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Retour à Xanadu est une histoire en bande dessinée de trente planches scénarisée et dessinée par Don Rosa. Elle fut publiée pour la première fois le 22 mars 1991 dans Donald Duck & Co n°1991B13, en Norvège. Elle met en scène Balthazar Picsou, Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou Duck, ainsi que Lah Deedah, Hop Sing et Émilie Frappe (qui n'apparaît pas mais a tout de même une ligne de dialogue). Elle se déroule à Donaldville et à Tralla La. Cette histoire est la suite d'une aventure écrite et dessinée par Carl Barks : Des capsules pour Tralla La.

SynopsisModifier

Picsou fait admirer ses trésors à Donald et ses neveux qui lui apprennent que la couronne de Gengis Khan qu'il a rapportée du Ladakh est liée à l'immense trésor de l'empire mongol. Il décide donc de partir à la recherche de ce trésor perdu et atterrit finalement - contre toute attente - à Tralla La. Malheureusement, en pénétrant dans la cité, ils ferment une vanne qui pourrait bien causer la perte de ce magnifique endroit.

Résumé completModifier

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.
Retour à Xanadu 1

Picsou embrassant la couronne de Gengis Khan, face à un Donald rappelant sa participation aux aventures de son oncle.

Alors que Balthazar Picsou se vantait des nombreux trésors qu'il avait accumulés au cours de ses aventures, Donald Duck lui rappelait que ses neveux et lui l'avaient aidé, comme pour récupérer la couronne de Gengis Khan, et qu'il était toujours sous-payé. Un des enfants rappela alors à Picsou qu'il ne leur avait jamais expliqué comment ses agents avaient trouvé la couronne. Le milliardaire leur raconta donc qu'un chevrier avait découvert un étrange couvre-chef, et qu'il avait immédiatement pensé à un trésor mongol : il avait ainsi donné son élevage de yacks en échange de la couronne, avant qu'elle ne soit volée par le yéti. Riri, Fifi et Loulou se renseignèrent alors dans le manuel des Castors Juniors, et virent que Marco Polo avait vu la couronne alors qu'il cherchait le mythique royaume du prêtre Jean, en Chine. L'ayant trouvé, il en parla à Kubilay Khan qui pénétra dans le royaume pour y cacher le trésor de l'Empire mogol, dont faisait partie la couronne. Picsou sauta de joie en entendant cela, comprenant que la couronne était la clef d'un trésor plus grandiose qu'il pourrait obtenir. Voulant remercier ses neveux, il demanda à Miss Frappe de doubler sa donation annuelle aux Castors Juniors, ce qui ne revint pas à grand chose puisqu'elle était nulle... Puis, il ordonna à ses neveux de faire leurs bagages pour l'Himalaya, malgré la désapprobation de Donald.

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Les canards arrivant près des chortens tibétains indiquant l'entrée de la caverne.

Les canards rejoignirent le cœur de l'Himalaya ; Picsou retrouva son ancien élevage de yack, et demanda au chevrier qui avait trouvé la couronne et qui possédait désormais l'élevage, où il découvert celle-ci. Il lui raviva des souvenirs en lui montrant la précieuse couronne qu'il avait emportée avec lui. Le chevrier désigna une grande montagne au nord ; il avait en effet trouvé la couronne dans une caverne de glace, au pied du mont Karakal. Les jours passèrent, et les canards entreprenaient une expédition à travers le froid glaçant de l'Himalaya. Ils aperçurent enfin la caverne, indiquées par des chortens tibétains qu'ils avaient pris à l'origine pur les colonnes de glace. Picsou se précipita dans la caverne pour y découvrir le coffre en teck qui contenait la couronne. Donald, épuisé, s'appuya contre la paroi de glace ; cependant, celle-ci se brisa sous son poids, et le canard tomba alors dans une caverne encore plus vaste. Alors que Picsou s'attendait à y voir l'immense trésor du Cathay, il fut surpris d'y découvrir une rivière souterraine. Le milliardaire lut des inscriptions en chinois ancien, qui indiquaient que la rivière en question était Aleph : les enfants lui apprirent alors qu'il s'agissait de la mythique rivière qui menait à Xanadu, décrite dans un poème sur la légende de Kubilay Khan. Les canards avides d'aventure se lancèrent donc dans une longue marche longeant la rivière.

