne pouvait détruire la roue, car il y avait trop de témoins ; et l'avocat fit remarquer à son ancien client qu'il n'était pas le descendant de Hui-Jhen. Carcharodon proposa alors à Lebleu de refaire alliance, sortant leur ancien contrat. Lebleu accepta, et les escrocs partirent après avoir libéré Donald de la roue, et jeté la croix de Brendan devenue inutile. Ortez et les enfants arrivèrent, et le professeur leur demanda s'ils avaient une autre carte pour sauver l'Amérique. La carte d'Hui-Jhen était cependant la dernière, mais ils réalisèrent qu'il y avait aussi des cartes en peaux de bêtes dans la bibliothèque d'Alexandrie, qui n'avaient jamais été recopiées. En effet, le papyrus n'aimait pas l'eau, donc les cartes marines étaient recopiées en peaux de bêtes ; mais si les rouleaux de papyrus étaient tombés en poussière, ce n'était sûrement pas le cas des autres. Ils décidèrent alors de retourner à Alexandrie, leur débrouillardise suscitant l'admiration d'Ortez, et la fierté de Donald.

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Donald et ses neveux dans l'immense tombe de Cléopâtre, se renseignant pour leurs recherches.

Donald et ses neveux n'eurent aucuns soucis pour inspecter la tombe de Cléopâtre, qu'ils avaient découverte lors d'une de leurs précédentes aventures. Les enfants déclarèrent devoir examiner les rouleaux de la bibliothèque, mais l'homme qui dirigeait les recherches leur prédit qu'ils seraient déçus, ayant déjà examiner de nombreux rouleaux, qui étaient tous tombés en poussière. Peu après, Riri, Fifi et Loulou vidèrent de nombreux rouleaux, ne trouvant que de la poussière. Ils pensèrent que Lebleu et Carcharodon allaient être propriétaires de l'Amérique, et donc de tous leurs biens... Soudain, un des neveux vit qu'un des rouleaux ne contenait pas que de la poussière : il y avait une carte en peaux de bêtes. Celle-ci fut faite par Hannon, prince de Carthage, un explorateur phénicien : après une tempête, deux de ses vaisseaux avaient été entraînés à l'ouest, vers des terres inconnues, mais n'avaient pu débarquer à cause de la glace. Un vaisseau rentra, mais l'autre resta, espérant mouiller dans la baie et prendre possession des terres. Ils comparèrent la carte à celle de leur manuel, et virent qu'il s'agissait de Cap Cod, dans le Massachusetts. Pendant ce temps, dans un hôtel de luxe, Lebleu et Carcharodon se préparaient à prendre possession de l'Amérique. Ils recevaient des courriers de nombreux descendants d'Hui-Jhen en Chine : il suffisait que cinquante-et-un pour cent d'entre eux nomment Lebleu régent pour qu'il puisse devenir empereur d'Amérique. Alors que le futur empereur commandait encore des mets luxueux, Carcharodon découvrit effaré en lisant le journal que Donald et ses neveux exploraient un tumulus indien à Cap Cod pour prouver une colonisation phénicienne de deux mille quatre cents ans. Les escrocs décidèrent d'agir, et louèrent un hélicoptère armé de bombes aux termites : ils prirent soin de prendre la roue d'Hui-Jhen avec eux, de peur qu'on la leur vole.

Les Cartes perdues de Christophe Colomb 9

Donald se dirigeant vers l'hélicoptère de Lebleu en train d'atterrir, tandis que Carcharodon repère la carte sur la pierre gravée.

