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Retour à Sétatroce est une histoire en bande dessinée de Don Rosa, publiée pour la première fois le 7 février 1989 aux États-Unis. Elle met en scène Balthazar Picsou, Donald Duck et Riri, Fifi et Loulou, ainsi que l'ennemi de Picsou, Archibald Gripsou. Le maharadjah du Komenvatustan, Arnach McChicane, le dictateur brutopien, Azor Lebleu et Max Grangalop n'apparaissent qu'une fois.

SynopsisModifier

Dans Perdus dans les Andes !, Donald Duck et ses neveux ont ramenés deux coqs carrés. Ces coqs dépérissent à Donaldville, et une expédition doit les ramener à leur lieu d'origine - Sétatroce. Malgré des réticences de Balthazar Picsou, un voyage s'organise, au vu de l'attractivité des œufs et poules carrées. L'équipe va cependant se confronter à la concurrence d'Archibald Gripsou, en plus de la sévérité des Sétatrociens...

Résumé completModifier

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.

Un jour de grand soleil à Donaldville, Riri, Fifi et Loulou, accompagnés de leur oncle Donald, se rendent au Coffre de Picsou pour demander à se dernier de financer une expédition au Pérou. Les Castors Juniors veulent en effet ramener les deux coqs Sétatrociens dans leur pays d'origine car ils dépérissent de jour en jour. Picsou refuse d'abord, mais il propose tout de même aux neveux de financer leur voyage seulement s'il peut les accompagner pour acheter aux Sétatrociens leurs œufs si faciles à stocker.

Sétatroce retour

Les Duck redécouvrent Sétatroce.

Le voyage s'organise donc, et Picsou et les neveux embarquent pour le Pérou, déguisés afin de ne pas se faire reconnaître par d'éventuels concurrents. Parallèlement, en Afrique du Sud, Gripsou apprend que son grand rival part à la recherche des œufs carrés. Il décide alors de se rendre au lac Titicaca pour rattraper Picsou et s'approprier les droits d'exportation des œufs. Quelques jours plus tard, Picsou et ses neveux sont arrivés à destination et se mettent à la recherche de la cité perdue, suivis de près par Gripsou lui même accompagné par un guide. Mais la région est si brumeuse que suivre les canards Donaldvillois devient difficile. Gripsou décide alors de voler les deux coqs pour qu'ils lui montrent le chemin. Picsou et ses neveux réussissent quant à eux à retrouver la fameuse vallée carrée.

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Avant d'entrer dans la cité, les canards changent leurs lunettes, boutons, casquettes et autres objets ronds contre des objets carrés afin de ne pas offenser les habitants. Alors qu'ils s'attendent à retrouver le côté « vieux Sud » qui les avait surpris lors de leur première visite, ils se rendent compte que tous les Sétatrociens parlent et s'habillent désormais comme Donald, leur dernier visiteur. Les canards rencontrent le Président qui organise pour l'occasion un grand banquet sur l'autel de l'Œuf Succulent, au cours duquel Picsou expose les avantages de l'argent et de la richesse, montrant quelques photos de ses possessions, ce qui ne manque pas d'intéresser les Sétatrociens. Mais dans son élan, il décide de montrer son sou fétiche, oubliant que les objets ronds sont interdits dans la cité.

Pendant que les Sétatrociens crient au sacrilège, les cinq canards de Donaldville prennent donc la fuite, mais ils tombent nez-à-nez avec Gripsou qui vient enfin de retrouver la vallée. Ce dernier livre Picsou aux habitants et, dans un mouvement brusque, fait rouler le sou fétiche par terre qui finit par être avalé par une poule carrée qui s'échappe. Pendant le jugement de Picsou, Gripsou tente de faire des affaires mais le Président explique que son peuple ne veut qu'une seule chose : goûter à un soda à la glace. Donald et le neveux obtiennent de faire libérer Picsou s'ils en ramènent un dans la cité perdue et décident donc d'aider Gripsou à sortir de la vallée pour acheter un soda. Ces derniers parviennent à trouver un comptoir de vente et ramènent un soda avec l'hélicoptère de Gripsou. Mais ce dernier refusant finalement de faire libérer Picsou, Donald et les neveux se mettent en tête de fabriquer un soda à la glace avec les ingrédients qu'ils trouvent.