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Les canards face à la porte scellée menant à Xanadu.

Lors d'une pause, Picsou demanda plus de détails aux enfants sur ce poème autour de Xanadu. Ils lui expliquèrent que ce poème était de Samuel Taylor Coleridge ; écrit en 1798, il se basait sur des récits de voyage de Samuel Purchas. Xanadu était décrite comme un vallon fertile, ceinturé de hautes montagnes et peuplé de jardins florissants, d'arbres magnifiques et de ruisseaux sinueux. Cette description relança l'intérêt de Donald, auquel ce lieu semblait étrangement familier. Peu après, les canards s'endormirent pour reprendre la longue marche le lendemain. Les jours se succédèrent, et Donald proposa à son oncle de faire demi-tour, leurs réserves s'épuisant. Cependant, ils semblèrent arriver au bout du tunnel : ils découvrirent devant eux une énorme vanne qui leur bloquait le passage. Une porte scellée se trouvait de l'autre côté de la rivière, mais le pont qui y menait s'était effondré depuis des siècles. Les canards essayèrent de voir ce qu'il y avait de l'autre côté de la vanne, et furent surpris de découvrir une immense caverne, où rugissait une énorme chute d'eau semblant provenir de la surface et se jetant dans un immense bassin ; il s'agissait de l'océan sans soleil décrit dans le poème sur Xanadu. La mythique cité était donc juste au-dessus d'eux, et les canards décidèrent de fermer la vanne pour pouvoir traverser la rivière après que l'eau ait cessé de couler, et rejoindre ainsi la porte scellée qui menait à Xanadu.

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Donald et Picsou découvrant effarés qu'ils étaient de retour à Tralla La, comme leur annonçaient leurs neveux.

Après avoir traversé la rivière asséchée, il se demandèrent pourquoi la barre scellant la porte était à l'extérieur : c'était comme si Kubilay Khan empêchait les gens de sortir de Xanadu, mais pas d'y entrer. Picsou ne paraissait pas rassuré, mais passa tout de même de l'autre côté de la porte après avoir soulevé la barre. Cependant, celle-ci se referma derrière eux, leur bloquant le passage... Donald semblait inquiet lui aussi ; Picsou était étonné à quel point cette aventure lui était familière, alors qu'il n'était jamais venu ici. Riri, Fifi et Loulou le contredirent, découvrant devant eux une vieille mallette contenant des calmants ayant appartenu au milliardaire. Picsou et Donald comprirent que la mythique cité de Xanadu n'était autre que Tralla La, qui se découvrait maintenant sous leurs yeux. En effet, la vallée correspondait totalement à la description de Xanadu, même son tourbillon était décrit comme le fleuve qui « plongeait rugissant dans l'inerte océan ». Picsou se précipita dans la vallée, rattrapé par la cupidité, pensant à ce peuple qui se prétendait pauvre alors qu'il possédait depuis des siècles le trésor de Kubilay ; Donald l'arrêta cependant, lui rappelant qu'il avait failli s'y faire lyncher la dernière fois qu'il était venu. Le milliardaire voulut alors partir précipitamment, mais la porte s'était refermée derrière eux. Ils n'avaient plus qu'à demander de l'aide aux Tralla Laliens...

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Picsou, face à Lah Deedah, réclamant le trésor pour lequel il est venu.

Les canards croisèrent alors un homme, Hop Sing, et Picsou lui demanda s'il se rappelait de lui. Hop Sing parut alors heureux de retrouver Picsou, et tous les habitants se précipitèrent sur les canards pour les accueillir à bras ouverts. Alors que les Tralla Laliens lui demandaient pourquoi ils étaient revenus, Picsou leur montra la couronne de Gengis Khan et leur déclara qu'il cherchait le trésor de Kubilay Khan. Les Tralla Laliens parurent outragés, et saisirent les canards pour les amener devant le Choschamno Lah Deedah. Donald était désespéré par son oncle qui ne pouvait s'empêcher d'amener des problèmes là où il allait. Lah Deedah demanda à Picsou pourquoi il avait ramené la couronne dont ils s'étaient débarrassés il y a des siècles : le milliardaire lui dit qu'elle était la clef du trésor de l'Empire mongol, et qu'elle l'avait conduit ici. Donald et ses neveux l'arrêtèrent, déclarant qu'avant tout ils souhaitaient rentrer chez eux. Lah Deedah les informa que leurs « richesses inutiles » ne convaincraient pas les Tralla Laliens de les aider ; les canards étaient donc « prisonniers du paradis ». Donald parut enchanté à l'idée de rester ici pour toujours, et d'échapper au monde extérieur plein de gens violents et cupides. Picsou, lui, se plaignait, estimant qu'ils avaient déjà essayé de vivre en paix ici et que ça avait échoué. Alors qu'il détaillait ses plaintes à ses neveux, Riri, Fifi et Loulou préférèrent partir retrouver la faune et la flore locale, et Donald aider un Tralla Lalien à réparer sa charrette.

