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Tick, Trick und Track Le saviez-vous ? Ce film marque le premier usage de la « peinture transparente », un effet spécial utilisé ici pour les fantômes, inventé par le département animation de Disney.
«  I ain't scared of no ghost (« Je n'ai peur d'aucun fantôme »)  »

— Célèbre réplique de Dingo dans le dessin animé.

Les Revenants solitaires est un dessin animé de Mickey Mouse, Donald Duck et Dingo, produit par Walt Disney pour RKO Radio Pictures et sorti le 24 décembre 1937. Ce film est l'un des grands classiques du trio Mickey-Donald-Dingo.

SynopsisModifier

Mickey, Donald et Dingo sont des chasseurs de fantômes et doivent faire partir trois spectres d'un manoir hanté, qui eux les ont appelés pour s'amuser à leur faire peur et leur jouer des tours.

En coulissesModifier

Les Revenants solitaires

Affiche du court métrage.

Le thème de la maison hantée avait déjà été abordé en 1929 dans The Haunted House. Mickey était alors seul et perdu, avant d'entrer dans une demeure de fantôme. Ici, il est un peu plus en position de force. La scène d'introduction plonge tout de suite le spectateur dans le bain avec un décor superbe d'une maison délabrée sous une tempête de neige. Comme toute bonne demeure abandonnée, elle s'avère bien sûr hantée.

Toutefois, à la différence de The Mad Doctor, les fantômes n'y poursuivent pas le but de faire peur mais celui de faire rire. Ils ne sont ainsi pas du tout effrayants, se révélant plutôt farceurs et blagueurs. Leur design est pour cela sympathique, caractérisé par de gros yeux globuleux. Difficile, dès lors, de résister à leur capital-sympathie.

Les Revenants solitaires est devenu au fil des années un cartoon culte. Il se murmure même qu'il a servi de base de départ scénaristique à S.O.S. Fantômes, le film d'Ivan Reitman de 1984. Sa chanson générique, Ghostbusters, donne à ce sujet un précieux indice puisque son interprète Ray Parker Jr. s'y exclame I ain't afraid of no ghost se référant là directement à une réplique de Dingo en version originale I ain't scared of no ghost.

Sean Griffin s'interroge sur le fait qu'une fois de plus, plusieurs personnages masculins partagent leur vie et leur travail sans présence féminine, dans son étude sur l'homosexualité chez Disney. Le trio est dans une situation similaire dans Les Joyeux Mécaniciens (1935), Le Déménagement de Mickey (1936), Nettoyeurs de pendules (1937), La Remorque de Mickey (1938) et la séquence Mickey et le Haricot magique de Coquin de printemps (1947)[1].

En 1985, une vidéocassette japonaise intitulée Bakemono no hanashi (Histoires qui font peur) contenant la séquence La Légende de la Vallée endormie du film Le Crapaud et le Maître d'école (1949), Les Revenants solitaires (1937), Donald et le Gorille (1944), Donald et la Sorcière (1952) et des extraits de La Danse macabre (1929) comme interludes, a été édité afin de promouvoir l'attraction Cinderella Castle Mystery Tour de Tokyo Disneyland.

Notes et référencesModifier

  1. États-Unis(en) Sean Griffin, Tinker Belles and Evil Queens, p. 169
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