Picsou offre de l'argent aux Sétatrociens

Ils finissent par réussir en utilisant entre autres l'extincteur de l'hélicoptère, pendant que Picsou retrouve son sou fétiche dans un œuf carré. Alors qu'il rattrape Gripsou avec le soda que lui ont préparés les neveux, Picsou se rend compte que les Sétatrociens s'habillent maintenant comme lui et son rival, et qu'ils ont construit un grand coffre, semblable au sien. De plus, ils ne veulent à présent plus de soda glacé mais de l'argent ! Picsou, le seul à avoir sur lui des billets, leur en offre pour un milliard de dollars qu'ils s'empressent de placer dans le coffre tout juste construit, après les avoir coupés en deux car comme ça c'est « bien carré et il y en a deux fois plus ». Les six canards finissent donc par quitter la cité perdue de Sétatroce, en laissant tout de même un exemplaire du Manuel des Castors Juniors.

En coulissesModifier

Cette histoire est une suite de Perdus dans les Andes ! de Carl Barks (1949).

Anecdotes et références diversesModifier

  • Le fameux « D.U.C.K. » caché de cette histoire est situé sur une des pancartes d'avertissement dans la première case, tout près du coffre. Curieusement, le traducteur de l'édition de Les Trésors de Picsou n°16, ignorant des pratiques de Don Rosa, traduisit le D.U.C.K. par P.I.C.S.O.U., sans penser que le sigle perdait de ce fait toute signification.
  • Dans la dernière case de la page trois, Don Rosa dessine plusieurs ennemis de Picsou créés par Barks : Arnach McChicane, le maharadja du Komenvatustan (également connu sous le nom de Maharadjah de Boitanpador), l'agent Brutopien, Azor Lebleu (également connu sous le nom d'Azur Lebleu) et Max Grandgalop.
  • À la page quatre, dans les deux cases du troisième strip, on peut voir le « rand n°1 » et le « diamant n°1 » de Gripsou. D'évidentes références au « sou n°1 » de Picsou… 
  • Toujours page quatre, à l'avant-dernière case, Gripsou désigne sur une carte le lac Titicaca, lac péruvien authentique. Dans la traduction française des Trésors de Picsou n°16, ce nom était remplacé par « Titicoucou », pour faire un jeu de mot.
  • Dans cette même page quatre, Gripsou fait référence à la station de pompage d'eau que possède Picsou dans le Vilcabamba, ce dernier en avait en effet annoncé la construction dans Le Fils du Soleil. De plus, à la dernière case, le majordome de Gripsou lui demande pourquoi ils « retournent encore une fois » au lac Titicaca/Titicoucou car c'était déjà la destination de Gripsou dans Le Fils du Soleil, dont cette histoire est finalement une sorte de suite.
  • Page cinq, Don Rosa dessine le vieux chasseur de vigogne, présent également dans l'histoire de Carl Barks Perdus dans les Andes ! et dans celle de Rosa Le Fils du Soleil. Toutefois, Don Rosa reconnaît dans des interviews avoir fait deux erreurs: du point de vue graphique, tout d'abord, l'histoire originale de Barks, si elle lui prêtait bien un nez de chien, lui donnait des mains à cinq doigts… Remplacées dans l'histoire de Rosa par des mains plus disneyennes à quatre doigts. D'autre part, l'histoire de Barks précise que le vieux chasseur est presque aveugle depuis qu'on lui a cassé ses lunettes… Comment, dans ces conditions, peut-il faire le guide en montagne ou voir les poules carrées ? Mystère… Sans vraiment chercher à être pris au sérieux, Don Rosa a évoqué la possibilité « qu'il se soit mis aux lentilles de contact ».
  • Page huit, Don Rosa fait enlever à ses personnages leurs boutons de vêtements, partant du principe établi par Barks qu'avoir un objet rond est à Sétatroce un crime grave. Mais c'est faire du zèle excessif : dans l'histoire de Barks, Donald et ses neveux n'enlèvent pas ces artefacts et n'ont pourtant aucun problème. De toute façon, tous deux ont oublié un détail : les têtes des neveux étant parfaitement rondes, ils n'auraient normalement pas pu faire un pas à Sétatroce sans se faire arrêter !
  • Page dix, Picsou fait remarquer aux trois neveux qu'ils sont identiques, ce qui ne manque pas de les faire s'énerver : ils se demandent alors « Mais comment ose-t-il dire une chose pareille ? » exactement en même temps (dans le même phylactère). Don Rosa réutilisera ce gag huit ans plus tard dans Un œil pour le détail où il développera cette ressemblance.
  • Page treize, Picsou parle en version originale de sa plantation de caoutchouc du Malayalaya (« Malaisonde » en français). Don Rosa fait ici une référence à une histoire assez rare, non pas de Carl Barks mais de Jack Bradbury et Del Connell : Malayalaya (1952) jamais publiée en France.
  • Page seize, Gripsou dit : « Mais c'est ton sou fétiche ! Et cette ficelle ! JE LA HAIS ! » Il s'agit d'une référence à l'histoire de Barks Picsou contre Gripsou, où la longueur de la ficelle du sou fétiche suffisait à prouver le statut de canard le plus riche du monde de Picsou… 
  • À la dernière page, un des neveux affirme avoir donné un manuel des Castors Juniors aux Sétatrociens. Bonne intention ou pas, il vient incontestablement de commettre une entorse au code d'honneur des Castors, qui stipule que seul un membre de l'organisation a le droit de consulter ledit livre, comme dans Les 7 Fantastiques Caballeros (moins 4) et Le Fils du Soleil de Rosa.

