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«  Quand le premier numéro du Journal de Mickey est sorti en octobre 1934, je n'avais encore jamais rencontré Walt Disney. Je lui avais simplement demandé par lettre l'autorisation de publier un journal qui porterait le nom de Mickey et il m'avait répondu qu'il était d'accord. Je me suis dit qu'il serait tout de même bon que je lui montre le journal et j'ai pris le bateau pour New-York, puis l'avion pour Hollywood qui mettait à l'époque seize heures pour traverser les États-Unis, alors qu'il en faut à peine huit aujourd’hui. Walt Disney n'était pas encore célèbre et commençait seulement à sortir de l'anonymat. C'était un homme enthousiaste et il fut littéralement émerveillé comme un enfant d'avoir sous les yeux un hebdomadaire – le premier au monde – qui portait le nom du petit personnage qu'il avait imaginé.  »

— Paul Winkler.

Paul Winkler (7 juillet 1898, Budapest, Autriche-Hongrie – 23 septembre 1982, Melun, France) était un homme d'affaires, journaliste et éditeur de nationalité française.

BiographieModifier

Issu d'une famille d'origine juive, Paul Winkler naît le 7 juillet 1898 à Budapest, en Autriche-Hongrie. Il quitte son pays d'origine pour étudier les lettres aux Pays-Bas, à l'Université d'Amsterdam. En 1922 (ou 1925 selon d'autres sources), Winkler quitte définitivement la Hollande pour s'installer dans la capitale de la France, Paris. Il débute dans le monde de la presse en écrivant des articles sous le pseudonyme de Paul Vandor pour un journal consacré aux hongrois ayant, comme lui, émigrés en France.

En 1928, rue Auber, en plein cœur de la Ville Lumière, Winkler fonde l'agence de presse Opera Mund, qui a d'abord pour travail de rédiger des dépêches et articles pour les journaux d'informations européens. Très vite, l'agence se spécialise dans la publication de bandes dessinées, qui sont à l'époque très peu connues en France.

Après avoir regardé ses tribulations au cinéma, Paul Winkler souhaite publier les histoires de Mickey Mouse, à l'époque principalement réalisées par Floyd Gottfredson. Alors, Paul envoie une lettre à Walt Disney lui demandant l'autorisation de publier les histoires de la souris anthropomorphe dans des albums, autorisation qui fut plus tard obtenue par retour de courrier. C'est à cette époque que le jeune homme s'associe avec Hachette Presse pour publier les albums de la souris.

En 1933, une idée germe dans la tête de Paul : il veut créer un magazine destiné à un public d'enfants et mettant en scène Mickey Mouse, le personnage se révélant avoir du succès. Pour cela, il est encore aidé par les éditions Hachette et rencontre alors Robert Meunier du Houssoy, qui accepte un partenariat à condition que Winkler soit lui-même le directeur de la future revue. C'est le début d'une grande aventure... Finalement, avec l'autorisation de Walt et Roy Disney ainsi qu'avec la collaboration d'Hachette, sort le 18 octobre 1934, le tout premier exemplaire du Journal de Mickey. C'est le début d'un grand triomphe, puisque le premier numéro se vend à à près de 400 000 exemplaires.

Après la sortie de son « bébé », Paul décide de se rendre aux États-Unis pour le présenter aux frères Disney (pour cela, il en emporte une version papier). Lors de l'entretien, Walt et Roy se révèlent être émus et émerveillés d'avoir entre leurs mains l'un des premiers magazines sur le thème de leur souris anthropomorphe.

En juin 1940, la biographie de Winkler se mêle à l'histoire de l'hebdomadaire de la souris anthropomorphe. En effet, à cette date, la Seconde Guerre mondiale éclate en France. Juif de naissance, Paul doit quitter le pays avec sa femme et ses enfants.

The Thousand-Year Conspiracy, Secret Germany Behind the Mask

Couverture du livre de Paul Winkler, The Thousand-Year Conspiracy, Secret Germany Behind the Mask, paru en 1943.

Paul Winkler n'est pas l'homme d'un seul projet : sa vie est aussi riche que celle d'un héros de bande dessinée ! Pendant la guerre, il a participé à la rubrique politique étrangère du célèbre journal Washington Post et publié divers ouvrages dont The Thousand-Year Conspiracy, Secret Germany Behind the Mask. Le livre est paru en 1943 et Winkler y livre sa vision de la société allemande, soumise aux noirs desseins des nazis mais puisant aussi son nationalisme exacerbé dans les racines de son histoire médiévale. La même année, il publie, avec sa femme, Paris Underground, un roman apocalyptique dont l'action se situe pendant l'exode des populations face à l'avancée allemande. Le livre rencontre un vif succès, étant même adapté au cinéma en 1945. L'homme est sur le point de changer de vie, mais le virus de la presse est le plus fort...

Revenu en France, Winkler renoue avec la presse en publiant un hebdomadaire féminin baptisé Confidences. Homme de presse protéiforme et parfois même boulimique d'innovations, il refusera toujours de se cantonner à la seule presse BD. Bien plus tard, en 1976, il rachètera le quotidien France-Soir, qui passera dans le giron du groupe Hersant.

Notes et référencesModifier

  1. Voir l'article d'Universalis.fr sur Paul Winkler
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