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Picsou, heureux, voyant son neveu Donald aider un Tralla Lalien à bâtir sa maison.

Le milliardaire réalisa alors qu'il était seul, quand une petite fille arriva et le flatta d'être un « grand homme », ce que lui aurait dit sa mère. Picsou détailla ses richesses, pensant que la mère de la petite fille avait été impressionnée par son argent, mais cette dernière lui répondit qu'il savait juste réparer les poupées, et que la sienne était justement cassée. Le canard l'aida donc, et se rappela qu'à son âge il réparait déjà les poupées de sa sœur en Écosse. La fille partit en le remerciant, et en disant qu'elle ne savait pas ce qu'était le « nargent », mais que ce n'était sûrement pas bien grave. Picsou acquiesça, comprenant que Tralla Lala était peut-être un véritable paradis, paradis qui lui rappelait son Écosse natale. Une semaine plus tard, le canard était heureux de vivre dans la vallée verdoyante. Il vit son neveu Donald qui aidait à bâtir une maison, et qui était heureux d'être loin du stress et des factures de Donaldville. Riri, Fifi et Loulou étaient dans la grande bibliothèque de Tralla Lala, découvrant des milliers d'ouvrages compilant même des faits qui ne sont pas dans le manuel des Castors Juniors. Lah Deedah invita les canards à prendre le thé avec lui, et Donald lui rappela l'époque de Kubilay. Il déclara que l'empereur avait fait de Tralla La sa retraite secrète, mais qu'il avait réduit son peuple en esclavage. Un jour, ils partirent et ne revinrent jamais, emportant le secret de la vallée dans leur tombe.

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Les canards courant à travers la vallée qui commençait déjà à être submergée par l'eau.

Donald demanda alors comment Kubilay était reparti, et pourquoi les Tralla Laliens ne pouvait pas fermer l'accès des cavernes, et Lah Deedah lui répondit qu'ils vivaient dans la peur d'une terrible menace : en effet, Kubilay scella l'entrée et construisit derrière la porte un engin destructeur ; cet engin pourrait stopper le flot du tourbillon et inonder la vallée. Picsou et Donald manquèrent de s'étouffer avec le thé ; cet engin était la vanne qu'ils avaient fermée. Les enfants pensèrent qu'ils fallait immédiatement réouvrir la vanne. Alors que Donald cherchait un prétexte pour partir rapidement, Lah Deedah fut surpris de découvrir par sa fenêtre que le tourbillon s'était stoppé. Les canards se précipitèrent pour rejoindre la caverne ; l'eau montait déjà, ce qui suscitait l'incompréhension chez les habitants. Ils arrivèrent devant la porte scellée, mais ne réussirent pas à l'ouvrir. La seule solution pour les enfants était de couper la barre qui scellait la porte avec une scie à métaux, et bien qu'il n'y ait pas de métal à Tralla La, ils devaient tout avouer à Lah Deedah qui trouverait peut-être une solution. Ce dernier les mena au Grand Lama, Tsamodja Phi, qu'on ne voyait qu'en cas d'extrême urgence. Celui-ci résidait dans un immense palais construit par Kubilay Khan, le Gompa.

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Le Grand Lama menant les canards à la salle où se trouverait le métal, précédant un Picsou jubilant en pensant avoir découvert le trésor de Kubilay Khan.

Les canards découvrirent dans le palais un très vieil homme, le Grand Lama de Tralla La, qui écouta les canards qui demandaient du métal. Picsou essayait de lui soutirer où était le trésor de l'Empire mogol, mais le Grand Lama hésitait à leur donner des indications. Sous l'insistance des enfants qui évoquait une vallée totalement recouverte par l'eau, le Grand Lama avoua qu'il y avait du métal à Tralla La ; il avait été amené par des étrangers il y a longtemps. Le vieil homme les emmena au coffre contenant ce métal, et Picsou jubilait, pensant avoir trouvé le trésor de Kubilay Khan. Donald ouvrit la porte de l'immense coffre-fort, et Picsou s'évanouit en en voyant le contenu. Il ne s'agissait pas du tout du trésor de Kubilay, mais de millions de capsules de bouteilles en acier que Picsou avait ramenées dans la vallée lors de son précédent passage. Les canards firent fondre l'acier pour faire plusieurs lames, ainsi qu'une poignée : en utilisant une lame pour tailler des dents aux autres, ils auraient des scies. Lah Deedah leur apporta un canoë en roseau, pensant qu'ils en auraient besoin. Picsou les rejoignit sur le bateau, en emportant avec lui la couronne de Gengis Khan. Le milliardaire pensait qu'ils devraient fuir s'ils n'arrivaient pas à ouvrir la vanne, et abandonner ainsi les Tralla Laliens... Les canards découvrirent la caverne presque entièrement submergée, mais Donald réussit à s'y faufiler, armé des scies et d'une lampe-torche. Il se précipita vers la porte pour scier la barre, mais l'eau commençait à monter autour de lui.

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Donald se retrouvant sur le bateau de Picsou et des enfants, contre toute attente, après avoir tenté en vain de passer de l'autre côté de la rivière.

Pendant ce temps, Picsou et les enfants attendaient sur le bateau. Ils essayaient de rassurer les gens perchés sur leurs maisons ou sur des arbres, voyant leur vallée submergée. Donald était sur le point de se noyer, l'eau le recouvrait presque entièrement, et il prit une dernière bouffée d'air pour essayer de briser enfin la barre avec sa dernière scie. Il réussit, mais il lui restait encore la vanne à ouvrir ; il forçait, forçait encore, mais n'y arrivait pas seul. Il s'effondra de fatigue, et pensa à tout ce qu'il arrivait à faire à Tralla La, loin de ce qui l'angoissait... Il comprit que c'était à lui de sauver la vallée et sa famille, et essaya à nouveau d'ouvrir la vanne en y mettant toute sa force. Il y arriva, et les Tralla Laliens furent rassurés en voyant le tourbillon repartir. Les canards étaient acclamés par les habitants, mais ils réalisèrent qu'ils étaient entraînés par le tourbillon. Ils furent aspirés contre leur gré, et se retrouvèrent dans l'immense caverne où se jetait l'eau, flottant encore. Mais ils n'avaient pas encore traversé la vanne... Donald, lui, se rendait compte qu'il ne pouvait pas retraverser, et essaya de se projeter de l'autre côté avec une chaîne, sans succès. Il lâcha alors la chaîne, et s'écrasa sur le bateau de Picsou et des enfants, qui venaient de traverser la vanne. Le bateau fut entraîné par le courant rapide du fleuve, et quelques heures plus tard, ils atteignirent la caverne par laquelle ils étaient entrés. Mais celle-ci s'effondrait avec l'inondation, et les canards durent donc continuer leur route. Au bout de quelques heures, la rivière s'engouffra dans un passage sans air, et les canards furent jetés dans l'eau et entraînés par le courant...

Ils passèrent dans un long tunnel d'eau, et finirent dans une source d'un village des hauteurs du Cachemire, en Inde. Des gens les aidèrent à sortir de l'eau, mais Picsou et ses neveux réalisèrent que Donald n'étaient pas avec eux. Il était en effet arrivé dans un abreuvoir, devant un éleveur de yacks dépité. Les canards étaient heureux d'avoir sauvé Tralla La, et trouvaient que c'était peut-être mieux qu'ils aient été chassés de la vallée, car ils lui portaient malheur. Picsou réalisa alors que la couronne de Gengis Khan était passée par-dessus bord, et qu'en ayant voulu l'intégralité du trésor, il avait tout perdu. Le milliardaire se dit qu'il avait besoin de vacances, bien qu'il n'en prenait jamais d'habitude ; il avait une folle envie de revoir les collines de l'Écosse. À Tralla La, un habitant apporta la couronne de Gengis Khan qu'il avait trouvé à Lah Deedah. Ce dernier se demanda comment les canards l'avaient découverte, alors qu'ils s'en étaient débarrassés, et il décida de jeter la couronne dans le tourbillon, car selon lui leurs amis avaient disparu à cause d'elle ; il espérait que cette « couronne maléfique » ne revienne plus jamais. Et la couronne rejoignit l'immense trésor de Kubilay Khan au fond du tourbillon...

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La couronne de Gengis Khan rejoignant le reste du trésor de l'Empire mogol, enfoui sous le tourbillon.

En coulissesModifier

Lorsque l'éditeur Egmont engagea Don Rosa en 1990, il lui réclama des suites de grands classiques de Carl Barks. La première que Rosa décida de réaliser est la suite de Des capsules pour Tralla La : il voulait renvoyer les canards à Tralla La. Il avait conscience qu'ils n'avaient aucune envie d'y retrouver après ce qui s'était passé dans l'aventure de Barks : il y était persona non grata. Le seul moyen qu'il y retournent étaient par accident ; comme Barks avait établi que Tralla La comprenait de nombreuses cavernes, Rosa avait trouvé par où les canards allaient y revenir. Le seul trésor mythique que Picsou aurait pu aller rechercher au Tibet était celui de l'Empire du Cathay, c'est-à-dire le butin de Gengis Khan. Barks avait déjà fait chercher par Picsou la couronne de Gengis Khan, dans La couronne perdue de Gengis Khan. Le dernier gardien de ce trésor aurait été Kubilay Khan, et Rosa relut donc le poème de Samuel Taylor Coleridge sur Xanadu, la légendaire retraite de Khan. Et il fut surpris de découvrir que la description de Xanadu ressemblait très fortement à celle Tralla La : Xanadu était décrite comme une vallée verdoyante entourée de hautes montagnes, où une rivière disparaissait dans des cavernes dans un "tumulte". Comme il ne voulait ajouter trop d'éléments nouveaux à son histoire par rapport à celle de Barks, il essaya de tourner l'intrigue autour des capsules de bouteilles ramenées par les canards lors de leur précédente visite, et de l'immense tourbillon au cœur la vallée.

Planche non publiée de l'histoire de Don RosaModifier

Storyboard xanadu

La planche inédite de l'histoire de Don Rosa.

Don Rosa s'est très souvent interrogé sur la question de savoir qui est le père de Riri, Fifi, et Loulou, les trois neveux de Donald. Et dans son histoire Retour à Tralla La, il avait fait une planche de l'histoire qui devait donner un indice sur le père des trois enfants... Malheureusement, Egmont n'a pas voulu publier la planche, car il l'a jugé encore très problématique sur la façon de traiter ce sujet avec l'intrigue.

Sur la planche inédite de l'histoire, nous voyons le Grand Lama qui a dit à Lah Deedah, d’appeler Riri, Fifi et Loulou pour aller le voir dans sa chambre. Quand les neveux sont dans la chambre du Grand Lama, ils apprennent qu'il les a fait venir pour leur parler d'une vérité très importante qui les concernent. Seulement, Riri, Fifi et Loulou doivent repartir immédiatement pour sauver la vallée qui est inondée. Par la suite, Lah Deedah dit que Riri, Fifi et Loulou ont pu sauver Tralla La, mais qu'ils ont disparus. Alors, le Grand Lama dit qu'il n'a pas peur, et qu'il sait que les enfants reviendront un jour.

Nous pouvons noter que le Grand Lama appelle Riri, Fifi et Loulou « mes enfants », et que ces derniers lui avaient dit leurs noms et d'où ils venaient. Cette bande dessinée laisse beaucoup de place à l'imagination du lecteur qui pourrait imaginer, pourquoi pas, que le Grand Lama est le vrai père de Riri, Fifi et Loulou, explorateur qui a préféré ne pas repartir vers la civilisation… en laissant trois œufs à Donaldville !

Publications françaisesModifier

Cette histoire a été publiée sept fois en France, dans:

Galerie d'imagesModifier

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Trésor sous cloche

Donald and Scrooge n°3
Histoire longue de Don Rosa

1re parution : décembre 1991
La Tour infernale

La Tour infernale

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