Références à Carl BarksModifier

Cette histoire est une suite de Perdus dans les Andes !. Les références y sont explicites : les deux coqs carrés, ramenés à Donaldville chez Barks sont repris d'emblée. Le vieil Indien guide est également repris, même s'il sert ici Gripsou et non Donald et ses neveux. La vue aérienne de la ville de Sétatroce est également reprise, aboutissant presque aux mêmes cases.

Entre l'histoire de Barks et celle de Don Rosa, il semble que Riri, Fifi et Loulou ont adhéré aux Castors Juniors, dont l'adhésion est évoquée dans C.E.S.T.D.U.C.H.A.R.A.B.I.A., même si l'histoire sort plus tard dans l'œuvre de Barks. Cela pourrait expliquer pourquoi ils utilisent et remettent le manuel aux Sétatrociens ici et n'y pensent pas dans la première histoire.

Cette histoire dans l'œuvre de Don RosaModifier

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Picsou et ses neveux déguisés, pour échapper (de gauche à droite) au maharadjah du Komenvatustan, à Azor Lebleu, au dictateur brutopien, à Arnach McChicane et à Max Grangalop.

L'histoire est dans la continuité de l'histoire Le Fils du Soleil, parue seulement un an plus tôt. Le lac Titicaca est à nouveau le centre de l'action, comme dans la première histoire de Rosa.

L'histoire illustre la compétition entre les deux milliardaires Picsou et Gripsou qui sont toujours à mener une course à qui va être le premier pour obtenir quelque chose. À chaque fois, Picsou l'emporte sur Gripsou, il ne l'emporte pas sur le bon sens moral et généreux des personnages secondaires, ici les habitants de Sétatroce à l'esprit très carré.

L'histoire a une incidence dans d'autres œuvres de Rosa. Les œufs carrés et Rhutt Betler sont repris dans Le Cow-boy des Badlands pour La Jeunesse de Picsou. Néanmoins, cette reprise s'apparaîtra finalement comme une erreur, puisque Rhutt Betler ne pouvait être vivant en 1882 selon la version barksienne. Rosa voulait apparemment montrer que Picsou avait déjà eu affaire avec des œufs carrés, pouvant expliquer le refus de Picsou de s'aventurer dans une telle opportunité au début de l'histoire.

Les Sétatrociens seront utilisés une troisième fois en 1992 dans l'histoire d'Evert Geradts et Mau Heymans dans Le Héros aux deux mille aventures.

Les D.U.C.K.Modifier

Le D.U.C.K. est dissimulé planche une, première case.

Publications françaisesModifier

Cette histoire a été publiée huit fois en France, dans:

Précédée par Retour à Sétatroce Suivie par
Le Pic de la fortune

Donald Duck Extra n°1993-06
Histoire longue de Don Rosa

1re parution : 7 février 1989
La malédiction de Nostrablairus

Donald Duck Extra n°1993-04
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