Pour 100 $ de moins... est une histoire longue en bande dessinée de trente-deux planches dessinée et scénarisée par Romano Scarpa et encrée par Rodolfo Cimino, publiée pour la première fois le 20 août 1961 en Italie. Elle met en scène Balthazar Picsou, Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou Duck, Phil Ature et les Rapetou. L'action se déroule à Donaldville.

Synopsis[modifier | modifier le wikicode]

Une banque appartenant à Picsou organise un concours en donnant un billet de 100$ à Donald, Phil Ature et aux Rapetou afin de leur inculquer l'économie.

Résumé complet[modifier | modifier le wikicode]

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.

Picsou découvre le concours de la banque.

Dans les rues de Donaldville, Picsou tente d'inculquer aux passants la nécessité de ne pas jeter les choses. Mais leur tendance à dépenser leur argent rend Picsou en colère jusqu'au moment où il découvre qu'une banque organise un grand concours d'économie. Cela revigore le milliardaire qui se hâte de rentrer dans l'établissement. À l'intérieur, Picsou félicite chaleureusement le banquier de cette initiative. L'homme explique au canard le but de ce concours : la banque envoie cent dollars à trois personnes considérées comme dépensières. Si ces personnes gardent leur argent ou font un investissement profitable dans les vingt-quatre heures, la banque leur ouvrira un compte qui rapporte. Sinon, les dépensiers devront rembourser les cent dollars. Le banquier annonce alors les noms des trois personnes : Donald, Phil Ature et les Rapetou. Picsou souhaite bonne chance au banquier et quitte l'endroit. Mais en voulant saluer le milliardaire, le banquier lui dit "Patron". Picsou comprend alors que les sous données aux trois dépensiers viennent en réalité de sa poche, rendant totalement furieux Picsou. Mais le banquier tente de rassurer le canard en disant qu'il pourra sûrement récupérer son argent, face à de tels dépensiers.

Donald bave d'envie devant son téléviseur.

D'ailleurs, chez Donald, ce dernier est planté devant sa télévision, regardant avec envie une publicité pour un talkie-walkie portable. Ils souhaite tellement se l'offrir mais ses jeunes neveux Riri, Fifi et Loulou trouvent cela ridicule et compare leur oncle à un enfant. Ils n'hésitent pas à lui rappeler qu'il y a d'autres choses à s'acheter avant un jouet. Donald est obligé de le reconnaître car il a de sérieux problèmes d'argent mais s'il avait cent dollars, il s'achèterai volontiers l'objet de sa convoitise.

Phil Ature, quant à lui, est devant une galerie d'art moderne et regarde des sculptures se trouvant en vitrine. Il les trouve hideuse mais doit bien reconnaître qu'elles valent chères. Il se dit alors qu'il pourrait lui aussi créer des statues afin de gagner beaucoup d'argent. Il se dirige alors vers l'usine de vaisselle et récupère de nombreuses pièces mises au rebut. Il réfléchit tout de même en se disant qu'avec cent dollars, il pourrait louer un pour exposer ses œuvres.

Le facteur amène un recommandé aux Rapetou.

Chez les Rapetou, ces derniers réfléchissent toujours à un moyen de subtiliser la fortune de Picsou. L'un d'eux dit même à ses frères qu'avec cent dollars, il pourra trouver un moyen de voler le milliardaire. Mais voilà que le facteur arrive afin de leur donner un recommandé. En ouvrant le courrier, il constate avec joie qu'ils ont obtenu cent dollars et qu'ils doivent les garder ou les faire fructifier. Le Rapetou ayant dit auparavant qu'il avait besoin de cent dollars est fier et se hâte de mettre au point son plan.

Riri, Fifi et Loulou tentent d'empêcher leur oncle d'acheter son talkie-walkie.

De son côté, Phil Ature reçoit aussi le même courrier et se dit que faire fructifier cent dollars en vingt-quatre heures est très difficile. Picsou, passant par là, entend Phil et lui suggère de trouver un moyen de les faire fructifier. Puis, le milliardaire passe près de la maison des Rapetou et leur conseille également de mettre à profit ces cent dollars très rapidement. Enfin, le canard termine sa balade près de la maison de son neveu qui, lui aussi, a reçu le recommandé de la banque avec le billet de cent dollars. Donald est d'ailleurs ivre de joie et se dit qu'il pourra acheter son talkie-walkie. Picsou fait semblant d'encourager son neveu d'acheter l'objet de ses rêves mais les jeunes canetons trouve son comportement étrange. En effet, d'habitude, Picsou aurait plutôt poussé à l'économie plutôt qu'à la dépense. D'ailleurs, quand le milliardaire part, les canetons tentent de dissuader leur oncle d'acheter le talkie-walkie mais détruisent sa vareuse. Ils décident d'emmener le vêtement en réparation alors que Donald, nu, est obligé de se cacher dans la haie. Il parvient, en en coupant un morceau, à se confectionner un habit de fortune et rentre dans sa maison. Mais voilà qu'un vendeur d'électroménager ambulant sort de nulle part. Donald voit son talkie-walkie et saute sur l'occasion pour l'acheter. Puis, en s'éloignant, on découvre la véritable identité de ce vendeur : Picsou.

Un étrange vendeur ambulant passe devant chez Donald.

Le Rapetou présente le robot de Géo à ses frères.