Sur une plage isolée de Cap Cod, Donald et ses neveux venaient de révéler un vieux navire phénicien enterré sous un tumulus. Ils avaient deviné qu'il était sûrement là lorsque des archéologues locaux les avaient informé que le tumulus datait de l'époque d'Hannon. Les enfants virent une pierre gravée près du bateau, et prirent leur manuel pour la déchiffrer. Il s'agissait d'une carte qui montrait Terre-Neuve et la côte américaine, du Labrador au Maine. Elle avait dû être tracée par les Phéniciens, et était accompagnée d'étranges pictogrammes. Soudain, Lebleu et Carcharodon arrivèrent en hélicoptère, et ordonnèrent aux canards de fuir s'ils ne voulaient être bombardés. Ils larguèrent des bombes, et Riri, Fifi et Loulou restèrent sur le bateau en proclamant qu'ils détruisaient un trésor archéologique. Mais Donald les emporta pour les sauver, déclarant que des bombes ne pouvaient freiner. Mais les bombes n'explosèrent pas, et un plateau de petit-déjeuner avait été également largué ! Lebleu et Carcharodon était énervé, déclarant que c'était la dernière fois qu'ils commandaient un hélicoptère de combat à la réception d'un hôtel, s'étant trompés sur leur commande. L'avocat voulut larguer le reste des bombes, mais il éjecta son propre siège, et s'écrasa sur le bateau. Lebleu atterrit et Donald se dirigea vers lui, pensant qu'il le tenait. Carcharodon vit en se relevant la carte gravée sur la pierre, et prit une rame pour la planter dans la vareuse de Donald, afin de l'immobiliser. Il saisit la carte, et dit à son acolyte qu'ils n'avaient plus besoin de s'embrasser avec les Chinois, car ils étaient les seuls maîtres de l'Amérique avec cette découverte. Donald se précipita fou de rage vers eux, mais leur hélicoptère avait déjà décollé. Le poids de la pierre gravée leur empêchait cependant de voler, et ils larguèrent la roue chinoise devenue inutile pour reprendre leur envol ; celle-ci s'écrasa sur le pauvre Donald.

Les Cartes perdues de Christophe Colomb 10

Azur Lebleu réalisant que le mystérieux journaliste n'était autre que Donald et un de ses neveux déguisés.

Le lendemain, le nouveau propriétaire de l'Amérique organisait une conférence de presse. Alors que Carcharodon expliquait aux journalistes pourquoi son client pouvait devenir empereur de l'Amérique, un étrange journaliste barbu demanda tout d'abord, en zézayant, s'il Lebleu renonçait à tous liens de parenté avec Olaf, Brendan et Hui-Jhen, ce à quoi Carcharodon répondit qu'ils avaient été trompés par des erreurs généalogiques. Le journaliste demanda quelles preuves ils avaient de la découverte de l'Amérique par les Phéniciens, et l'avocat expliqua qu'ils avaient invité un expert en histoire phénicienne à traduire la pierre. Cependant, l'expert déclara que ce n'était pas du punique. Le journaliste rétorqua qu'il s'agissait de la langue des anciens indiens Adena, et monta sur scène pour déchiffrer la pierre. Celle-ci retraçait les découvertes des indiens, qui avaient retrouvé la galère des Phéniciens dériver, ceux-ci n'étant pas habitués à ce climat glacial. Lebleu réalisa alors que ce journaliste n'était autre que Donald et un de ses neveux déguisés, et Donald proclama que les Phéniciens n'étaient jamais arrivés vivants en Amérique, et que la tablette avait été gravée par des Indiens. Soudain, des hommes arrivèrent, et réclamèrent à Lebleu et Carcharodon une note d'hôtel considérable ainsi que le paiement de la conférence de presse, et des millions de petites annonces passées dans les journaux chinois. Les deux escrocs croulaient sous les dettes, et furent emportés par les huissiers, tandis que Donald et ses neveux repartaient avec la pierre gravée.

Peu après, les canards rejoignirent le musée des Castors Juniors. Celui-ci accueillait une nouvelle exposition consacrée aux différentes découvertes de l'Amérique, à chaque objet étant joint la carte qui avait amené les canards jusqu'à lui. Les enfants avaient peur que quelqu'un se proclame descendant de Hui-Jhen ou Olaf, et puisse prétendre posséder l'Amérique. Donald trouvait l'idée absurde, les Indiens vivant en Amérique bien avant que des colons n'arrivent. Le canard admira le navire phénicien, exposé lui aussi au musée, en pensant que les indiens Adena n'auraient jamais imaginé un tel bateau. Un des neveux fit alors remarquer qu'ils s'en étaient peut-être plus servis que ce qu'ils pensaient : en effet, il se demandait pourquoi les Indiens auraient nécessairement mis le nord en haut dans la carte qu'ils avaient gravée. Il observa que si on regardait la carte d'un autre côté, on remarquait que ce n'était pas l'Amérique qui était représentée, mais l'Europe... Donald comprit que les Adena avaient ramé vers l'est et avaient découvert leur Nouveau Monde : d'après le « Code de la Découverte », l'Europe était donc la propriété des Indiens deux mille ans avant que Colomb ne découvre l'Amérique. Donald se demanda alors si le code serait aboli lorsqu'ils révéleraient tout ça.

