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Mickey contre le Fantôme noir est une histoire en bande dessinée réalisée par Floyd Gottfredson pour le dessin et le synopsis, scénarisée par Merrill De Maris et encrée par Bill Wright et Ted Thwaites, publiée du 20 mai au 9 septembre 1939 dans les bandes quotidiennes des journaux américains. Elle met en scène Mickey Mouse, Minnie Mouse, l'inspecteur Duflair, le commissaire Finot et le Fantôme noir. Ces deux derniers apparaissent ici pour la première fois en bande dessinée. Dingo, Horace Horsecollar et Pluto font également une brève apparition en tant que personnages secondaires. L'histoire se déroule à Mickeyville et constitue la première collaboration de Mickey avec la police, thème qui reviendra par la suite très souvent.

Synopsis Modifier

Mickey est appelé par le commissaire Finot pour confondre le mystérieux Fantôme noir qui sème la panique en ville par des vols d'appareils photos (le Fantôme noir les cassent ensuite).

Résumé completModifier

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En coulissesModifier

Cette partie contient du texte ou une image paru(e) dans « L'âge d'or de Mickey Mouse » (© Éditions Glénat)
Jerry on the job

Les inséparables The Blots apparaissent dans le second dessin de la bande quotidienne datée du 18 juillet 1929. Textes et dessins de Walter C. Hoban.

Le 22 mai 1939, par une nuit pluvieuse, apparut le plus charismatique des « méchants » de l'univers Disney, à savoir le Fantôme noir. Revenant sur sa création, Floyd Gottfredson se rappelle : « Une de mes bandes dessinées préférées était Jerry on the Job de Walter C. Hoban. À un certain moment, Hoban introduisit des jumeaux de couleur, qu'il appela The Blots [« les tâches »]. Ils parlaient et se déplaçaient à l'unisson, et étaient complétement noirs, sauf le contour des yeux et des lèvres qui demeuraient en blanc. Ainsi, lorsque mon scénariste Merrill De Maris suggéra une trame qui tournerait autour du vol d'appareil photo et qui se situerait dans une zone portuaire, je me souvins des jumeaux et je lui proposai : Pourquoi ne pas créer un personnage sinistre avec un manteau noir et qui serait le méchant de l'histoire ? Et comme il serait tout noir, pourquoi ne pas l'appeler le Fantôme noir ? Je fis alors une esquisse du personnage et ensuite je la noircis. L'idée plut à Merril et c'était parti ! »

The Nigger in the Woodpile

Ce dessin à connotation politique de 1860 illustre l'expression « the nigger in the woodpile ». Assis sur la pile de bois, on reconnaît Abraham Lincoln, président des États-Unis de 1860 à 1865.

À une autre occasion, Gottfredson se souvient de s'être inspiré de l'expression « the nigger in the woodpile » (littéralement : « le nègre dans la pile de bois ») qui faisait référence à un fait important mais peu connu. Son origine remonte aux années 1840-1850, lorsque de nombreux esclaves noirs fuyaient du Sud vers le Nord des États-Unis, cachés dans des trains sous des piles de bois.

Au sujet du nom original anglais The Phantom Blot, Gottfredson précise que : « Dans les bandes quotidiennes, nous ne nous référions jamais à lui sous le nom de The Phantom Blot. Le mot Phantom fut ajouté lors de la réimpression de l'histoire dans le numéro seize de Four Color Comics en 1941 et auquel il fallut donner un titre : Outwits the Phantom Blot [qu'on pourrait traduire par Échec au Fantôme noir]. Aujourd'hui, tous se référent à ce personnage sous le nom de The Phantom Blot, mais beaucoup de passionnés l'ont connu dans la presse américaine de 1939 sous la simple identité de The Blot. »