Un peu plus tard, Picsou revient dans son coffre-fort, fier de lui. Mais il est effrayé par d'énormes sculptures qu'il avait commandé quelques jours plus tôt, en croyant qu'elles prendront de la valeur après plusieurs décennies. D'ailleurs, Phil Ature travaille sur des sculptures en se disant qu'elles vaudront chers. Enfin, chez les Rapetou, on découvre enfin leur plan pour subtiliser la fortune de Picsou. L'un d'eux a acheté à Géo un robot valant cent dollars. Ce robot imite exactement ce qu'il voit faire. Ainsi, ils se disent qu'en l'introduisant dans le coffre de Picsou, le robot pourra garder en mémoire le code du coffre et ainsi l'ouvrir pour que les Rapetou puissent tout subtiliser.

Le Rapetou déguisé et Picsou avec la statue de Phil Ature.

Pendant ce temps, alors que Picsou fait sa gym, le milliardaire réfléchit au moyen de subtiliser les cent dollars de Phil Ature. D'ailleurs, en se rendant chez ce dernier, il découvre les sculptures et hurle de rire en les voyant. Mais les Rapetou ne sont pas loin et viennent d'apprendre que Picsou a une collection de sculpture. Ils ont alors une idée et l'un d'eux se déguise en critique d'art et collectionneur nommé Jay Ladendurr. Il fait exprès d'expertiser les statues de Phil Ature en disant qu'elles valent chères, provoquant l'intérêt de Picsou. Il donne même à Phil Ature un faux chèque de mille-cinq-cent dollars en échange de l'œuvre. Ce dernier est heureux mais Picsou court après le faux collectionneur et lui dit qu'il lui offre deux-mille dollars. Le Rapetou fait mine de réfléchit et accepte de donner la statue. Ainsi, il est parvenu à cacher le robot dans la statue qui peut alors faire son office.

Entre-temps, Riri, Fifi et Loulou reviennent chez leur oncle avec la vareuse réparée. Mais ils découvrent que leur oncle a acheté le talkie-walkie et qu'il joue avec. Ils sont furieux mais Donald ne les écoute pas et part utiliser son talkie-walkie dans les rues de la ville, en ordonnant à ses neveux de lui répondre de temps en temps.

Chez Picsou, le faux Rapetou dépose la sculpture juste en face de la fenêtre afin que le robot garde en mémoire le code d'ouverture de cette dernière. Puis, il s'en va et Picsou est fier de l'affaire qu'il a pu faire. Ainsi, alors que Donald s'amuse dans les rues avec son talkie-walkie, Picsou referme sa fenêtre le soir. Le robot récupère le code de la fenêtre et parvient à l'ouvrir facilement. Ainsi, les Rapetou, avec un camion disposant d'un énorme aspirateur, parviennent à subtiliser l'énorme quantité d'or et de pierres précieuses du milliardaire.

Donald est le témoin du vol commis par les Rapetou.

Mais Donald, qui continue encore à s'amuser avec son talkie-walkie, passe par là et tente d'avertir ses neveux de ce qu'il se passe. Ces derniers, exaspérés, éteignent l'émetteur en se disant que leur oncle est encore un grand enfant. Mais le canard se fait aspirer dans le camion et se cache, ne voulant pas être vu par les voleurs. Voyant qu'il n'a aucune réponse de ses neveux, il se remémore la route prise par le camion afin de savoir où vont ces derniers.

Picsou, blême, comprend ce qui va se passer.

Le lendemain matin, Picsou se rend, fier de lui, à la banque pour savoir si les trois dépensiers ont bien gardé leur billet de cent dollars. Ainsi, le banquier annonce que Donald a dépensé son argent. Phil Ature arrive en furie dans la banque pour annoncer à l'homme qu'il a fait fructifier son argent avec ce chèque de mille-cinq-cent dollars. Mais le banquier lui annonce, non sans colère, que c'est un faux. Mais voilà qu'un pli urgent arrive des Rapetou où ces derniers annoncent qu'ils ont pu investir. Puis, en fin de leur courrier, ils ont déposé une pierre précieuse. Soudain, le téléphone sonne et le banquier annonce à Picsou que la fenêtre de son coffre était restée ouverte. Le milliardaire devient blême et court rejoindre son coffre.

Arrivé là-bas, il ne peut que découvrir l'horreur. Il n'y a plus rien dans son coffre. Mais Riri, Fifi et Loulou arrivent aussi, avec le talkie-walkie dans les mains. Ils expliquent que Donald n'est plus là et ouvre le talkie-walkie. Le canard hurle qu'il sait où sont les Rapetou et qu'il est caché dans la fortune qu'ils ont subtilisé. Ainsi, Picsou, en utilisant les informations de son neveu, fait envoyer la cavalerie pour récupérer son argent. Pour remercier Donald, le milliardaire lui offre un émetteur-récepteur de radio amateur, au grand dam de Riri, Fifi et Loulou qui vont devoir subir cela tous les jours.

Dernière case de l'histoire où Donald est heureux du cadeau fait par Picsou, au grand dam de ses jeunes neveux.

En coulisses[modifier | modifier le wikicode]

Publications françaises[modifier | modifier le wikicode]

Cette histoire est parue à quatre reprises en France, dans :

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Le colosse du Nil
Histoire de Romano Scarpa

1re parution : 20 août 1961
Mickey et la flamme éternelle de Kalhoa
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