Les Cartes perdues de Christophe Colomb 11

Les canards réalisant que c'étaient les Indiens qui devaient posséder l'Europe depuis des millénaires, et se demandant si le code serait aboli s'ils révéleraient ça.

En coulissesModifier

Le casque d'or 8

Donald brandissant le casque d'or et se proclamant empereur d'Amérique du Nord, dans Le Casque d'or de Barks.

Cette histoire a été suggérée à Don Rosa par l'éditeur danois Egmont, pour lequel il travaille. Depuis des années, de nombreux lecteurs avaient demandé à l'éditeur qu'on réalise des suites des grands classiques de Carl Barks, mais celui-ci n'avait trouvé personne pour les écrire. Un des principaux souhaits des lecteurs norvégiens étaient une suite à l'histoire de Barks Le Casque d'or, datée de 1952. En effet, les norvégiens aimaient beaucoup cette histoire car celui qui était censé avoir découvert l'Amérique avant Christophe Colomb, Olaf le Bleu, était un viking. Don Rosa avoua lui-même que cette histoire faisait partie de ses préférées, bien que son père soit d'origine italienne, et que son héros favori, Balthazar Picsou, n'y soit pas présent. Étant enfant, Rosa pensait même que le « Code de la Découverte », au cœur de l'intrigue de l'histoire, était réel ! Ainsi, l'éditeur demanda à Don Rosa de réaliser une suite à cet immense classique de Barks.

Néanmoins, Don Rosa ne savait comment il pourrait réaliser une suite au Casque d'or, car l'intrigue ne terminait en cul-de-sac. Au lieu de réutiliser l'idée que quelqu'un pourrait posséder l'Amérique par la simple possession du précieux casque, il préféra nier d'emblée la valeur du casque. Cette option déplaisait à Rosa, et l'auteur pensait que cela déplairait aussi aux lecteurs norvégiens, mais il ne voyait d'autre option. Il pouvait poursuivre l'histoire en racontant les aventures des différents découvreurs du Nouveau Monde, antérieurs à Christophe Colomb, et aussi en insistant sur le fait qu'il était étrange de découvrir un continent où des gens y vivaient depuis plus de douze mille ans. Rosa pouvait aussi faire retourner les canards dans le site de la Bibliothèque d'Alexandrie, découvert dans Les Gardiens de la Bibliothèque perdue. Tous les faits historiques cités dans cette histoire sont réels, bien qu'il n'y ait jamais eu de preuve réelle pour confirmer tous ces voyages antiques : sont cités dans l'histoire João Vaz Corte-Real, l’abbé Brendan, Hannon et Hui Jhen (qui est un personnage légendaire). Cependant, ces hypothèses de découverte sont aujourd'hui considérées comme hautement improbables. Un lecteur suggéra à Rosa que le Code de la Découverte, passé en 792, ne s'appliquerait probablement pas aux découvertes antérieures, mais l'auteur trouva comme explication que Charlemagne l'avait sûrement déclaré rétroactif.

Zio Paperone n°113

Couverture de Zio Paperone n°113, dessinée par Marco Rota et illustrant l'histoire.

À l'origine, la seconde moitié de l'histoire devait avoir un scénario radicalement différent. Il devait y avoir une pléthore de prétendants pour la possession de l'Amérique, et le professeur Ortez (qui s'appelait le professeur Faucon-en-plein-essor dans cette version) devait jouer un rôle beaucoup plus important dans l'intrigue. Il devait expliquer comment les réels propriétaires de l'Amérique, les Indiens, avaient été maltraités au cours de l'Histoire. Rosa regretta par ailleurs d'avoir fait disparaître complètement cet aspect du scénario. En effet, l'éditeur lui avait demandé de réécrire totalement celui-ci car il avait atteint un niveau extrême de complexité, l'auteur voulant montrer à quel point il était absurde de revendiquer tout un continent. Cependant, il garda le storyboard-script original, qui fut publiée ultérieurement dans de nombreuses anthologies de l'auteur. En raison de sa passion pour l'exploration du Nouveau Monde, Don Rosa en fit un sujet récurrent dans ses histoires, et utilisa également Christophe Colomb dans Les Gardiens de la Bibliothèque perdue et La Couronne des Croisés.

Les arrières plans de Don RosaModifier

Parutions françaisesModifier

Cette histoire a été publiée six fois en France, dans :

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Piège à Rapetou

Piège à Rapetou
Histoire longue de Don Rosa

1re parution : 17 octobre 1995
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