En ce qui concerne le corpulent commissaire Finot (Chief O'Hara en anglais), il représentait un stéréotype, se souvient Gottfredson. « Dans les films et un peu partout, il y avait toujours un policier irlandais. Ainsi nous avons pensé qu'un chef de la police irlandaise serait un personnage familier. Nous l'avons dessiné avec une lèvre supérieure proéminente et, au début, il utilisait quelques expressions irlandaises. Par la suite, nous les avons supprimées. » Au commissariat central, l'inspecteur Duflair (en anglais Detective Casey) attend Mickey. Ce personnage était déjà apparu dans Le Gang des plombiers (1938) et il a sans doute les mêmes origines irlandaises que le commissaire. Finot informe Mickey que la police est aux prises avec un mystérieux voleur qui ne s'intéresse aux appareils photo que pour les faire voler en éclats. Au cours de son enquête, Mickey comprend que le Fantôme noir n'a d'intérêt que pour le contenu de ces appareils. Ce passage fait référence à l'un des récits de Sherlock Holmes écrit par Sir Arthur Conan Doyle, Les Six Napoléons (1904). Le mystère qu'Holmes doit résoudre concerne en effet la disparition de plusieurs bustes de Napoléon, tous identiques et sans valeur, que le mystérieux voleur brise en mille morceaux après les avoir dérobés. Le détective de Baker Street découvrira que le voleur n'a qu'un objectif : trouver la précieuse perle des Borgia, cachée dans l'une des effigies de Napoléon.

Adolphe menjou

Photo de l'acteur Adolphe Menjou, dont le visage aurait inspiré celui du Fantôme noir.

Capturé par Mickey et remis à la justice, le Fantôme noir apparaît finalement sans son capuchon noir, arborant un visage vaguement hispanique, assez proche de ce lui de Don Jollio dans l'histoire Mickey et Minnie au Far-West (1934), caractérisé par la présence d'une fine moustache. Selon certains, le visage du Fantôme noir serait inspiré de celui de l'acteur américain Adolphe Menjou, célèbre, dans les années vingt et trente, dans le rôle du personnage désinvolte et un peu fripouille. Une autre hypothèse est que Gottfredson ait copié le visage de son patron, Walt Disney, âgé alors d'une trentaine d'années. Aux États-Unis, le Fantôme noir n'apparaîtra plus jamais à visage découvert, ce qui pourrait accréditer la thèse que Walt n'a pas trop apprécié cet hommage implicite.

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Première planche redessinée par Paul Murry pour la réédition modifiée de Mickey contre le Fantôme noir parue en 1955 dans Mickey Mouse Club Parade.

Une nouvelle version de la splendide histoire de Gottfredson paraît en 1949, publiée en six épisodes dans Walt Disney's Comics and Stories nos101 à 106. Le dessinateur est Dick Moores, sauf pour l'épisode du n°103, illustré par Bill Wright. Par rapport à l’œuvre originale, il est à noter quelques scènes nocturnes transposées en plein jour. En outre, le premier piège mortel (chat, poisson et revolver) devient une simple table sous laquelle des bâtons de dynamite s'apprêtent à exploser. En décembre 1955, le magazine Mickey Mouse Club Parade réimprime la version du Fantôme noir qui était parue à l'époque en soixante-sept planches pour Four Color Comics n°16 (1941). Paul Murry est chargé de redessiner treize planches. Dans la première et les deux dernières planches, il ne change rien, se contentant de repasser sur les traits. Pour les dix autres, il modifie les trois séquences dans lesquelles le Fantôme noir tente de tuer Mickey. Dans la première séquence, le chat et le poisson sont toujours là, mais le revolver est remplacé par un gros marteau. Dans le deuxième, Mickey n'a plus la corde au cou, mais il est attaché à une masse et attend d'être embroché par un espadon. Et dans la troisième, on le retrouve immobilisé sur un tabouret auquel le Fantôme noir a attaché une tortue qui menace de précipiter Mickey en bas d'un ravin. Le dernier remake de cette histoire a été réalisé par Rick Hoover et publié en bandes quotidiennes du 14 mars au 9 avril 1994.

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Mickey campeur

Mickey Mouse n°243
Histoire en bandes quotidiennes de Floyd Gottfredson

1re parution : du 20 mai au 9 septembre 1939
Mickey et la lampe d'Aladin

Albi d'oro (anteguerra) (ristampa Comic Art) n°40038
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