FANDOM


Lost on a Desert Island est la première continuité en bande dessinée de Mickey Mouse, écrite par Walt Disney et crayonnée par Ub Iwerks et crayonnée et encrée par Win Smith, s'étalant du 13 janvier au 31 mars 1930 (un peu moins de dix semaines) dans les journaux américains. Elle met en scène Mickey Mouse et Minnie Mouse.

SynopsisModifier

Mickey décide de devenir aviateur et construit son avion. Il finit par s'écraser lors d'un orage sur une île déserte où il doit affronter de nombreux dangers.

Résumé completModifier

Danger Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

En coulissesModifier

«  Maintenant, revenons en arrière au 13 janvier 1930, et voyons comment tout a commencé : avec Lost on a Desert Island, l'histoire vaguement à thème qui a précédé la requête de King Features de passer en mode aventure. Chaque aspect de cette histoire hésitante — de son milieu visuel à ses références culturelles — montre la petite ville américaine de 1929 ; ou, plus précisemment, la façon dont les petites villes américaines se voyaient en 1929, aussi loin de la réalité soient-elles. Le langage des personnages est vieillot, un véhicule volant est appelé "aeroplane" et une voiture "a flivver". Mickey crie "by gollies" et chante "Boop-boop-a-doop", le slogan des performers de Broadway, alors célèbres (mais aussi celui de Betty Boop, qui, à l'époque, doit encore faire son apparition).

La comédie burelesque, aussi, est de l'époque. De nombreuses blagues sont basées sur de simples situations embarassantes : un coup à la tête, la perte du pantalon de quelqu'un. La comédie détendue provient de l'utilisation d'armes à feu ; on ne verrait pas Mickey traiter les armes aussi bruyamment aujourd'hui.

Et puis il y a l'Autre — la façon dont la pop culture de 1929 resprésentait ceux qui venaient de cultures extérieures à celle de la majorité blanche Anglo-Saxonne des États-Unis. Les films et la fiction étaient remplis d'images largement exagérées, souvent intentionnelement comiques d'africains, afro-américains, italiens et d'autres "pas comme nous". Dans le cas de Lost on a Desert Island, ce sont les natifs de l'île qui sont caricaturés, ici en tant que cannibals parlant un pidgin ressemblant au pig latin. Les pagnes de style Tarzan des natifs dans un dessin comportent une croix-gammée, perçue comme un symbole aborigène de paix dans ces jours pré-Troisième Reich.

En général dans les années 1930, les stéréotypes étaient vus par beaucoup comme un élément naturel d'abréviation humoristique — ils étaient "ce que vous utilisiez", en tant que créateur de fiction, quand vous ne vouliez pas vous embêter à développer un personnage sans conséquence nuancé en partant de zéro. Ces clichés étaient de seconde nature, en fait, les plus célébres supporters des droits civils dans les bandes dessinées — notemment Walt Kelly et Theodore "Dr. Seuss" Geisel — les utilisaient de temps à autre sans faire de pause pour se soucier de leur impact. Bien que la nature exacte de cet impact soit difficile à définir, on ne peut pas nier que les individus à l'esprit-fermé se servaient de ces stéréotypes négatifs pour propager leur vision raciste, et que l'absence générale d'archétypes positifs était démoralisante.

 »

— David Gerstein pour The Floyd Gottfredson Library no1 par Fantagraphics.

Publications françaisesModifier

  • Album Mickey no1 : Les aventures de Mickey (1931)
  • L'intégrale de Mickey no1 (1980)
  • Mickey Mouse par Floyd Gottfredson no1 — La vallée de la mort et autres histoires (2017)
Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA .