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Une lettre de la maison bandeau

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Une lettre de la maison est une histoire en bande dessinée de trente-quatre planches scénarisée et dessinée par Don Rosa. Elle fut publiée pour la première fois du 20 février au 5 mars 2004 dans Kalle Anka & C:o n°2004-09, en Suède. Elle met en scène Balthazar Picsou, Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou Duck, Matilda Picsou, Monsieur Molay et Maurice Barbedrue. Elle se déroule au château du clan McPicsou, en Écosse. Il s'agit de la suite d'une précédente histoire de Don Rosa, La Couronne des croisés.

SynopsisModifier

Après avoir découvert la couronne des Croisés à Haïti, Picsou décide de se rendre avec ses neveux au château du clan McPicsou, en Écosse. En effet, le milliardaire que le château familial est lié au mythique trésor des Templiers, grâce au tartan des McPicsou retrouvé auprès de la couronne. Là-bas, il revoit sa sœur Matilda qu'il n'avait pas revue depuis des années, et avec qui il était toujours en froid... Cependant, MM. Molay et Barbedrue, du Conseil Monétaire International, héritiers des Templiers, sont également intéressés par le trésor, et se rendent aussi en Écosse.

Résumé completModifier

Fantomiald 2
Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.
Une lettre de la maison 1

Picsou se recueillant sur la tombe de ses parents.

Balthazar Picsou, Donald Duck et Riri, Fifi et Loulou Duck étaient en route pour le château du clan McPicsou, dans les Landes perdues, en Écosse, à bord d'une Jeep. En effet, les canards étaient partis à la recherche du légendaire trésor des Templiers : ils avaient découvert que le château ancestral était lié à ce trésor. Alors que Picsou se rappelait que cela faisait longtemps qu'il n'était pas venu dans le château familial, Riri demanda qui gardait le château depuis leur dernière visite. Picsou dit qu'il eut du mal à trouver quelqu'un, à cause de l'avarice de l'employeur selon Donald, mais que finalement une personne avait accepté le travail. Alors qu'il arrivait au château, Balthazar Picsou s'arrêta pour venir voir la tombe de ses parents, devant ses neveux compatissants. Puis Donald partit récupérer la Jeep, tandis qu'il demanda à ses neveux d'aller prévenir la gardienne de leur arrivée. Les enfants s'étonnèrent du fait que leur oncle pensait que la gardienne était une femme, et furent surpris en entrant dans le château de découvrir qu'il avait raison. Alors que la gardienne pensait avoir affaire à des promeneurs, Riri, Fifi et Loulou lui apprirent qu'ils venaient ici pour le compte de leur oncle Picsou. La femme, apprenant cela, voulut partir immédiatement, quand Donald arriva avec la Jeep...

Une lettre de la maison 2

Matilda grondant son neveu Donald de ne pas l'avoir prévenue de la venue de Picsou.

La gardienne gronda Donald de ne pas l'avoir prévenue que Picsou arrivait. Le canard lui rétorqua qu'ils devraient bien se réconcilier avec le temps, et présenta à ses neveux interloqués leur grande-tante, Matilda Picsou. Les enfants furent impressionnés de voir Matilda, celle qui avait accompagné Picsou en Amérique avec Hortense, mais aussi celle qui était partie à cause de son amour de l'argent... Donald lui dit que Picsou s'était bonifié avec l'âge, mais Matilda ne le crut pas, et décida de donner une « correction » à son neveu. Ainsi, elle le frappa violemment, devant les enfants gênés de la situation...

Pendant ce temps, Picsou se recueillait devant la tombe de ses parents, Fergus et Edith. Il se demandait s'ils avaient compris son amour pour l'aventure, ou s'ils pensaient qu'il était simplement obnubilé pour l'argent... Puis il repartit pour le château, devant les yeux intéressés de MM. Molay et Barbedrue. En effet, les deux membres du Conseil Monétaire International, héritier de la Banque des Templiers, avaient découvert que le château des McPicsou était lié au trésor des Templiers... M. Molay avait aussi volé la couronne des Croisés, qui était exposée dans un musée à Haïti... Avec ces éléments, les deux hommes espéraient enfin retrouver le fabuleux trésor. En observant l'air triste que portait Picsou, ils pensèrent qu'il cherchait quelque chose qu'il n'avait pas trouvé à propos du trésor. Molay découvrit alors une tombe percée d'un trou : il regarda à travers la tombe et semblait avoir découvert quelque chose...

Une lettre de la maison 3

Picsou reconnaissant sa sœur Matilda.

Pendant ce temps, Picsou arriva dans la cour du château, tandis que Donald se remettait de ses émotions, après la « punition » de sa tante. Le milliardaire avait hâte de découvrir qui avait accepté le poste de gardien dans le château, quand il se rendit compte horrifié qu'il s'agissait de sa sœur ! Matilda déclara qu'elle était étonnée qu'il reconnaissait quelqu'un de sa famille, et Picsou demanda à Donald s'il était au courant qu'elle était la gardienne, ce à quoi Donald refusa de répondre, de peur de la réaction de sa tante. Matilda présagea que son frère était venu pour l'appât du gain, ce que le milliardaire ne voulut pas reconnaître, jusqu'à ce que sa sœur lui rétorque qu'il était sûrement là pour trouver le trésor des Templiers... Picsou fut sonné du fait que Matilda sache pour le trésor, et elle apprit aux canards que tous les membres du clan étaient au courant, sauf son frère. Elle leur dit qu'elle leur racontera ce qu'elle sait après qu'ils aient ramené leurs bagages et Picsou presque sans connaissance au château. Pendant ce temps, Molay et Barbedrue observaient la scène, intéressés, et le premier eut l'idée de rentrer par effraction dans le château grâce à la pierre philosophale, qui rendait inefficaces les serrures en les transformant en or.

Une lettre de la maison 4

Le clan McPicsou réuni dans le salon du château, pour un thé.

Le soir, la famille était réunie dans le salon, en buvant un thé. Donald demandait à Matilda si la vie n'était pas trop dure dans un château, mais celle-ci lui répondit qu'elle n'était pas plus isolée qu'avant, quand son frère n'était jamais là. Puis, la discussion vint sur le trésor : Matilda apprit aux canards que son père s'était beaucoup intéressé aux Templiers depuis la mort de sa mère. Le trésor contenait de fabuleuses reliques, comme les mines ou le trône de Salomon, l'arche d'alliance, le Saint-Graal, la pierre philosophale... Les McPicsou étaient devenus les trésoriers héréditaires des Templiers, ce que Picsou lui-même ne savait pas... Entre-temps, à l'arrière du château, Molay utilisait la pierre philosophale pour faire sauter la serrure d'une porte, puis il écoutait à la fenêtre du salon, avec Barbedrue, la discussion. Donald demanda à sa tante si elle avait un indice pour retrouver le trésor, afin que Picsou parte plus rapidement, si c'était ce qu'elle souhaitait. Elle lui répondit que c'était bien ce qu'elle souhaitait, et dit que son père passait beaucoup de temps devant une autre tombe que celle de sa mère, et qu'elle leur montrera la tombe le lendemain matin.

Une lettre de la maison 5

Donald insistant auprès de son oncle pour qu'ils partent et qu'ils laissent Matilda tranquille.

Le lendemain à l'aube, les canards étaient au cimetière familial. Donald insistait pour que Picsou parte du château, prétextant qu'il n'existait aucun autre trésor, étant donné qu'ils avaient fouillé l'intégralité du château quand ils recherchaient le trésor de Sir Duncan. Mais le milliardaire refusa, rétorquant que le château était sa maison bien avant Donaldville, et qu'il voulait savoir pourquoi son père lui avait caché l'existence du trésor. Matilda arriva et montra alors la tombe en question : c'était celle de sir Simon McPicsou (1437 - 1509), qui était selon Riri, Fifi et Loulou le trésorier des Templiers quand la couronne des Croisés avait été confiée à Christophe Colomb en 1492. Un des enfants découvrit alors d'étranges symboles sur la tombe : un crâne et des os. Donald pensait à un symbole pirate, mais ses neveux apportèrent la réponse grâce au manuel des Castors Juniors. Il s'agissait du symbole des Templiers pour la mort, qu'ils gravaient sur la tombe des héros. Picsou se rendit compte que l'orbite du crâne semblait profonde, regarda à travers le trou, et vit une des fenêtres du château. Il demanda à Riri, Fifi et Loulou d'aller dans la pièce et de lui faire signe de la fenêtre quand ils y seraient. Pendant ce temps, Molay et Barbedrue observaient la scène avec attention...

Une lettre de la maison 6

Donald tombant dans le mystérieux « piège » templier.

RIri, Fifi et Loulou se rendirent compte que la pièce était murée, Picsou leur demanda alors de dérouler une échelle de corde au-dessus pour pouvoir la rejoindre par l'extérieur. Peu après, Donald et ses neveux rentrèrent ainsi dans la pièce obscure, qui n'était qu'un étroit passage menant à une porte condamnée. Mais Donald tomba alors dans un mystérieux trou, et atterrit aux pieds de Picsou tout en bas, dans les douves. Le milliardaire ordonna à son neveu de remonter immédiatement, ce qu'il fit, et là haut, il prévint ses neveux de faire attention à ce mystérieux trou. Les enfants étaient amusés, car le trou était en fait des latrines, soit des toilettes médiévales ! Ils ne dirent rien cependant à leur oncle, et lui montrèrent plutôt leur découverte : une couche de mortier qui condamnait le passage, avec d'étranges symboles dessus : s'ils étaient rentrés par le couloir, en cassant le mortier, le code aurait disparu. Donald ordonna à ses neveux de recopier le code, pendant qu'il filerait rejoindre Picsou. Cependant, en voulant redescendre à l'échelle, il tomba malgré lui dans les latrines, et se retrouva à nouveau aux pieds de Picsou, dans les douves.

Une lettre de la maison 7

Picsou pressé de retrouver dans les oubliettes, devant une Matilda dépitée et un Donald anxieux.

Le soir, au château, la famille était réunie dans la salle à manger pour pouvoir déchiffrer le code, tandis que Molay et Barbedrue écoutaient toujours à la fenêtre. Picsou expliqua qu'il s'agissait du code des Templiers, qu'il connaissait : la croix des Templiers pouvaient être divisée en plusieurs formes, et en modifiant le sens des formes ou en y rajoutant des points, on pouvait obtenir le symbole de chaque lettre de l'alphabet. Les neveux traduisirent ainsi le code pour trouver un texte latin, qui était en réalité une énigme : « Celui qui a scellé l'entrée du passage vers l'en dessous vous montrera ses entrées secrètes. » Cependant, Picsou comprit que l'indice indiquait qu'il fallait aller aux oubliettes, qui avaient été murées par sir Edward McPicsou en 1220, mais dont ils avaient découvert les deux entrées lors de leur dernière visite au château : l'une était dans la tombe de sir Edward, et l'autre derrière une armure dans le château. Picsou voulut alors retourner dans les oubliettes, au grand dam de Donald, lorsque Matilda décida de partir, exaspérée par l'appât du gain. Elle voulait coucher à l'auberge du village, et revenir au château que quand ils seraient partis : cependant, Donald insistait pour qu'elle revienne, et Picsou déclara qu'elle ne l'avait jamais compris, et qu'ils étaient sûrement trop vieux pour pouvoir changer. Matilda était déjà dehors mais, entendant cela, elle voulut revenir. Cependant, quelqu'un l'en empêcha...

Une lettre de la maison 8

Les canards découvrant la septième cellule, avec un chevalet de torture incongru.

En effet, Molay avait arrêté Matilda, et la contraignit à les accompagner, Barbedrue et lui, dans les cachots, dont ils avaient ouvert l'entrée près de la tombe de Sir Edward, dont ils avaient eu connaissance en écoutant à la fenêtre. Pendant ce temps, dans les oubliettes, les canards découvrirent des dizaines de cellules, et ne savaient par laquelle commencer. Ils lurent l'indice : « Calculer la cellule à ouvrir par l'addition de la date la plus sacrée ternie par l'addition de la date la plus noire. » D'après le manuel des Castors Juniors, le jour le plus sacré des Templiers était la Saint-Jean, le 24 juin, tandis que le jour le plus noir était celui où ils avaient été bannis hors de France par Philippe le Bel, le 13 octobre. Ils calculèrent donc la somme de 24 et 6 auquel ils eurent soustrait la somme de 13 et 10, et obtinrent comme résultat sept. Ils allèrent donc au septième cachot, et découvrirent un chevalet de torture. Cependant, Picsou dit que son clan n'avait jamais torturé personne... L'indice suivant disait : « Les destins de tous les hommes sont liés. Sachez-le et réjouissez vous ! » Picsou fit remarquer que le destin des hommes dans cette pièce n'a pu être réjouissant, et que quelque chose d'autre devait les lier. Un des neveux pensa alors aux chaînes présentes dans la pièce, et se rendit compte qu'une des chaînes n'était pas fixée au mur, et passait par un trou ! Il la relia à la chaîne du chevalet, et en tournant la manivelle, une dalle du sol fut tirée pour révéler un passage secret en dessous.

Une lettre de la maison 9

Les canards venant d'entrer dans l'immense couloir avec les étranges symboles au sol.

Ils s'engouffrèrent dans le passage pour y découvrir un immense couloir avoir d'étranges symboles en forme de croix sur le sol. Le bout du couloir était muré, mais le mur semblait être une sorte de portail. L'indice suivant indiquait : « Entrez à votre guise dans le temple, mais conformez-vous à l'antique manière traditionnelle. » Picsou pensa alors au premier temple de Salomon, construit deux mille ans avant les Templiers et il eut raison : les grands prêtres qui entraient dans le temple s'arrêtaient pour prier dans l'escalier sur le troisième, huitième et quinzième symbole. Picsou marcha donc sur les symboles correspondant dans le couloir, et le portail s'ouvrit. Cependant, dans la précipitation, il marcha sur le dernier symbole avant le portail, et une sorte de hache faillit découper le canard ! Donald lui conseilla d'être désormais plus prudent, alors qu'ils entraient dans une nouvelle pièce. Pendant ce temps, dans la septième cellule, Molay vit le passage ouvert par Picsou, et décida d'aller le suivre. Cependant, Barbedrue refusa, déclarant que son comparse était devenu malhonnête, et qu'il s'était éloigné des buts originels des Templiers. Matilda le soutenait, voyant l'avidité de Molay. Mais ce dernier donna un fort coup de pied à Barbedrue, qui fut assommé sur le coup, et l'attacha à une chaîne. L'homme révéla alors être membre du prieuré de Sion, une organisation secrète au sein même des Templiers, qui se servait de la puissance de l'ordre pour leur propre profit. Il ouvrit le sac qui contenait la couronne des Croisés volée, qu'il plaça sur sa tête. Puis, il prit Matilda et l'emmena avec lui.

Une lettre de la maison 10

Picsou et ses neveux découvrant l'immense caverne avec la structure aux huit piliers, et les statues des fondateurs de l'Ordre du Temple.

Entre-temps, les canards exploraient le passage qui suivait l'énorme portail, puis découvrirent au bout de celui-ci une immense caverne. Au milieu de celle-ci s'élevait une structure à base de huit piliers, comme le temple de Salomon : sur les piliers étaient placées les statues des membres fondateurs de l'ordre du Temple. Une seule statue était sans pilier, il s'agissait du fondateur, Hugues de Payens. Il pointait son épée vers le plafond, où se trouvait une sorte de grenouille qui effrayait Donald : il s'agissait en fait du Shamir, un ver magique qui aurait taillé les pierres du temple de Salomon. La pièce était vide à part ça, et il n'y avait aucune autre sortie que là où ils étaient rentrés. Il restait cependant un indice : « La chambre forte s'ouvrira quand les gardiens l'ordonneront. Le dernier sera le premier, le premier sera le dernier et la tête portant la couronne révélera leur rang. » Picsou se rendit compte que le bras à l'épée des statues pivotait, et donc qu'il suffisait de connaître le rang des Templiers, puis de bouger les bras des statues en suivant l'ordre inverse. Cependant, les enfants ne trouvèrent pas cette information dans le manuel des Castors Juniors, ce qui les rendit mal à l'aise... Picsou voulut essayer chaque combinaison, mais il y en avait beaucoup trop : 362 880 ! Ils ne savaient que faire, quand quelqu'un arriva...

Une lettre de la maison 11

Molay tenant Matilda, et menaçant les canards...

Molay, tenant violemment le bras de Matilda, pénétra dans la caverne. Il proposa son aide à Picsou, grâce à la couronne des Croisés, qu'il portait sur la tête. Picsou fut étonné de voit que son clan avait oublié l'importance de la couronne pour trouver le trésor, et Molay lui apprit que sir Simon était malin, car il voulait tout faire pour éviter que le trésor tombe aux mains du prieuré de Sion, soit l'organisation dont le malfrat faisait partie. Sir Simon a donc caché le trésor dans son château, puis a tenté d'envoyer la clé pour le trouver au Cathay avec Christophe Colomb. Cependant, celle-ci fut perdue en Haïti... jusqu'à ce jour ! Molay avait noté neuf paires de lettres, formant des initiales, qui étaient indiquées sur la couronne, et qui révélait le rang des neuf chevaliers. Il voulut lire les initiales à Picsou, mais il se rendit compte qu'elle ne correspondait pas aux initiales des chevaliers. Mais l'indice indiquait que c'était « la tête portant la couronne » qui révélera leur rang : ils virent ainsi que la couronne avait laissé des marques sur la tête chauve de Molay. En effet, les lettres avaient été copiées à l'envers sur la couronne, pour qu'elles soient inscrites sur la tête la portant. Riri, Fifi et Loulou copièrent les symboles transcrits sur la tête de Molay, puis virent que les initiales correspondaient au statut. Mais Molay sortit son pistolet, et ordonna aux canards d'appliquer immédiatement ce qu'impliquait l'indice d'origine. Ils levèrent donc les bras des statues, dans l'ordre inverse indiqué par les initiales. Cela fini, ils se rendirent compte que le dernier dont le bras devait être bougé, Hugues de Payens, avait déjà le bras levé. Molay voulut le baisser, quand quelqu'un d'autre arriva dans la caverne...

Une lettre de la maison 12

Picsou protégeant sa sœur Matilda, et le pistolet en or de Molay explosant entre ses mains.

Il s'agissait de Maurice Barbedrue, qui avait réussi à se libérer de ses chaînes grâce à la pierre philosophale (il les avait changées en or, beaucoup plus malléable que le fer). Donald l'accusa d'être le complice de Molay, mais Matilda le contredit, en disant que Molay l'avait enchaîné quand il s'était retourné contre lui. Barbedrue dit à Picsou qu'il ne faut surtout pas que Molay ne récupère le trésor, mais ce dernier menace alors Matilda avec son pistolet, en demandant au milliardaire de ne pas s'avancer vers lui. De son côté, Donald demande à Barbedrue s'il a déjà joué au base-ball : ce dernier répondant négativement, le canard lui prit la pierre philosophale. Molay, lui, abaissa le bras de la statue d'Hugues de Payens, quand quelque chose tomba de celui-ci. Profitant de cette diversion, Donald lança la pierre philosophale sur Molay, qui lâcha le pistolet, dont le métal avait été transformé en or. Le canard tenta de récupérer le pistolet, mais l'homme se précipita aussi dessus : ils se battirent, avant que Molay ne vainquit Donald et reprit l'arme. Il hurla que Matilda allait payer pour cela, et lorsqu'il allait lui tirer dessus, Picsou se jeta entre l'arme et sa sœur pour la protéger. Mais l'arme explosa dans la main de Molay, et Matilda fut sauvée. En effet, le pistolet devenu en or massif était trop mou pour pouvoir tirer une balle. Cependant, l'homme avait une autre arme, mais il eut pas le temps de tirer : l'énorme statue de ver au plafond s'effondra sur le sol, tout près de là où était Molay...

Une lettre de la maison 13

Donald apercevant Molay saisissant sa dernière chance pour se débarrasser de Picsou.

Riri, Fifi et Loulou se précipitèrent chercher où était leur oncle Donald, qui était sous les éboulis causé par l'effondrement du ver. Pendant ce temps, Matilda regarda qu'est-ce-qui était tombé du bras de la statue, et qui avait déconcentré Molay : il s'agissait d'un petit coffret. Soudain, Picsou découvrit sous les éboulis une deuxième caverne, sous la première : et dans cette immense caverne s'étendait l'immense trésor des Templiers ! Le trésor contenait des statues et des trésors royaux, données en tributs aux Templiers par les nations médiévales ; des reliques de la Terre Sainte ; les trésors déterrés sous le temple de Salomon ; le trône d'ivoire de Salomon ; les plus beaux joyaux de ses mines et des milliers de sacs de pièces d'or médiévales, les fonds des banques des Templiers ! Cependant, Molay se relevait : il reprit son arme et la pointa sur Picsou. Mais Donald l'aperçut et écrasa une coupe d'or sur sa tête, l'assommant sur le coup. Le canard demanda à ses neveux de lui apporter des menottes - pas en or, cette fois-ci - pour l'amener à la gendarmerie du village.

Une lettre de la maison 14

Barbedrue laissant Picsou jouer avec les pièces du trésor.

Barbedrue demanda alors à Picsou ce qu'il ferait de l'argent : il lui déclara que l'argent servait à l'époque à protéger les voyageurs et les gens pacifiques, et que le monde en a plus que besoin aujourd'hui. Il demanda à Barbedrue de gérer cette fortune, afin de la répartir entre différents organismes méritants. Le milliardaire demanda néanmoins à pouvoir jouer un peu avec les pièces du trésor, permission que Barbedrue lui accorda, car il était trésorier du Temple par naissance. Soudain, Matilda arriva et demanda à son frère s'il allait tout gardé : il nia, sous le prétexte qu'il exploserait la tranche d'imposition maximum. Sa sœur pensait avoir retrouvé son ancien frère, celui de son enfance, et lui demanda si quand il s'était interposé entre l'arme de Molay et elle, il ne voulait pas la protéger mais il avait simplement glissé. Picsou, énervé, acquiesça quand sa sœur lui donna un énorme coup de pied. Elle lui parla alors du Balthazar qu'elle avait connue, celui qui était fier d'avoir gagné sa première pièce ; celui qui leur écrivait des lettres, à elle et sa famille, quand il était parti ; celui qui était heureux quand l'oncle John lui donna un simple dollar, en sachant l'aventure qui avait précédé ; celui qui était exalté quand un simple éleveur américain lui donnait des conseils ; ou encore celui qui avait refusé de prendre une opale appartenant aux aborigènes d'Australie, alors qu'il aurait pu s'enrichir rapidement... Picsou lui répondit que sa famille n'était pas intéressé par lui, qu'il n'avait jamais reçu une lettre de la maison. Matilda lui rappela alors le Picsou qui avait brûlé un village en Afrique pour s'enrichir, ou celui qui a laissé ses sœurs partir quand il venait de rentrer à Donaldville, plus intéressé par sa richesse que par sa famille.

Une lettre de la maison 15

Matilda voulant se réconcilier avec son frère, effondré.

Soudain, Picsou se mit à pleurer, en déclarant qu'il avait honte. Il avait perdu ses objectifs, ses parents étaient partis, puis après ses sœurs... Il avait perdu le plaisir, l'argent n'était devenu plus qu'une simple source de profit, jusqu'à ce que Donald et ses neveux arrivent. Lors de Noël, il se sentait trop seul et avait donc appelé son neveu Donald, le fils d'Hortense, qui avait entre-temps recueilli ses trois neveux chez lui. Il avait fondé une faille, il était donc bien plus riche que lui, selon le milliardaire. Grâce à eux, il a retrouvé le goût à la vie et à l'aventure. Matilda lui demanda alors pourquoi les gens pensent que Picsou n'est intéressé que par l'appât du gain, mais ce dernier lui répondit que son argent représentait plus des souvenirs pour lui. Le canard demanda à sa sœur de lui pardonner, mais il regretta de ne pas pouvoir demander pardon à son père, mort depuis des années. Mais Matilda lui répondit qu'elle les avait mal jugés, lui et son père, et qu'elle savait désormais pourquoi Fergus n'avait jamais parlé du trésor à son fils. Elle ouvrit alors le petit coffret, en sortit une lettre et la tendit à Picsou. Fergus y parlait de ses recherches sur le trésor des Templiers, de ses nombreuses découvertes et du mystérieux indice qui lui manquait, avec le rang des neufs premiers Templiers qu'il ne connaissait pas. Il dit alors à son fils qu'il ne lui avait jamais parlé du trésor car il savait qu'il ne recherchait pas le profit, mais plutôt l'aventure qui permettait de l'atteindre. Il estimait que grâce à son intelligence et à sa persévérance, il trouverait un jour sûrement le trésor, et cette lettre. Après avoir lu la lettre, Picsou sourit pour la première fois depuis longtemps à sa sœur, très émue.

Pendant ce temps, Maurice Barbedrue demanda à Donald s'il pouvait emmener Molay à la gendarmerie, le canard lui accorda cet honneur. Riri, Fifi et Loulou informèrent leur oncle que la coupe d'or qu'il avait fracassée sur la tête de Molay était en réalité le Saint-Graal, et que la légende dit que celui qui le casse sera changé en statue de sel. Donald, très inquiet, tenta de le recoller, en voulant notamment utiliser du chatterton. Matilda s'excusa auprès de son frère de ne l'avoir jamais compris, mais Balthazar reconnut aussi qu'il avait fait des erreurs. Elle demanda à son frère s'il ne regrettait pas de n'avoir jamais su pour le trésor, alors qu'il aurait pu être riche toute sa vie. Mais Picsou lui répondit qu'il ne passerait jamais à côté de la vie qu'il avait eue, et qu'il continuerai à vivre comme bon lui semble, tant qu'il pourrait faire ce qu'il veut de temps à autre et tant qu'il recevrait de temps en temps une lettre de la maison !

Une lettre de la maison 16

Picsou, désormais réconcilié avec sa sœur Matilda, relisant la lettre de leur père.

En coulissesModifier

TemplarTreasure

Picsou et ses neveux découvrant le légendaire trésor des Templiers.

Balthazar Picsou avait parcouru le monde à la recherche de nombreux trésors, tels que la couronne de Gengis Khan, la pierre philosophale, le trésor des Incas, celui d'Eldorado ou encore les savoirs illimités de la bibliothèque d'Alexandrie. Don Rosa avait emmené le milliardaire à la découverte de ses nombreux trésors, tout comme Carl Barks. Pour emmener les canards dans une nouvelle quête au trésor, il fallait que Rosa trouve un trésor encore plus fabuleux que les précédents, et il eut l'idée de les emmener à la recherche du légendaire trésor des Templiers.

Le trésor des Templiers était constitué de toutes les richesses accumulées par les Templiers en pillant et conquérant de nombreux territoires à travers le Nouveau Monde, mais également grâce aux lourds tributs payés par les royaumes médiévaux en échange de leur protection, ou encore des nombreuses propriétés achetées en Europe, ou du fait qu'ils étaient les premiers banquiers du monde. Ainsi, les Templiers étaient bien plus riches que de nombreuses nations européennes à la même époque. De plus, ils auraient découvert et pillé les antiques chambres à trésor souterraines sous le temple du roi Salomon, à Jérusalem. C'est ainsi qu'ils auraient pris possession d'objets mythiques tels que l'Arche d'alliance, le Saint-Graal, ou encore la fameuse pierre philosophale.

Lettre Rota

Couverture de Marco Rota illustrant l'histoire.

De nombreux fans avaient réclamé à Don Rosa d'envoyer les canards à la recherche du Saint-Graal, mais Rosa estimait que cette bande dessinée était difficile à faire : en effet, comment envoyer Picsou à la recherche du Saint-Graal sans expliquer ce qu'est le Saint-Graal en détail ? Pour une bande dessinée qui n'a pas vocation à être religieuse, cela était impossible. Le Saint-Graal était en effet la coupe dans laquelle aurait été versé le sang de Jésus-Christ. Et il en était de même pour l'Arche d'alliance, mais Rosa eut l'idée de satisfaire tout de même ses lecteurs, en incluant ces deux trésors dans un autre trésor bien plus important : le trésor des Templiers.

La première partie de cette quête du trésor des Templiers fut racontée dans La Couronne des Croisés, publiée pour la première fois le 22 octobre 2001 dans Kalle Anka & C:o n°2001-43, en Suède. Cette fameuse couronne était un autre objet important sensé se trouver dans le trésor des Templiers, et Rosa décida de lancer tout d'abord Picsou et ses neveux à la recherche de cette couronne avant de les orienter vers le trésor complet. Don Rosa se documenta beaucoup sur l'histoire des Templiers, ce qui n'était pas une tâche difficile, étant donné l'abondance des informations sur ce puissant ordre médiéval. Toutes les informations historiques contenues dans Une lettre de la maison sont vraies, comme le fait que le trésor des Templiers soit caché quelque part en Écosse (un avis qui est partagé par de nombreux historiens) ; ou le code des Templiers, utilisé par Picsou pour déchiffrer un mystérieux message sensé le mener au trésor, qui était le véritable code utilisé par les premiers banquiers de l'histoire. La seule chose inventée par Don Rosa était l'implication du clan McPicsou et de leur château dans ce qu'est advenu le trésor. Également, récemment, il fut révélé que le prieuré de Sion n'avait en fait jamais existé, et qu'il s'était avéré qu'il s'agissait d'une véritable invention de plusieurs historiens...

Château du clan McPicsou

Le jeune Balthazar Picsou devant le château familial, dessiné par Don Rosa.

Don Rosa s'est servi de cette histoire pour faire retourner les canards au château du clan McPicsou, créé par Carl Barks dans Le Secret du vieux château, publié pour la première fois en juin 1948 dans Four Color Comics n°189, aux États-Unis. Cependant, la quête au trésor n'était qu'un prétexte pour Don Rosa afin de ramener Picsou dans son château familial, en effet, il voulait tout d'abord régler la situation désastreuse de la relation entre Picsou et ses deux sœurs. En effet, Hortense et Matilda Picsou avaient quitté Donaldville en 1930, désespérées par l'avarice et l'égoïsme de leur frère. Cet événement a été mis en scène dans le onzième épisode de La Jeunesse de Picsou, Le Canard le plus riche du monde, publié pour la première fois 11 avril 1994, simultanément dans Kalle Anka & C:o n°1994-15, en Suède, et dans Andrés Önd n°1994-15, en Islande. Cependant, il ne souhaitait pas utiliser Hortense dans l'histoire, car cette dernière aurait du expliquer à son fils Donald Duck le fait qu'elle ait abandonné sa famille en Amérique (il est dit dans de nombreuses histoires que Donald a été éduqué par Elvire Écoutum). Cette retrouvaille n'aurait dans tous les cas pu être heureuse, Don Rosa préféra donc exclure Hortense de cette histoire pour ne mettre en scène que Matilda. Plus tard, il affirmera dans des interviews que selon lui, Hortense serait décédée en 1948.

L'histoire est donc la combinaison de deux trames assez différentes : la quête du trésor des Templiers, et la résolution des problèmes familiaux de Picsou. Don Rosa réutilise dans son histoire les deux membres du Conseil Monétaire International (C.M.I.), M. Molay et Maurice Barbedrue. Il avait déjà utilisé ces personnages dans La Couronne des Croisés, mais Barbedrue et le C.M.I. avaient été inventés par Barks dans La pierre philosophale, publiée pour la première fois en juin 1955 dans Uncle Scrooge n°10, aux États-Unis.

Picsoutombe

Picsou se recueillant sur la tombe de ses parents.

Une lettre de la maison constitue une exception dans l'œuvre de Don Rosa, et même dans la totalité des histoires mettant en scène l'univers de Donald Duck, voire dans la totalité des bandes dessinées Disney, de par le véritable ton triste adopté dans l'histoire. Le déchirement familial au sein des McPicsou est mis en scène de façon relativement violente pour Picsou, qui ne s'est jamais réellement remis de sa dispute avec ses sœurs. On peut également voir le milliardaire se recueillir devant la tombe de ses parents, Fergus McPicsou et Edith O'Drake, devant les regards compatissants de ses neveux : Picsou ne sait s'il agit correctement, si son père le soutenait, contrairement à ce que prétendait Matilda. On note aussi M. Molay qui menace de tuer Matilda Picsou avec son pistolet, et Picsou qui s'élance en avant pour protéger sa sœur : la scène est d'une rare violence pour une bande dessinée Disney. Enfin, la touche d'humour de l'histoire est tout de même présente, grâce à Donald Duck (la scène où il se fait frapper par sa tante, où celle avec la tasse de café) : le canard rend ainsi l'histoire plus accessible, notamment pour les plus jeunes lecteurs.

Don Rosa s'estime d'ailleurs peu satisfait de cette histoire : en novembre 2004, le site internet allemand DuckMania a publié des réponses de Don Rosa à des questions de fans, et l'auteur y déclare : « I sure wish I coulda done it with a bit more humor and action (j'aurais vraiment aimé pouvoir l'avoir fait avec un peu plus d'humour et d'action) ». Cependant, l'histoire fait partie de ses meilleurs histoires selon les fans, ce que prouve le classement des bandes dessinées Disney établi par l'I.N.D.U.C.K.S., d'après les notes données par les fans : les premières places de ce classement sont trustées par les histoires de Barks, Une lettre de la maison est classée à la quarante-cinquième place (au 19 juillet 2019). Cependant, il s'agit tout de même de la deuxième histoire de Don Rosa dans le classement, après Si Donald n'existait pas....

AnecdotesModifier

  • À noter la mention de Simon McPicsou, membre du clan jusqu'à présent jamais mentionné, même dans l'arbre généalogique établi par Don Rosa lui-même.
  • À la fin de l'histoire, un des neveux semble inquiet de savoir si, parce qu'il a cassé le Saint Graal, Donald va se changer en statue de sel. Cela semble indiquer que les Duck sont de religion chrétienne.
  • Suite à cette histoire, la pierre philosophale peut être vue aux côtés d'autres trésors de Picsou dans Le Retour du Chevalier noir, de même que dans certaines illustrations de Don Rosa. Il est donc fort probable que suite aux événements de Une lettre de la maison, Picsou put récupérer la fameuse pierre. Cependant nous ignorons si la pierre lui appartient réellement ou si ce n'est que temporaire, au même titre que le trésor des Templiers.
  • Au début de l'histoire, Matilda semble passablement agacée que son neveu Donald ne l'ait pas prévenue de sa visite impromptue avec Picsou. Ce qui confirme le fait que Donald a toujours gardé contact avec sa famille, et ce même lorsque celle-ci avait quitté Donaldville en 1930.

Publications françaisesModifier

Cette histoire a été publiée six fois en France, dans :

Précédée par Une lettre de la maison Suivie par
Poubelle et Trésor

Déchet ou trésor (couverture)
Histoire longue de Don Rosa

1re parution : février 2004
Le Retour du Chevalier noir

Uncle Scrooge nº354
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